Gombert-story

Gombert-story

L’église, placée sous le patronage de saint Mathieu, avait été consacrée par Mgr de Mazenod en 1834.

Des travaux très importants y furent faits en 1877, notamment pour réparer la voûte et installer les vitraux.

Longue de 31 mètres sur 13m.50 de large, cette église à une seule nef, avec huit chapelles latérales séparées par de puissants piliers qui soutiennent la voûte en croisillons, est une des plus intéressantes de la banlieue.

Elle est surtout plus riche qu’aucune autre en beaux tableaux. Derrière l’autel, dans un bel encadrement, une Vocation de saint Mathieu, peinte par Pierre Puget dans le couvent des Pères de l'Observance de Saint-Jérôme, et payée 300 livres.

A gauche du chœur, une des belles œuvres de Finsonius, la Résurrection de Lazare (1613), qui ornait encore en 1878 la chapelle des Pénitents et qui inaugura l’exposition d’art provençal de l’Exposition coloniale de 1906; dans les chapelles latérales, trois toiles de Michel Serre.

 

AVERTISSEMENT

Nous attirons l'attention des visiteuses et visiteurs.

Il existe, parmi les controverses qui concernent le tableau de la "Vocation de saint Mathieu", les deux suivantes :

Celle qui concerne la paternité de l'Ouvrage entre le père et le fils Puget, est toujours ouverte (*). Tous les ouvrages consultés donnent soit l'un ou l'autre.

Celle qui concerne les dimensions de l'Ouvrage semble moins opposable entre les dimensions originelles proposés par les historiens et/ou critiques d'Art. Le tableau, tel qu'il est défini dans plusieurs ouvrages, devait avoir des dimensions beaucoup plus conséquentes...

Nous laissons les articles extraits suivants à votre opinion...

(*) Le Ministère de la Culture en a pris son Parti : La toile est de Pierre...

Saint Mathieu

Ce tableau, cité par Papon en 1787 (1), et dont certaines sources disent qu'il fût réalisé par Pierre ou François Puget, fit l'objet de nombreuses controverses.

Sur la réalisation, qui, selon les affirmations du petit fils de Pierre, (Pierre Paul) affirme que ce tableau a été exécuté par son père, François, à Château Gombert, et non par son Grand-père, Pierre.

Or, le "prix fait publié" de l'œuvre fut passé le 6 septembre 1691 entre les possédants biens de Château-Gombert serait non pas avec l'illustre Pierre Puget, mais bien avec son fils François (2).

La controverse fit (et fait encore) rage, et l'on ne sut avec exactitude, si le document du "Prix fait", présenté par le petit fils, n'était pas tout simplement un faux.

L'Histoire est riche de ces épisodes d'usages de faussaires.

Les marseillais possédant biens dans Château Gombert (terres, bastides...), et mis sous la coupe du territoire d'Allauch (tracés de 1279 et de 1294), supportaient mal leur dépendance vis-à-vis du Chapitre, et des redevances qu'ils devaient lui payer (droits du sol et animaux). Pour s'en défaire, ils invoquèrent un faux acte en leur faveur, attribué au Comte Raimond Bérenger. Ils furent condamnés à cinq reprises entre 1391 et 1446 (3).

La Vocation de saint Mathieu fut dissimulée par les paroissiens pendant la Révolution.

Enlevée de son cadre, elle fut roulée, et mise à l'abri dans l'attente de jours meilleurs.

Ce n'est qu'en 1804 qu'elle retrouva sa place.

Entre-temps, elle avait terriblement souffert, et plusieurs retouches ont été nécessaires avant d'être de nouveau exposée :

La tête du Saint a été complètement remaniée, certaines draperies aussi.

" La largeur du tableau a dû être réduite de quelques centimètres. Ce qui explique la poignée de l'épée incomplète sur la droite. (*) "

A noter l'anecdote concernant le personnage assis à droite sur la table.

Il s'agirait du Père Boul(l)eguon, sacristain de la Paroisse des Accoules, venu par curiosité assister à la mise en place du tableau par son auteur Puget, selon les dires rapportés.

