Gombert-story

Gombert-story

Église et premier monument aux morts

Histoire de sa construction

Source : Dictionnaire des villes, villages et hameaux des Bouches du Rhône. T2 Alfred SAUREL 1878.

Histoire de sa construction

Description

L’église de Château Gombert fut érigée en cure en 1707 par Monseigneur de Vintimille, évêque de Marseille. L’église, sous le patronage de saint Mathieu, a été commencée en 1600. Le clocher date de 1712. L’horloge fut établie en 1757.

L'édifice a 31 m. de longueur, 13,50 m de largeur y compris les chapelles, et 11 m. de hauteur sous voûte. De puissants piliers contreforts intérieurs soutiennent et épaulent la voûte en croisillons qui recouvrent la nef. L'intervalle de ces contreforts, utile comme chapelle, et voûté en berceau plein-cintre, sert de formeret et contrebute la voûte de la grande nef. Les piliers renforcés par des entre piliers forment l'entrée des chapelles au nombre de 10 (*).

(*) Leur nombre est différent, suivant les auteurs qui les comptent :

En totalité (Nef, Choeur, étage) 10

En partie (Nef, Choeur) 8

Dans la Nef seule, 6

Cf. rubrique : Les Chapelles

 

Secret d'Histoire

L'une des particularités de l'église de Château Gombert est de ne pas être orientée directement vers l'Est

Depuis l’époque paléochrétienne, les églises se trouvent orientées est-ouest. En Grèce, en Asie mineure et en Afrique du Nord, avec peu d’exceptions, les églises furent orientées, avec leur abside tournée vers l’orient, à partir du V° siècle. En Occident, il y avait aussi un bon nombre d’églises dont l’entrée était orientée, parmi lesquelles trois des quatre basiliques majeures (Saint-Sauveur [Saint-Jean-du-Latran], Saint-Pierre et Sainte-Marie Majeure à Rome).

On notera que l'ancienne église (Chapelle des Péniten(t)s) est, quant à elle, parfaitement orientée Ouest / Est, en l'absence de transept.

Il existe cependant une anomalie (certainement voulue, quoi qu'en disent certains architectes depuis le XVIème siècle) : certains édifices dont le choeur n'est PAS dans la continuité de l'axe de la Nef

" Au cours du Haut Moyen Age, l’orientation du chevet des églises gagna de plus en plus de terrain et aux XIème et XIIème siècles, ce principe était devenu une règle quasi générale. La déviation systématique de l'axe longitudinal qui se remarque en toutes les églises, si antérieures qu'elles soient au quatorzième siècle, et dont on a faussement attribué l'extension à l'art ogival. On a voulu certainement symboliser cet autre affaissement de la tète du Sauveur rendant son dernier soupir."

Source : BnF - Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme - Tome 3 - Abbé Auber - 1871

Source : Maps.google - La chapelle, en haut. L'église en bas. La boussole indique le Nord

L'AXE DU TRANSEPT EST TOUJOURS NORD/SUD - L'ORIENTATION DU CHOEUR, PARFOIS DÉSAXÉE, EST TOUJOURS VERS L'EST (Cf. Article in fine)

AXE & PAPAUTÉ

La Doctrine de Zoroastre, fondateur de la secte des Mages (Adorateurs du feu), motiva de la part des Papes, l'interdiction momentanée de l'orientation des églises au IVème siècle.

Source : BnF - Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme - Tome 4 - Abbé Auber - 1871

CATHÉDRALE N-D DE PARIS - DÉSAXÉ DEPUIS LE TRANSEPT

CODIFICATIONS

Les Conciles n'avaient pas pour unique vocation d'aborder et de  règler les aspects litturgiques et/ou oeucuméniques de l'Église.

Ils définissaient aussi les principes fondamentaux de construction, d'organisation ainsi que le contenu mobilier des édifices du Culte.

Rien n'était fait sans consulter les Directives : de la plus petite chapelle, jusqu'à la Cathédrale. Des proportions de l'Ouvrage, jusqu'à la réalisation et la place du Confessionnal ou des dimensions et place du Tronc d'Église, tout était codifié.

Source : BnF - Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme.- Tome 3 - Abbé Auber - 1871

On observera que le coté de la Nef (au Sud) désigné par le coté dit de l'Épître ou de la "FORCE" a été dénommé par le Code des Seigneurs : coté "HONORABLE". Voir article en suivant

IMPLANTATIONS TYPES - Les Chapelles des Hommes et des Femmes sont dans le Transept, lorsqu'il existe. En Vert foncé, le Jubé, du coté de l'Évangile (à gauche dans la Nef), qui prononce le Texte vers le coté Droit dit de l'"Épitre". Le coté vers lequel on souffle la "Bonne Parole" est le coté Gauche de la Nef, depuis le jubé Droit de la Nef. Voir article in fine

LE COTÉ "HONORABLE" DE L'ÉGLISE, EST CELUI DES HOMMES ; A DROITE EN ENTRANT...

SOURCE : GOOGLE. A NOTER QUE POUR DES RAISONS DE PRISES DE VUES, MARCEL PAGNOL A DU INVERSER LES PLACES HOMMES/FEMMES DANS LE FILM "JEAN DE FLORETTE"

PERMISSION DU BANC OU DU PRIE-DIEU

SYMBOLISME DE L'AGONIE EN CROIX

LE SAVIEZ-VOUS ?

Au lendemain de la Peste, en 1738, Monseigneur de Belsunce autorise un groupe de prêtres à ouvrir une église sur le Terroir de Marseille (début actuel avenue Camille Pelletan)

Ces pères du Bon-Pasteur ou du Sacré-Cœur ont la particularité, par humilité, de porter la tête inclinée sur l'épaule gauche comme le Christ sur la croix ; tout comme le désaxé de l'axe du transept par rapport à l'Orientation "Ouest-Est" de certaines cathédrales & églises....

BAISER DE PAIX... REVISITÉ...

LE SAVIEZ-VOUS ?

Aux origines, HOMMES & FEMMES étaient séparés, chacun dans sa chapelle :

- les Hommes du coté droit de la Nef, celui de la "Puissance" et de l'Épître, dite de Saint Joseph.

- les Femmes du coté gauche de la Nef, celui de la "Faiblesse" et de l'Évangile, dite de Marie.

Cette séparation, qui date de l'église même des Catacombes, est indiquée dans le Sacramentaire de Saint Grégoire à la fin du sixième siècle.

Saint Cyprien, qui écrivait dans la première moitié du troisième, parle du baiser de paix qui se donnait à l'Offertoire de la Messe par les hommes aux hommes, et par les femmes aux femmes (Epist.63).

Clément d'Alexandrie le mentionne aussi dans son Pédagogue, ch. IX.

Ce rite suppose nécessairement que les deux sexes occupaient des places séparées dans l'église. — Voir Fleury, Hist. ecclés., liv. XXXVI, n° 18, et Mœurs des chrétiens, n° XL

Source : Archive.org - Histoire & Théorie du Symbolisme Religieux - T3 - Abbé Auber - 1871

Le concile de Vatican II a remis à l'honneur l'antique tradition du baiser de paix qui avait disparue de nos célébrations... malgré quelques réticences, certains estimant que cet échange " brise le recueillement de la préparation à la communion "....

Il a permis d'y associer Hommes, Femmes & Enfants.....