Gombert-story

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Situation de Château-Gombert dans Marseille

ORIGINES DU TERROIR

Jusqu'au XVIIIème siècle, le territoire de Château-Gombert comprenait les Paroyes des Gauds, les Paroyes-de Jarret, la Croix-Rouge, la Bégude jusqu'a N.-D. de Consolation, les Aurengues, les Martégaux, les Durbecs, les Olives, le Château de Bras, une partie de la Rose. Tous ces quartiers ont été peu à peu détachés, en fonction des nécessités d'urbanisme.

On imaginera sans peine la superficie, sachant que la distance des Olives au Nord de la Chaîne de l'Étoile est de 8.300 m

Source : Archive.org - Dictionnaire des Villes, villages et hameaux de B du Rh. - T2 - A Saurel - 1878

A NOTER : Les étymologies proposées ne semblent pas toutes de " bonnes fortunes ". Dans les cas qui paraissent avoir une origine incertaine, il convient de vérifier avec d'autres Dictionnaires.

Voir la rubrique "Bibliographie / Documents d'étude"

TERROIR D'ORIGINE SUR LE TERROIR MARSEILLAIS. Orange : Ch. Gombert - Bleu : La Rose - Vert : Les Olives - Mauve : Palama - Jaune : ND de Consolation

LES PAROYES

" Les Paroyes sont plutôt des quartiers ruraux que des hameaux. L'auteur des Anciens Chemins de Marseille a écrit ceci : « Le mot Paroyes indique une station romaine. C'est une altération de Paroque, dérivé de Parochus , officiers chargés de faire donner aux magistrats qui voyageaient ce qui leur était nécessaire pendant le séjour qu'ils faisaient dans les lieux où ils devaient s'arrêter. « A trois mille mètres plus haut on trouve dans les montagnes une autre station appelée aussi les Paroyes (*) ; enfin,un ancien chemin descendant de ce point au village de Château Gombert porte le même nom de Parochus, dérivé du grec, réunion d'habitations, dont nous avons tiré le nom de Paroisse. » A cette explication du mot de Paroyes nous répondons par nos documents, après avoir fait remarquer toutefois qu'il y a deux Paroyes, l'un près des Médecins (*), l'autre non loin de la Croix-Rouge (**), et connus le premier sous le nom de Paroyes des Gauds, le second, sous celui de Paroyes de Jarret. Hameau des Bastides des Parroyes, 18 août 1766 (Arch. de la Major).

(*) Les Parroyes de la Grave, 8 août 1774. Bastide d'Amphossy dit Parroye, 11 novembre 1549 (Arch. de l'Évêché). Mathieu et Antoine Amphoux, dit Parroye, parties dans la transaction du 6 juin 1595 qui unit le territoire de Château-Gombert à celui de Marseille (Arch. de la Major). Les Paroyes ont donc pris leur nom des colons qui les cultivaient au XVIème siècle, sinon auparavant. "

(*) & (**) en suivant

(*) PAROYES & DURBECS : Lieux-dits de Château Gombert (Flêche en Vert)

(**) PAROYES hameau de la Croix Rouge & DURBECS hameau des MARTÉGAUX

LA CROIX ROUGE

" Dans l'ancien régime, sur les bords du Jarret, il y avait le bureau de déclaration des objets imposés à leur introduction dans le terroir de la ville de Marseille.

Le village se compose d'une vingtaine de maisons situées des deux côtés de la grande route n°8 bis, principalement sur la lisière Sud, sur les bords du Jarret, et à l'embranchement du chemin vicinal, n° 21, qui con duit à Allauch. Sa population officielle était en 1866 : 86 habitants ; en 1872: 127 habitants ; en 1876 : 170 habitants. L'église, dédiée à saint Patrice, est une chapelle à plafond. Tout autour de l'unique nef règne une épaisse corniche en plâtre soutenue par des piliers imitant des colonnes. Une abside en cul de four la termine. Sur la façade qui fait face à l'Est, au dessus de la porte, on a ménagé une niche renfermant la statue du Patron de l'église, par M. Barthélemy. Les quelques tableaux qui ornent l'édifice proviennent, ainsi que la cloche, de l'ancienne chapelle de la Bégude. Par suite d'une délibération du Conseil Municipal, en date du 27 novembre 1868, la Ville a acheté pour la somme de 25,000 fr. l'église de Saint-Patrice dont la construction était due à l'initiative privée des habitants. "

LA BÉGUDE

" C'est une agglomération de maisons de campagne, ou hameau situé sur la route de la Bourdonnière, 8bis, à 400 mètres environ en deça du village de la Croix-Rouge, nommé aujourd'hui Saint-Patrice.