A peine les dernières retouches de peinture furent-elles apportées par le Maître, que ce dernier, se tournant vers le sacristain, lui demande si cette œuvre lui convient. Le sacristain lui répond que techniquement, la touche est parfaite, mais qu'historiquement, la scène est fausse.

Il lui fait comprendre que, si saint Mathieu est le 9ème apôtre, bien que l'Évangile ne fasse mention que du 5ème, alors, il manque alors trois personnages.

Cependant la tradition veut que, lors de la Vocation de saint Mathieu, six apôtres furent présents. En ce cas, il en manquerait un.

L'artiste comprit rapidement qu'il fallait réparer une telle omission.

Il demanda au sacristain de conserver la pose, et le peignit immédiatement dans l'église, avant de le mettre en place derrière le Maître Autel.

On notera parmi les autres assertions :

'"Derrière l'autel, dans un bel encadrement, une Vocation de saint Mathieu, peinte par Pierre Puget dans le couvent des Pères de l'Observance de Saint-Jérôme, et payée 300 livres. '' (4) "

L'église paroissiale de Château Gombert renferme plusieurs tableaux de Serre et cette Vocation de Saint Mathieu que le petit fils de Puget a fort imprudemment contesté à son grand-père.

L'auteur de Milon pouvait seul aborder une toile de dimensions aussi considérables, et la couvrir, non pas d'un chef-d’œuvre, mais d'une composition savante et grandiose." (5)

Sources :

(1) Bnf. Voyage Littéraire de Provence & Gazette de Beaux-Arts 1859.

(2) Bnf. Gazette des Beaux-Arts juillet Août 1935. Gazette des Beaux-Arts T 14 1935.

(3) Archives Méjanes : Monographies Communales T XIV - P. Masson. 1935.

(4) Archives Méjanes : Dictionnaire des Bouches du Rhône T2. A. Saurel 1878.

(5) Gazette des Beaux-Arts T23 - 1867 - Léon Lagrange.

(*) Paragraphe à prendre avec la plus "extrême" prudence. En y regardant de plus près...., le sabre comporte bien une poignée en entier. La toile n'a pas été coupée "que" de quelques centimètres. Cette affirmation a été faite en analysant une reproduction noir/blanc qui n'avait PAS le format du tableau actuel de l'église...

 

SAINT MATHIEU. CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE LE 10 SEPTEMBRE 1904

POIGNÉE DU SABRE

Extrait du document

" Ce grand tableau, malgré ses tons très sombres, attire l’œil dès que l’on entre dans l’église par sa position au-dessus de l’autel majeur.

Depuis plus de trois cents ans, malgré une courte interruption, il occupe cette place comme l’ont voulu les constructeurs mêmes de l’église.

Dès la construction de l’édifice, achevée en 1688, les habitants du quartier ont songé à l’aménagement intérieur, et en particulier à l’autel, qui est le centre de la liturgie ; suivant les règles de l’époque, l’autel devait être placé au fond du sanctuaire, de sorte que le célébrant et l’assemblée, tournés vers l’orient (*), s’adressent au Père par l’intermédiaire du Fils, Jésus-Christ, soleil levant pour tous les croyants.

Le mur du sanctuaire situé au-dessus de l’autel recevait donc la décoration la plus remarquable, à savoir un grand retable orné de quatre colonnes torses entrelacées de vignes et surmonté d’un fronton soutenant la croix entourée d’anges.

Ce retable fut commandé aux frères Bernard, deux sculpteurs marseillais de renom à la fin du XVIIè siècle. On en a la description dans le contrat passé devant notaire au moment de la commande ; c’est ce que l’on appelait à l’époque le « prix-fait ».

Il fut doré à la feuille au cours du XVIIIè siècle, et l’autel situé au pied reçut alors une décoration de miroirs.

Le retable était destiné à recevoir un tableau évoquant Saint Matthieu, patron de l’église et du quartier.

Pour ce tableau on s’adressa à François Puget, peintre ordinaire de Roi, fils du célèbre Pierre Puget, avec qui on passa devant notaire un second prix-fait le 6 septembre 1691, lequel prévoyait la livraison du tableau dans huit mois pour la somme de trois cents livres.

Le sujet choisi fut celui de la vocation de Saint Matthieu, dont le récit se trouve dans l’évangile de Matthieu (IX, 9-13) mais aussi dans Luc (XX, 25-32).

