Gombert-story

Gombert-story

Alexandre Dumas

et

Château Gombert

ROMAN PUBLIÉ EN FEUILLETON DE 1854 à 1859

Le curé desobéissant

La Lanterne de Boquillon 1868 BNF

Curé et politique

Rouge Midi – 21 août 1936

" Dimanche dernier, dans la riante banlieue marseillaise de Château Gombert où furent élus dernièrement par le Front Populaire un député et huit membres du Conseil municipal, parmi lesquels plusieurs sont adjoints au maire, les démonstrations sympathiques sur la place publique semblaient déplacées.

La procession, dont le terme était une propriété privée à proximité de l’église, était sous le patronage de M. le Curé de la paroisse et sous la haute garde de deux inspecteurs de la sûreté et de deux gardiens de la paix. Ce même chef ecclésiastique de Château Gombert n’hésite pas le dimanche, du haut de sa chaire, à flétrir le Front populaire, et à exciter ses ouailles contre ce même Front populaire.

En sommes-nous donc à la protection du fascisme ?

Nous espérons que nos élus se feront un devoir d’empêcher, dans la mesure de leurs possibilités, de telles manifestations fascistes. Nous protestons énergiquement, et par voie de presse, contre de tels procédés. A n’en pas douter, les harangues contre le Front populaire dépassent le cadre de la religion ; elles sont une insulte à la République et ont pour objectif de diviser les travailleurs. C’est mal comprendre la doctrine du Christ : '' Aimez-vous les uns, les autres ''.

Que les sincères croyants ne se croient pas visés. "

La cellule communiste de Château Gombert et le groupe Amsterdam Pleyel (*)

(*) Mouvement pacifiste de lutte contre la guerre et le fascisme, créé en 1933.

 

Source : BnF

Messe pour Louis XVI

Source BnF

Abbé Dalmas et Louis XVII

Source BnF

Procés du curé Caillol 1883

Source BnF

Prières pour la pluie 1804

Source BnF

Le curé débrouillard 1926

Dans l'Édition pour Jeunes Filles de "La Vie au Patronage", parue en janvier 1927, le curé de Château Gombert, Jean-Baptiste Long, fit paraitre une bien curieuse annonce.

Source BNF

Camoin, Jean-François-Marius.

Né le 10 mai 1795 à La Valentine, Marseille ; décédé le 14 janvier 1859 à Château-Gombert. Recteur de la paroisse de Château-Gombert.

Camoin, Simon.

Prêtre du diocèse de Marseille. Né à la Bourdonnière le 12 décembre 1812. Mort à Château-Gombert le 15 juillet 1885. Etait vicaire à Château-Gombert au moment de sa mort.

Liste des curés à l'Entre Deux Guerres :

- 1908-1911 Isidore Aubert 

- 1911-1921 Alfred Martin

- 1921-1925 Émile Gautier

- 1925-1933 Jean-Baptiste Long 

- 1933-1940 Paul Platz (Opérateur cinématographique ambulant sur Pathé-Rural)

- 1940-1952 Noël Antonetti

Source : Archives Diocésaines de Marseille - Natacha Tourseiller Archiviste

 

 

ENFANT DE COEUR

Dessouto la crous fa tan d’esso.

Les croix d’église en métal sont trop lourdes pour un enfant.

Les petits clergeons qui les portent dans les cérémonies religieuses de peu d’apparat, sont d’ordinaire surchargés de leur fardeau. Quand la force trahit le zèle de ces faibles desservants, ils vacillent, ils serpentent en marchant. Ils décrivent des " S " tout comme un homme ivre.

DEUX ÉVÊQUES POUR L'ÉGLISE DE CHÂTEAU GOMBERT

1) AYMAR DE LA VOUTE - 1379 / 1395

XLVIIIème évêque de Marseille

../.. " Après sept ans d'épiscopat en Chypre, Aymar fut appelé au siège de Grasse, le 9 octobre 1374. De l'évêché de Grasse il passa à celui de Marseille. Quand la translation de Guillaume de la Voûte à Valence fut décidée, le cardinal Pierre Flandrin s'efforça de faire donner à son frère Jean Flandrin, l'église de Marseille qui allait vaquer. Mais Aymar de la Voûte lui fut préféré, et Urbain VI fit les deux nominations le même jour.  En supposant qu'elles eurent lieu dans le mois de mai 1378, on ne s'éloignera pas beaucoup de la vraie date, jusqu'ici inconnue. Il existe en effet une lettre écrite d'Avignon,le 25 septembre de cette année, par les  cinq cardinaux résidant en cette ville, pour exhorter les Marseillais à repousser l'évêque de Grasse qui s'était emparé de révêché de Marseille, en vertu de bulles, qui n'avaient aucune valeur.

Aymar avait donc quitté, avant cette époque, son ancien évêché, et s'était, installé dans le nouveau, par voie de fait et violence, dit la lettre susdite. le 1" juin 1379. Devenu ainsi paisible possesseur de son siège, il visita ses paroisses au commencement de 1380, et comme il en trouva plusieurs qui, par l'avarice des prieurs primitifs, n'avaient pas assez de prêtres, il fit une ordonnance pour en fixer le nombre à nouveau, suivant le chiffre de la population. En 1382, il fut fait conseiller de Louis 1er d'Anjou, avec mille francs de gages, et fit son serment à ce titre le 18 avril. Le 18 juin 1385, il fit son hommage à Louis II, à Avignon, entre les mains de la reine Marie, sa mère et sa tutrice ../..

En 1390, il faisait sa visite pastorale à Allauch, où les habitants de Château-Gombert vinrent lui représenter qu'ils avaient rebâti leur église détruite jadis du temps des guerres, et le prièrent de rétablir la paroisse et de leur donner un curé. Il loua leur zèle et autorisa le service divin dans la nouvelle église, sans préjudice du droit paroissial réservé à Allauch. " ../..

2) CHARLES GASPARD DE VINTIMILLE - 1692 / 1708

LXXXIIIème évêque de Marseille

../.. " Il publia, en 1692, le propre des saints du diocèse, et en 1698, un recueil d'ordonnancessynodales. Il érigea deux nouvelles paroisses, ou plutôt il en rétablit deux très anciennes, celle de Saint-Ferréol, en 1693, pour tout l'ancien district de Saint-Victor, et en 1707 celle de Château-Gombert, qui fut, comme elle l'avait été, déclarée indépendante d'Allauch.

En 1702, il consacra l'église des Chartreux, et en 1707, celle des Capucins. Il assista à plusieurs assemblées du clergé de France, publia les bulles pontificales contre le Jansénisme et condamna le Cas de conscience, où l'on préconisait le silence respectueux dans des matières de foi. Le 1er février 1708, Charles de Vintimille fut nommé par le roi à l'archevêché d'Aix, dont il prit possession le 11 août. En 1729, à la mort du cardinal de Noailles, il fut fait archevêque de Paris, et mourut dans cette ville le 13 mars 1746, à l'âge de plus de 90 ans. Il avait siégé 16 ans à Marseille, 21 ans à Aix, 17 à Paris, et comptait ainsi 54 années d'épiscopat, depuis son sacre." ../..

Sources :

BnF - ARMORIAL & SIGILLOGRAPHIE DES ÉVÊQUES DE MARSEILLE - Abbé J-H Albanés - 1884

BnF - Le Clergé de France - T1 - Abbé H du Tems - 1774