La Bégude, comme son nom l'indique assez, a dû être de tout temps un lieu de station où l'on faisait boire les chevaux, c'était un abreuvoir. Mais ceux qui conduisaient les chevaux ne pouvaient faire moins que de boire a leur tour, et bégude n'a pas tardé à signifier auberge, comme il voulait déjà dire abreuvoir. Plus tard, la bégude, dit Mortreuil, fut un droit que l'on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom.

C'est ainsi que longtemps ont été appelés non-seulement le bureau qui nous occupe, mais encore celui que l'on voyait à Septèmes et celui qui était établi sur le chemin d'Aubagne, près de Saint-Marcel et non loin de l'Huveaune.

Aujourd'hui on ne trouve plus à la Bégude l'abreuvoir qui a fait toute sa réputation ; le propriétaire de la fontaine a jugé à propos de renverser le bassin et la borne et d'enclaver le tout dans son bien. Le fait passe presque inaperçu, d'abord parce que le mouvement de roulage est moins accentué qu'autrefois, ensuite parce que, au lieu de s'arrêter à la Bégude, les charretiers font halte à la Croix-Rouge. La Bégude est signalée par une chapelle posée en vedette au-dessus de la route et des maisons qui constituent l'agglomération. Il est question de la Bégude dans les actes et les chartes de la Major et de Saint-Sauveur. C'était d'abord une propriété des moines de Saint-Victor, et dès l'année 1246 (27 janvier) elle était appelée Fons monachorum, la fontaine des moines. Quand la terre eut passé entre les mains des religieuses de Saint-Sauveur, il ne fut plus des religieuses de Saint-Sauveur, il ne fut plus question des moines, mais bien des nonnes. Le 9 mars 1350, on parle de fons monialium, le 7 décembre 1444, de la Font de las monegas, le 11 décembre 1549, de la Font de les Monges, le 15 décembre 1595, de la Font de las Mourgues.

Le nom de Bégude ne fait son apparition officielle que dans le courant du XVIII° siècle, probablement lorsqu'on établit un bureau de perception sur les liquides. Ce mot répété de fons, fontaine, dit assez que ce qui donnait de l'importance à ce point, c'était la source qui, à l'époque des grandes chaleurs surtout, et vu sa position, devait rendre de grands services. Quant à la chapelle il serait difficile de préciser l'époque de sa fondation. En 1595, elle était prospère. En 1713, époque à la quelle fut rédigé le Calendrier Spirituel que nous citons parfois, la chapelle, appartenant au terroir de Château-Gombert, était connue sous le vocable de Notre-Dame de Mont-Car : On y disait la messe tous les jours de fête. - Il y avait alors une grande toile de Serre, représentant l'Agonie de Ste Madeleine ; ce tableau orne maintenant la chapelle de Saint Eloi, dans l'église de Château-Gombert.

En 1853, la chapelle fut entièrement restaurée par M. Falguière, à qui elle appartenait et qui l'avait achetée à la famille Michel de Léon, laquelle l'avait acquise elle même de la famille Doria "

LA BÉGUDE DE LA CROIX ROUGE

NOTRE DAME DE CONSOLATION

" Petit hameau situé sur un chemin rural qui délimite les paroisses de Château-Gombert et de Saint-Jérôme et dont l'entière possession pourrait être : plutôt par la première que par la seconde. Il y avait autrefois une chapelle qui a donné son nom à ce hameau.

Elle fut bâtie, en 1512, par le frère Jean Lieutaud, de l'ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, dans une propriété appartenant à Jean de Carde bas de Pertuis, dans le quartier du Péras, sous le vocable de Virginis de Consolatione.

Catherine de Cardebas, fille de Jean Cardebas et Catherine Salvande, religieuse de Sainte-Claire, établirent leur demeure dans cette chapelle et s'y livrèrent à tous les exercices de la piété la plus fervente. Notre-Dame-de-Consolation, ajoutait Ruffi, était un membre dépendant de Saint-Jean de Latran de Rome et avait les mêmes indulgences et privilèges que cette église. Elle était desservie par les PP. Observantins. On l'appelait aussi Chapelle de Notre-Dame de Péras, Chapelle de Notre-Dame du Mont-Carmel ou des Carmes. Bien avant la Révolution il n'y avait plus de prêtre attaché à cette chapelle, et elle tomba rapidement en ruine. Ses restes ont été transformés depuis longtemps. "