" Nous sommes au bureau de l’octroi, à la sortie de Capharnaüm ; le registre pour inscrire les sommes perçues est encore ouvert, et l’épée destinée à faire payer les récalcitrants se trouve à proximité… Mais la grâce a déjà fait son chemin, Matthieu est aux pieds de Jésus, prêt à le suivre et à témoigner ".

Dans l’esprit d’une religiosité baroque, cet immense retable doré, occupant tout le chevet de l’église jusqu’à la voûte, et brillant de mille feux, devait évoquer la gloire céleste à laquelle l’homme est appelé par la conversion, à l’exemple de Saint Matthieu.

En 1794 le retable et le tableau furent saisis, ainsi que tout ce qui se trouvait dans l’église et la sacristie.

Le retable a disparu à jamais.

Le tableau, déposé de son châssis et roulé fut entreposé dans les caves du couvent des Bernardines, alors siège du conseil général du district, aujourd’hui Lycée Thiers ; avec une multitude d’autres œuvres d’art

il était destiné à entrer dans le fonds du musée prévu dans chaque département par la Convention.

Les choses ayant traîné, et par chance le curé de Château Gombert nommé après le rétablissement du culte étant un ami du préfet, le tableau a pu reprendre sa place, dans un cadre moins somptueux que celui qui avait été conçu au départ sans doute, mais enfin il n’a pas été perdu pour notre église.

Les restaurations qui ont dû être faites au XIXè siècle ont vieilli, ce qui explique le peu de lisibilité de la toile.

Il faudrait une restauration générale, qui ne peut être décidée que par le service des monuments historiques "

(*) La Nef n'est pas tournée en direction de l'Orient (à la manière de la chapelle qui lui est proche). Elle est " orientée " Est - Nord/Est (Cf. Rubrique "Église")

 

Extrait du document (suite)

" A noter l'anecdote concernant le personnage assis à droite sur la table. Il s'agirait du Père Boul(l)eguon, sacristain de la Paroisse des Accoules, venu par curiosité assister à la mise en place du tableau par son auteur Puget, selon les dires rapportés. A peine les dernières retouches de peinture furent-elles apportées par le Maître, que ce dernier, se tournant vers le sacristain, lui demande si cette oeuvre lui convient. Le sacristain lui répond que techniquement, la touche est parfaite, mais qu'historiquement, la scène est fausse. Il lui fait comprendre que, si saint Mathieu est le 9ème apôtre, bien que l'Évangile ne fasse mention que du 5ème, alors, il manque alors trois personnages. Cependant la tradition veut que, lors de la Vocation de saint Mathieu, six apôtre furent présents. En ce cas, il en manquerait un. L'artiste comprit rapidement qu'il fallait réparer une telle omission. Il demanda au sacristain de conserver la pose, et le peignit immédiatement dans l'église, avant de le mettre en place derière le Maître Autel."

source : Bnf Gazette des Beaux Arts juillet Août 1935. Gazette des Beaux Arts T 14 1935

 

RENDRE A CÉSAR...

