Gombert.story

Gombert.story

Le Choléra et ses miracles - 1865

Source BnF

L'exode hors la ville.

En 1834 et 1835, le choléra fait ses ravages à Marseille.

Pourtant, certaines familles de la cité, possédant biens dans les campagnes environnantes, s'y réfugièrent pour y échapper.

Ce fut le cas de la famille Montezan (*) qui accueillit plusieurs personnes, de façon désintéressée, dans leur propriété de Château Gombert.

Source : Histoire du Pensionnat Menpenti.

(*) En provence, il était d'usage de donner au nom d'une propriété, celui de la famille, en le féminisant.... La Montezane (Montezan)

Le terme de " moulin de la Montezane " est impropre.

 

Le vieux moulin en bas gauche - La maison de Maître au centre

Source : BnF - Juillet 1835

Anecdotes.

Source : BnF

Les quartiers protégés.

Source : BnF

La Lèpre.

Maladie bien connue dès le Moyen Âge, il existait une léproserie principale au Nord de Marseille. Toutefois, pour les malades entrant dans Marseille par l'Est (Aubagne, Allauch), un bâtiment avait été aménagé à la Croix Rouge pour accueillir différents malades contagieux (Maladie de Naples,....).

Cf. art. sur le site

Source : BnF

La lèpre autour de Marseille

Plusieurs villages, autour de Marseille possèdaient leur barrière s'entrée. Tous ces endroits, à l'instar de Marseille, étaient le passage obligé pour y accéder. C'est le cas des quartiers dits de "La Croix Rouge" situés à Vitrolles, Berre, Martigues....

La ville de Vitrolles se remarquait par la continuité endémique de la maladie ; à tel point qu'elle fût nommée "Lèpre de Vitrolles". Présence en 1821

Source : Google - Statistiques des BduRh - Comte de villeneuve T1 - 1821

La Peste

La peste de 1720, fait suite à celles de 1580, 1629 et 1649, que la Provence eut à subir.

Château Gombert n'y a pas echappé.

Dès que Marseille fut touchée, la décision de vouloir contenir à tout prix le fléau pris forme.

Il fallait impérativement contenir l'épidémie au moyen d'un mur "hermétique" ceinturant l'agglomération, au plus près de sa banlieue.

Ce mur devait avoir une hauteur de six pieds (1,95 m) et d’une largeur de deux pieds (0,65 m). Il était flanqué de loin en loin, de guérites permettant l'accueil d'un petit nombre de militaires, ainsi que de postes de garde à chaque issue de la ville.

Château Gombert perdit plus de 641 âmes au décompte de 1722.

Le village fut considéré comme totalement dépeuplé, à l'image du Canet et de saint Marcel (1).

Dès la reprise du mal, la ville rétablit les postes et les barrières qui étaient destinés à exercer une étroite surveillance sur les communications avec l'extérieur.

Ces postes avaient été supprimés, car le 22 avril 1722, nous voyons une expertise faite par les sieurs Chape et Carlet, évaluer les dommages que la barrière établie sur le chemin d'Allauch avait occasionnés à la campagne de Jean Amphoux.

Fixée à 404,12 livres, savoir 251,12 pour la Communauté d'Allauch et 153 pour celle de Marseille, L'indemnité avait été payée par celle-ci, le 2 mai suivant .

" Dès le 10 mai, les troupes campées a la Chartreuse de Marseille reprenaient les corps de garde et les barrières de Septèmes, la Gavotte, la Bégude. Brayc de Camp, la Bastidonne, Château-Gombert et Lestaque ". (2)

" Six jours de quarantaine sont imposés à la femme Pinatel qui avait assisté à la messe à Château-Gombert ".

" Pierre Michel et Pierre Pellegrin, qui sont allés à Marseille, sont enfermés à leur retour :

Le premier, à l’infirmerie ; l’autre, dans sa maison, et cela pour 40 jours ; défense d’en sortir sans avoir été " parfumé " ; ils payeront, en outre, une amende de trente livres ".

" Javelly, de la Ponche (Pounche), a été vu arrivant nuitamment de Marseille ; on l’enferme chez lui et on met deux gardes à sa porte ".

" Le fils de Joseph Camoin, qui avait quitté Marseille en compagnie de sa femme pour se réfugier dans sa campagne, au quartier de la Cavale, est impitoyablement chassé hors des limites du terroir " (2)

Par ordre de l'évêque de Marseille, Henry François Xavier de Belsunce de Castelmoron, l'église de Château Gombert sera la dernière église de Marseille à rouvrir.

La messe continura à être célébrée en dehors ou aux portes de l'église, pour finir la quarantaine (3)

(1) Bnf. La Peste de 1720 à Marseille et en France 1911 et Arch. Municipales.

(2) Congrès des sociétés savantes de Provence Marseille 31 juillet 2 août 1906.

(3) Bnf. Le Mercure sept 1722.

Source : BnF - Le Mercure 1722 - Dernière église à rouvrir

Source : BnF - Le Mercure 1722 - Dernière église à rouvrir

La contagion du village

Le premier habitant de Château Gombert, déclaré mort sur le régistre paroissial, fut Marie Anne Marin, 30 ans.

Le cas a été signalé le 4 août 1720 par le curé. (Cf. Doc joint)

Source : Archives département.

A noter qu'à partir de cette date, tous les cas de décès par contagion de peste sont répertoriés.

Source : Arch Départementales - Régistres paroissiaux 1720

8 octobre 1720. Enterrement des couples : Nicolas Lion et sa mère - Marie Amphoux et son mari Gaspard Durbec

Mutualisation des écrits

30 septembre 1720

Le nombre de morts contaminés ne peut plus être consigné au quotidien sur le régistre municipal.

Afin de se protéger de tout contact avec les familles du défunt, le curé convient de mentionner ceux ensevelis dans la semaine. Les signatures des témoins (illétérés ou non) sont absentes.

Cette semaine est dramatique...

Jullien François Capitaine 40 ans

Jullien Jean-Baptiste 40 ans

Malet Anne 34 ans

Margaillet Louise 40 ans

Vouaie Jean-Louis 50 ans

Blanc Antoine 45 ans

Amphoux Antoine

Jullien Anne

Boyer François 50 ans

Pinatel Thérèse 66 ans

Jullien Jaques 74 ans

Source : Arch Départementales - Régistres paroissiaux 1720

NB. Perfumaïre

Nom que l'on donnait à ceux qu'on chargeait de parfumer les rues et les maisons pendant la peste, en brûlant du romarin et autres plantes arômatiques.

Source : Frédéric Mistral

La peste "devait" être contenue par des fumigations de plantes méditerranéennes : romarin, thym, cade...

Source : BnF Congré des sociétés savantes de Provence.

Source : BnF - Menaces d'excommunication en temps d'épidémie

Source : BnF - Menaces d'excommunication en temps d'épidémie

Source : BnF Congré des sociétés savantes de Provence. Réquisition du moulin à vent de Rollandin pour les malades.

Legs

Source : Google

Source : Google

Source : BnF - La Peste en Provence

Source : BnF - La Peste en Provence

Source : BnF - La Peste en Provence

Source : BnF - La Peste en Provence

Source : BnF - La Peste en Provence

Source : BnF - La Peste en Provence