JAUNE : Ch-Gombert - ORANGE : ND de Consolation - MAUVE : Dépôt Bus RTM - VERT : Dépôt Métro RTM

LES AURENGUES

" Ce hameau, composé de sept ou huit maisons, ou, si l'on préfère, de maisons de campagne mal entretenues, est situé sur la crête d'une colline formant le premier contrefort des montagnes d'Allauch. On y arrive par un chemin aussi mal entretenu que les maisons, commençant aux Olives et se perdant du côté, de la Croix Rouge, dans des propriétés particulières dont la plus importante appartient à M. Barlatier de Marseille. Il est fâcheux que ces chemins se suppriment peu à peu, étant rétrécis ou usurpés par des riverains qui, ayant des voies d'accès plus faciles ou privées, veulent ainsi se débarrasser des passants. Ce qui reste du chemin est marqué par des oratoires plus ou moins bien conservés. Celui qui est en meilleur état porte dans niche une statue d'évêque et au dessous une plaque de marbre avec ces mots : " DIVO AUGUSTINO ECCLESIAE D0CTORI 1854 ". La crête de la colline est signalée, du côté de la Croix-Rouge, : une tour moderne en pierres et briques élevée par M.Turin. Des Aurengues, on jouit d'une très-belle vue sur les collines des Olives, à l'Ouest, et surtout sur les montagnes d'Allauch, à l'Est.

Les Aurengues font partie de la paroisse des Olives qui se trouvent au Sud.

Quant au nom, les recherches de Montreuil jettent un jour complet sur ses origines. En voici, d'après cet auteur, les diverses formes: Terra Petri Aurengue, 30 avril 1504; les Aurengues, 2 mars 1679; Arengue ou la Fournague, 2juillet 1766 ; les Aurengues ou les Olives, 17 juillet 1766 ; les Orengues, 1790 ; Cau Doringue, 1750 (plan de Chevallier). Cette manière d'écrire Cau Doringue démontre clairement que Chevallier ne connaissait pas le premier mot de provençal. Il aurait dû écrire : Co d'Aurengue ou encore mieux Enco d'Aurengue, c'est-à-dire Chez Aurengue. C'est pour ne pas savoir l'idiome local ou pour ne pas vouloir demander d'explications que les faiseurs de cartes dénaturent les noms. - C'est ainsi par exemple, que de Co d'Olive (chez Olive), on a fait d'abord Codolive, puis Cadolive. "

NB. Les commentaires n'engagent que leur auteur....

LES MARTÉGAUX

" Ce hameau est situé à 100 mètres du chemin de grande communication n° 1, dit de Ceinture, à 1700 mètres de la Rose. Il est formé d'une quarantaine de maisons, les unes vieilles, les autres fort proprettes, bordant de chaque côté le chemin vicinal n° 34, classé depuis l'année 1863 et dont la longueur est de 450 mètres.

Rien n'est pittoresque comme cette agglomération d'habitations superposées sur la pente abrupte d'une colline verdoyante. Vu surtout du fond du vallon, à travers les cimes des grands arbres qu'arrose le ruisseau de Fondacle, son aspect est fait pour récréer l'œil d'un peintre de paysages.

Le hameau est exclusivement habité par des cultivateurs et des jardiniers qui entre tiennent les propriétés environnantes. C'est une agglomération rurale dans la force du terme, sans monuments et sans fonctionnaires. Tout ce que l'on y voit en fait d'édifices, consiste en une petite chapelle à plafond, avec porte cintrée et niche au-dessus, où tous les dimanches et jours de fête, un vicaire de Saint-Julien vient dire la messe. Nous ne savons à quelle époque cette petite chapelle a été bâtie. Le Calendrier spirituel de 1713 en fait seulement mention, en disant qu'elle était sous le titre de Saint Pierre et dépendait de la paroisse de Saint Julien. Il en est de même aujourd'hui.

Grâce aux recherches de Mortreuil, nous connaissons l'origine des Martégaux et l'étymologie du nom qu'ils portent. Un acte du 25 janvier 1532 (Reg. aux Archives des Trinitaires) nomme un Persivalis Audebertus alias lou Martegal : (Perseval Audibert autrement dit le Martégau). Dans une pièce datée du 9 janvier 1546 (Archives de la Major) on voit figurer le sieur Jaumes Audibert dit le Martégal.

Ces deux mentions sont suffisantes pour prouver que c'est un nommé Audibert, natif selon toute apparence de Martigues, qui vint s'établir sur ce coteau, y construisit son habitation et fit souche, si bien qu'il colonisa le quartier, comme le firent un peu plus loin, les Olives, les Caillols, les Comtes, etc. Audibert le Martégal avait admirablement choisi la position.