La Vocation de saint Matthieu, qui décore l'église paroissiale de Château-Gombert, village voisin de Marseille, est au contraire une toile de plus de 4 mètres de haut sur 5 de large. Ici encore , nous nous heurtons au nom de François Puget. La Vocation de saint Matthieu a été revendiquée pour lui par son fils, dans une lettre datée de 1755 : réclamation tardive de la part d'un homme qui avait fourni la plupart des faits de la notice du Père Bougerel, publiée l'année d'avant, et qui l'avait laissé attribuer la Vocation du grand Puget, son aïeul. Ni le Portrait de musiciens du Louvre, ni la Visitation du Musée de Marseille, et ce sont sûrement les œuvres les plus importantes de François Puget, ne permettent de croire qu'il ait pu peindre l'immense toile de Château-Gombert. En cherchant à dépouiller son illustre aïeul pour accroître d'autant la gloire problématique de son père, Paul (*) Puget obéissait à un sentiment filial plus ou moins bien entendu, mais démenti par l'évidence. La Vocation de saint Matthieu est plus qu'une grande machine, c'est une œuvre de style. Entouré d'un groupe d'apôtres d'une noble tournure, N. S. Jésus-Christ reçoit la soumission du nouveau disciple : son visage offre un type particulier, caractérisé par la frisure de la barbe et des cheveux, et empreint d'une véritable beauté. Au milieu des colonnes drapées de rideaux qui cachent à demi un fond de paysage, on aperçoit un personnage appuyé contre une balustrade, un portrait assurément. En effet, lorsque Puget voulut raccorder son tableau mis en place, un religieux de ses amis, le père Boulegou, accoudé sur la table de communion, lui fit remarquer un vide où il manquait une figure. Aussitôt Puget le pria de garder sa pose et le logea à l'endroit signalé, avec un tel succès de ressemblance, que chacun, venant voir la peinture, saluait le père Boulegou. Quel châtiment pour la critique, si certains peintres de notre temps s'avisaient de suivre cet exemple ! L'auteur de Marseille ancienne et moderne, qui raconte l'anecdote, publia son livre en 1786. L'année d'après, dans son Voyage littéraire de Provence, l'abbé Papon citait la Vocation de saint Matthieu comme un des meilleurs ouvrages de Puget. En présence d'une tradition aussi fidèle, d'accord avec l'impression du tableau, que devient l'assertion isolée d'un petit-fils ingrat ? La peinture de Chàteau Gombert doit compter parmi les œuvres authentiques du maître.

(*) Mentionné au lieu de François

Source : Archive.org - Pierre PUGET - Léon Lagrange - 1868

On notera de violents échanges écrits entre plusieurs critiques d'Arts concernant la pérennité de l'Oeuvre

Les (pro)Pierre : E Parrocel - 1862 / L Lagrange - 1867 / Vanwick - 1899 &tc... ainsi que le Ministère de la Culture (Base Palissy)

Et les (pro)François : J Billioud - 1859 &tc....

SOURCE : ARCHIVE.org

TABLEAU DE FOND DE COEUR - LE COMPTE N'Y EST PAS...

Après bien des péripéties, le tableau qui ornait le retable est récupéré après la Révolution, puis reinstallé en 1804 ; mais l'essentiel demeure :

Que pouvai(en)t bien représenter la (les) partie(s) manquante(s) du tableau décroché d'origine ? A l'évidence, celles que nous observons, ne sont pas les dimensions actuelles du tableau.

Nous en voulons pour preuve les écrits produits par plusieurs critiques d'époque, dont :

Avant la Révolution :

" La Vocation de saint Matthieu, qui décore l’église paroissiale de Château-Gombert, village voisin de Marseille, est au contraire une toile de plus de 4 mètres de haut sur 5 de large. "

" Vocation de saint Matthieu."

— Sur toile. H., 4 mètres environ ; L., 5 mètres. Dans l'église de Château-Gombert, près de Marseille. Citée par Guys, auteur de Marseille ancienne et moderne, en 1786 ; par Papou, Voyage littéraire de Provence, 1787 ; par Émeric David.

Source : Archive.org - Pierre Puget - Léon Lagrange - 1868

Après la Révolution :

" La Vocation de saint Mathieu est une grande toile de 3 m. 27 de haut sur 2 m.42 de large, suspendue derrière le maître-autel de l'église paroissiale de Château-Gombert dans la banlieue de Marseille.

" Source : BnF - Gazette des Beaux Arts - 1935 - JOSEPH BILLIOUD.

( Il "manque" 2,50 m en largeur..... )

NB. On observera que l'épée de Matthieu, posée à ses pieds ne présente plus qu'une petite partie de sa lame.

FORMAT DE LA TOILE D'ORIGINE. En bleu, le détail qui a servi à décrire l'Oeuvre à partir d'une photographie.

SAINT LAZARE. CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE LE 10 AOÛT 1904

Saint Lazare

Ce tableau, œuvre du peintre Flamand Finsonius, élève du Caravage, n'est pas considéré comme l'une de ses œuvres majeures (1).

Elle appartenait à la Confrérie des Pénitents de Château Gombert, dont elle décorait la chapelle avant qu'elle ne soit ruinée.

Le peintre s'y est représenté à gauche, arborant barbe, moustache et toque à plumes.

Sa signature sur le cadre indique : LOGWICUS FINSONIUS BELGA BEUGENSIS FECIT A° 1613. (2)

(1) Source Bnf Gazette des Beaux Arts T 36 1859

(2) Source .Gazette des Beaux Arts T 23 1867

On notera : la Résurrection de Lazare (1613), qui ornait encore en 1878 la chapelle des Pénitents, inaugura l'Exposition d’Art Provençal de l’Exposition coloniale de 1906. Dic. Villes & villages des BduRh - T2 Saurel - 1878

 

Tableau dans l'exposition, en haut à droite

Détail du coin bas gauche du tableau

Détail du tableau exposé

Détail du tableau réel

LE PURGATOIRE. CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE LE 30 SEPTEMBRE 1911

Le Purgatoire

Ce tableau, œuvre de Michel Serre, appartient à l'époque du "Culte des Morts".

Au 17 ème et 18 ème siècle, une véritable dévotion aux morts se révéla sous plusieurs formes.

Les Confréries Luminaires (1) passent commandes d'objets rappelant aux croyants, que la vie après la mort peut s'arrêter au Purgatoire, en attendant mieux.

Une véritable hantise pour le commun des mortels, qui n'hésite pas, quand les moyens lui en sont donnés, de prévoir, de son vivant, son "après-mort", en faisant réaliser des objets de piété ; souvent, même en payant de nombreuses messes et dévotions pour le salut de son âme.

Cette forme de culte est souvent rencontrée dans les églises en Provence.

Elle se manifeste par des autels, des retables, ainsi que des décorations picturales (tableaux ou peintures murales).

Elle se manifeste aussi par : la représentation du Christ seul en présence des âmes du purgatoire, de la Vierge intercédant le Christ pour le salut de quelques-unes ou la présence de Saint Michel, une balance à la main, dans l'attente de la pesée des âmes.

Le tableau de Château Gombert est assez unique : il associe : le Christ, assis sur le globe terrestre, Marie à sa droite et, élément assez rare, Saint Joseph à sa gauche.(2)

Certains peintres sont "spécialistes" de la chose : Michel Serre, tout d'abord, mais aussi Mignard, Daret....

A contrario, et par opposition à un Purgatoire qui évoque une mauvaise issue de la Mort, une nouvelle idée de l'"Après" se fait jour : celle de la "Bonne mort".

C'est ainsi que nombre d'églises dédièrent, au travers de donations, certains de leurs lieux (chapelles...), à la Résurrection de Lazare ou Saint Joseph agonisant (deux tableaux présents dans l'église de Château Gombert).

(1) Les Confréries Luminaires regroupent au 18ème siècle les Confréries du Saint Sacrement, du Rosaire, des âmes du Purgatoire.

Source : La mort et l'au-delà en Provence d'après les autels des âmes du purgatoire (XVe-XXe siècle) Vovelle Michel, Vovelle Gaby

(2) Cf. Histoire du lys de St Joseph in fine.

 

ORIGINE DU TABLEAU

Le raccourci ne pouvait être aussi facile. Il est écrit parfois que ce tableau provenait de "Notre-Dame-de-Consolation" ; chapelle qui se trouvait dans les environs de Château Gombert. Cette chapelle, située entre Traverse Grandjean et ND de Consolation n'existe plus. Tout ceci est faux.

Le tableau est de la fin du XVIème siècle. Il était situé dans l'église des Augustins. Les curieux pouvaient y remarquer le tableau du Purgatoire par Serre ; celui de Sainte-Marguerite et de Saint-Eloi, par Veyrier, élève de Puget ; le tableau de Notre-Dame-de-la-Ceinture, par Daniel .

Source : BnF - Les rues de Marseille - A Fabre - T3 - 1868

Église des Augustins saint Ferréol

APOTHÉOSE DE L'ORDRE DE SAINT FRANÇOIS. CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE LE 30 SEPTEMBRE 1911

APOTHÉOSE DE L'ORDRE DE SAINT FRANÇOIS

Peinture de Michel Serre (1658 - 1733)

Cette Toile est répertoriée sous ce titre en tant que Monument Historique par le Ministère de la Cuture dans la Base Palissy

 

 

LA MORT (PARFOIS AGONIE) DE SAINTE MADELEINE. CLASSÉ MONUMENT HISTORIQUE LE 10 AOÛT 1904

L’agonie de Madeleine

Il existait, depuis 1595, à la Bégude de la Croix Rouge, une chapelle.