A quelques mètres au dessus du ravin de Fondacle, il pouvait jouir librement d'une source abondante qui s'échappe du flanc de la montagne à laquelle sa bastide était appuyée, source qui continue à couler de nos jours, alimente des lavoirs et arrose des jardins. Au milieu du XVI siècle, on citait la Bastide des Martégaux (21 juillet 1551) et plus de deux siècles plus tard on la désignait encore sous des termes qui ne peuvent être mal interprêtés : Propriété de Jean-François Audibert à la Grand Bastide des Audibert ou les Martégaux (22 juillet 1766, Archives de la Major). Il me serait pas impossible que la bastide primitive fut la maison réputée la plus ancienne du hameau, où, sous deux ou trois badigeons, nous avons pu lire l'inscription suivante : Réparée le 28 février 1648. "

POSITIONS DES DIVERS HAMEAUX

LES DURBECS

" Ce petit hameau est situé près des Martégaux, à gauche du ruisseau de Fondacle. L'acte le plus vieux que nous connaissions est du 6 mai 1528. Il est question de la Terra Francisci Durberqui. En l'année 1695, cette terre était connue sous le nom de Petits Durbecs et sous celui de Bastide des Durbec. Un peu au Sud des Durbecs il y avait jadis une tour située sur une colline qui a conservé le nom de Roquefranque et qui dans un acte du 8 octobre 1287, est nommée Rocha Francha. La communauté de Marseille, dit Mortreuil, entretenait au XVI° siècle, une vigie sur cette hauteur Cette vigie était destinée évidemment à surveiller la vallée au fond de laquelle se trouve aujourd'hui le chemin de grande communication n° 11, depuis la Rose jusqu'à la Valentine. C'était donc une station de ce vaste système de vigies dont les Marseillais avaient muni leur territoire et ses abords. "

LES DURBECS DU TERROIR

LES DURBECS. Lieux-dits de Château Gombert (En vert)

LES OLIVES

" Ce village est situé sur une petite colline rocheuse, à droite du chemin de grande communication n° 11 de Saint-Louis à la Penne. Une montagne richement boisée la défend des vents du Sud. Mais les vents du N-O, débouchant par le vallon que suit la route, ont en revanche un libre accès. Les approches du village sont bien cultivées, quoiqu'ils se composent d'une succession de coteaux qui finissent par rejoindre au N. la chaîne de l'Etoile, au-delà de Château-Gombert et à l'Est la chaîne de Garlaban, derrière Allauch. Les limites véritables du territoire sont la Croix-Rouge, au Nord d’Allauch, à l'Est, la Valentine et Saint-Julien, au Sud; les Martégaux, à l'Ouest

La population des Olives, d'après le recensement de 1876 est de 369 habitants, en comprenant celle des Aurengues. Le Canal de Marseille arrose une partie du territoire à l'Est, avant de passer dans le souterrain de la Marionne.