Elle appartenait en 1715 aux familles Doria et Michel de Léon.

Restaurée en 1853, son dernier propriétaire fit enlever en 1875, tous les objets de culte : cloche, autel, tableaux,... pour les transporter à l'église de la Croix Rouge.

L'Agonie de Madeleine sera transportée à l'église de Château Gombert.

A noter que l'inventaire dressé en avril 1882 par "La Provence Artistique" ne le mentionne pas dans l'église de Château Gombert.

Source : Archives Méjanes - Encyclopédie Départementale - P. Masson - 1935.

 

ORA PRO NOBIS : " PRIEZ POUR NOUS ". PERSONNAGES : LE CHRIST, LA VIERGE, CHÉRUBIN (LE CARTOUCHE AU SOMMET MENTIONNE SAINT JOSEPH)

TABLEAU DIDACTIQUE

Le thème de la « mort de saint Joseph » ou de « la bonne mort » s’est développé à partir du XVIIe siècle. (*)

Joseph devient le modèle pour les fidèles. Sa vie durant, il a suivi les saints ordres de Dieu. Le fidèle, en suivant son exemple, parvient à une mort sereine.

Tableau didactique où la mort devient le calme passage vers le monde céleste.

(*) Le Purgatoire en est aussi un exemple.

SECRET D'HISTOIRE

LE LYS DE St JOSEPH

..." Joachim étant revenu dans sa maison, Anne conçut, et mit au monde une fille, qu'ils nommèrent Marie. Trois ans après, ils la présentèrent au Temple, où elle fut nourrie et élevée avec les autres Almas ou Vierges, jusqu'à l'âge de douze ans.

Ce fut vers cette époque qu'on l'a donnée à Joseph pour être le gardien de sa virginité. Depuis ce temps, on ne nous dit plus rien ni de Joachim, ni d'Anne ; Cédrénus rapporte que vers l'âge de douze ans, la Ste Vierge perdit son père et sa mère. St Joseph, fils de Jacob petit-fils de Mathan, issu du sang de David, descendait par conséquent en ligne directe des plus grands rois de Juda et des plus illustres d'entre les anciens Patriarches

Il avait épousé une autre femme nommée Escha, ou Marie, sœur ou belle-sœur de la Sainte Vierge, appelée Marie de Cléophas, de laquelle il avait eu St Jacques-le-Mineur, St Simon, St Jude, St José, et deux filles, que l'Ecriture appelle les frères et les sœurs de Jésus. Ces Anciens disent que St Joseph était très-âgé lorsqu'il épousa Marie, et qu'il était père des six enfants déjà nommés ; qu'il n'épousa pas la Ste Vierge par choix, mais par le sort ; ni pour en user avec elle comme avec son épouse, mais simplement pour être le gardien de sa virginité ;

La verge fleurie que les peintres ont coutume de mettre entre les mains de St Joseph, désigne, non pas la virginité du saint Patriarche, mais la verge qu'il présenta dans le Temple au Grand-Prêtre, avec les autres jeunes hommes de la maison de David, qui pouvaient prétendre au mariage de Marie. De toutes ces verges, il n'y eut que celle de St Joseph qui fleurit, semblable à celle d'Aaron. C'était le signe par lequel Dieu déclarait quelquefois ses volontés sur ces sortes de mariages des vierges qui lui étaient consacrées. Le mystère de l'Incarnation n'avait point été d'abord révélé à St Joseph.

Ce saint homme remarqua néanmoins la grossesse de Marie, son épouse. La conduite qu'il avait tenue, jointe à l'éminente sainteté de Marie, fit naître en lui des réflexions qui le jetèrent dans la plus grande perplexité. II forma la résolution de la renvoyer secrètement, en lui donnant un billet de divorce, au lieu de l'accuser et de la déshonorer publiquement.

Mais lorsqu'il se préparait à exécuter son dessein, l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : — « Joseph, fils de David, ne craignez point de prendre Marie pour votre épouse, parce que ce qui est formé en elle vient du Saint-Esprit. Elle enfantera un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus, ou de Sauveur ; car il sauvera son peuple et le délivrera de ses péchés «

NB. Joseph et Jésus faisaient des charrues et des jougs pour les bœufs.

Source : Google - Les Hommes Illustres de la Primitive Église - Abbé Maistre - 1874

 

LES REPRÉSENTATIONS DU LYS

" Une des légendes qui a été de très-bonne heure popularisée dans la chrétienté est celle de la floraison du bâton de saint Joseph. Voici comment le fait se serait passé : Pour choisir un Epoux à la sainte Vierge, le grand. prêtre réunit les hommes non mariés de la tribu de Juda. On les fit venir dans le temple chacun avec une baguette. L'Epoux désigné par le ciel devait être reconnu entre tous, soit par la floraison de la branche qu'il portait, soit par la venue d'une colombe qui s'y reposerait.

De là l'usage assez fréquent, apès la Renaissance, de placer dans la main de saint Joseph, une baguette fleurie par le suite au sommet ; on l'a remplacée maintes fois par un simple lys qui rappelle, alors, sa virginité dans le mariage."

Lien entre Saint Matthieu et saint Joseph

Il est communément admis que :

- saint Matthieu nomme les ancêtres de saint Joseph : c'est la généalogie légale de Jésus.

- Saint Luc, au contraire, décrit la généalogie de la sainte Vierge : c'est la généalogie naturelle du Sauveur.

L'une et l'autre ont le même point de départ : David est la souche commune.

Source : Archive.org - La Vie des Saints - T3 - P Guerin - 1888

LE SAVIEZ-VOUS ?

Aucune église sur Terre, ne peut se glorifier de possèder une relique corporelle du Saint.

LE BÂTON DE SAINT JOSEPH - ÉGLISE DE CHÂTEAU GOMBERT

ÉVANGILE DE SAINT MATHIEU & LIBRE INTERPRÉTATION D'ARTISTES....

LE SAVIEZ-VOUS ?

SAINT MATHIEU a écrit son Évangile en Hébreu, puis traduit en Grec, et enfin en Latin.

Il se trouve, qu'au cours de ces traductions successives, un mot, qui paraissait " tout simple " a été traduit puis finalement interprété dans 99,99% des fois, selon le bon plaisir du peintre (question d'équilibre esthétique) ; mais ces 99,99% sont sans rapport avec le texte d'origine....

Ce mot, " discumbebat " en latin, s'écrit dans le Chapître 26.

20 - Vespere autem facto, discumbebat cum duodecim discipulis suis.

Qui se traduit :

- Et le soir venu, il s'assit avec ses douze disciples. 

Mais aussi :

- Le soir venu, il se met à table avec les douze, &tc.....

Selon la façon d'écrire la Bible.

Or, Le texte initial met en scène (et en Cène) des personnages qui font un repas à la façon Orientale de l'époque. Ils sont couchés pour manger.

Les artistes peintres n'ont pris que la posture de personnages assis autour d'une table. Seuls, quelques rares ont gardé la vision d'origine.

Source : Google - Institutions de l'Art Chrétien - Abbé JBE Pascal - 1856

 

 

Source : LE GAFFIOT

LE COMPTE N'Y EST PAS...

On remarquera, à travers les diverses lectures de chroniqueus d'époques, une anomalie :

Jusqu'aux environs de 1876, la liste des tableaux présents dans l'Église de Château Gombert était la suivante :

La Sainte Famille

Sainte Anne

L'Assomption

La Vocation de Saint Mathieu

La Résurection de Saint Lazare

Le Purgatoire

L'Apothéose de l'Ordre de Saint François

L'Agonie de Sainte Madeleine

La mort de Saint Joseph

Par la suite, on notera la disparition de :

La Sainte Famille

Sainte Anne

L'Assomption

et l'apparition de la Résurection de Saint Lazare

Ces divers mouvements n'ont donné à ce jour aucune explication...

Source : BnF - Dic. des Villes, Villages & Hameaux des BduRh - T2 - A SAUREL 1878