Le village par lui-même est peu intéressant ; les maisons sont généralement très modestes et les rues qu'elles bordent, à l'état rudimentaire. L'église est fort bien entretenue. Bâtie en 1660, elle a été agrandie, en 1759, aux frais des habitants. Quant au clocher en pierres de taille, auquel on ne peut reprocher qu'un peu d'écrasement, il fut ter miné en 1847. Cette église à laquelle sont attenants un presbytère et un cimetière abandonnés, est ornée de peintures de bon goût, dont le curé Lieutaud surveilla l'exécution vers 1865. Elle est placée sous le vocable de Notre-Dame des-Grâces et de Saint-Paul. Il y a en outre une chapelle de congrégation pour les filles, qui fut bâtie par M. Charles de Malignon, propriétaire de Bras, en 1706. Les ruines de l'église primitive du village, dédiée à Sainte-Catherine, se trouvent sur la place des Aires, près de l'église paroissiale. Il y a une école communale de garçons placée sur le chemin des Commandeurs, et une école libre de filles sous la direction des sœurs de Saint-Joseph-des-Vans. Quant à l'histoire du village, elle se trouve résumée dans le livre de raison de la paroisse, dont voici des extraits : « Le 10 février 1466, paullet Marsan donna à nouveau bail à Simon Olive et Janone Danine, sa femme, une étendue considérable de terrain située entre Château-Gombert et Saint-Julien, sous la censive y mentionnée. Cette contenance forma la directe qui fut ensuite possédée par le sieur Bonnet de Malignon, et enfin acquise par le Chapitre de la Major. . « Ledit Simon Olive et sa femme vinrent se retirer dans cet endroit qui fut nommé depuis les Olives; ils eurent plusieurs enfants dont les familles se divisèrent le terrain en question, et, à mesure que leurs descendants se multiplièrent, ils bâtirent diverses maisons et formèrent le hameau qui existe aujourd'hui, dont presque tous les habitants portent encore le nom d'Olive. « Le nombre des habitants des Olives s'étant considérablement accru et l'éloignement où ils étaient tant de Château-Gombert que de Saint-Julien les exposant à perdre souvent la messe, ils firent bâtir une chapelle de commodité qui fut établie sur la portion de terrain dépendante de la paroisse de Saint Julien et dont les ruines subsistent encore. Ils y entretinrent un prêtre, et ceux qui se trouvaient sur la portion du territoire de Château-Gombert profitèrent comme les autres du service qui s'y faisait. « Le 6 juin 1595, par devant M° Robert Ruffi, notaire, il fut passé, entre le Chapitre de la Major et les possédants-biens de Château-Gombert, une transaction par laquelle le Chapitre abonna la dîme qu'il percevait sur les biens de ce quartier, moyennant une rente annuelle et perpétuelle de cinq cents écus d'or sol, à la charge par lesdits possédants-biens de fournir dorénavant eux-mêmes et à leurs frais aux dépenses et entre tien du service divin dont ledit Chapitre était chargé, en qualité de prieur décimateur. La portion du quartier des Olives enclavée dans le territoire de Château Gombert se trouva soumise comme le reste dudit territoire aux clauses de cette transaction.

Vers l'an 1660, le nombre des habitants des Olives ayant encore augmenté et la chapelle qu'ils avaient se trouvant trop petite pour les contenir, ils firent construire celle qui existe aujourd'hui et la placèrent sur la partie sise dans le territoire de Château Gombert, pour qu'elle fut indépendante du curé de Saint-Julien, même pour le spirituel. Il est constant qu'ils la firent bâtir à leurs frais sur un terrain qui leur appartenait. « En 1707, l'église de Château-Gombert fut érigée en cure, mais Mgr l'évêque, en rendant son ordonnance, eut égard aux représentations des habitants du quartier des Olives et ne le comprit pas dans l'étendue de cette nouvelle paroisse. » L'église porta le titre de Notre-Dame-de Grâce, dès 1655, époque où elle fut terminée. C'est seulement le 1" mars 1803 que l'église des Olives fut érigée canonique paroisse succursale d'Allauch, sous le vocable de la Nativité de la Sainte-Vierge, sans qu'on tint compte, nous ne savons pour quoi, de l'ancien titre. Nous ignorons aussi pourquoi, le 25 mars 1836, Mgr Fortuné de Mazenod lui donna pour patron saint Paul dont on fête la conversion le 25 janvier. Au S. E. des Olives (*) se trouve le château de Bras (**), appelé aussi les Commandeurs, dont les seigneurs sont intervenus plusieurs fois dans les affaires de la paroisse. Nous ne pouvons dire quel en fut le premier propriétaire ; nous savons seulement qu'il a appartenu successivement aux familles de Malignon, de Saint-Jacques, Franceschi et Borrely. En 1655, il y fut établi une chapellenie sous le titre des Saints Noms de Jésus et de Marie et saint Jacques. C'est à moins d'un kilomètre au S. E. des Olives que commence l'important souterrain dit de la Marionne conduisant du N. au S. les eaux de la branche-mère du canal de Marseille. Ce souterrain a 1,135 mètres de longueur; certaines curiosités le rendent remarquable. Pendant qu'on le creusait, les mineurs rencontrèrent une première grotte de 30 mètres de longueur sur autant de largeur, à 4 mètres au dessous du niveau du canal et une seconde grotte d'une surface plus grande encore que la première, présentant toutes deux des concrétions calcaires fort intéressantes. Dans l'une est un précipice terminé par un embuc analogue à ceux de Cuges et de Gémenos dans lequel on peut faire précipiter les eaux du Canal sans qu'il se remplisse jamais. "

(*) & (**) Cf. en suivant

LES OLIVES & CHÂTEAU DE BRAS

LES OLIVES (*) (Jaune) - TRAVERSE DU COMMANDEUR (**) (Vert)

EN CONCLUSION

LA DIVISION ADMINISTRATIVE DE CHÂTEAU GOMBERT SE RÉSUME ACTUELLEMENT A UN RAYON DE 500 M AUTOUR DU VILLAGE.

SECTORISATION