Gombert.story

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Place de l'Église 1890

Place aux aires

Il existe, sur la place de l'église de Château Gombert, une confusion tenace. Celle qui consiste à faire l'amalgame entre la Place des Héros, et la Place aux Aires. Dès l'origine, la Place des Héros se nommait Place de l'Église. Elle était encadrée par trois cotés de maisons de village, le quatrième donnant sur l'entrée de l'église.

La Place aux Aires qui servait à battre le blé, se situait sur le coté nord de l'église (coté clocher). Pour des raisons dont on ignore les causes imposées arbitrairement par les riverains, il fut impossible de mettre à niveau ces deux espaces dès leurs créations. Aucune délimitation physique (chemin, muret, haie...), ne délimitait pratiquement les espaces. Ce n'est qu'après bien des remaniements successifs que ces deux esplanades, séparées l'une de l'autre par l'entrée du boulevard Julien Pignol, ont retrouvé leur nivellement.

Source : Archives Méjanes - Dictionnaire des Bouches du Rhône - A. Saurel - 1878

 

" Le village de Château-Gombert se présente bien, à 140 m d'altitude, sur un mamelon, mais rien au premier abord n'attire spécialement l'attention. Il y a comme dans tous les villages de la banlieue, des traverses, des rues, des boulevards nouveaux, bordés de maisons neuves. Quant aux habitations plus anciennes, elles ont, comme les nouvelles, un aspect de confort qui dénote une certaine aisance chez ceux qui les possèdent. Le point culminant est occupé par un plateau d'un hectare d'étendue, bordé des trois côtés par des maisons, et de l'autre par l'église paroissiale et une chapelle de pénitents. Au-devant de cette dernière, se trouvent les aires à blé, qui pour des raisons intéressant des particuliers, n'ont pu être nivelées comme le restant de la place. C'est dommage, car si l'aplanissement avait pu être opéré, cette place eût été fort belle. "

Source : Annales des Petits Frères de Marie rédigées à Saint Paul Trois Châteaux - 17 avril 1888 

 

DE L'ORIGINE DU NOM

"Lieu du battage du blé"

Ce mot français est la traduction du mot provençal iero (n. f. prononcé iélo avec tonique sur ié).

Comme son équivalent français, il est issu du latin area mais son sens est limité à "surface plane (autrefois) utilisée pour le battage du blé.

L'aire était une construction à usage collectif, bien identifiée (parfois carrelée), et située à côté du village (excepté dans la plaine du Rhône, la Provence est un pays d'habitat groupé).

Dans les gros villages, on avait même construit plusieurs aires côte-à-côte pour permettre de battre les récoltes de plusieurs agriculteurs en même temps (d'où les aires au pluriel). Il n'y a guère qu'en Provence que des lieux-dits de ce type ont été nommés ainsi.

La commune de Hyères [83], de son vrai nom provençal Iero, est elle aussi nommée à partir de ce mot, car elle est située là où l'on séchait sur de grandes aires le sel tiré des marais de la presqu'ile de Giens.

Source : Google - Petit dictionnaire des lieux dits en Provence - Ph. Blanchet - 2003

Place aux Aires

Place des Héros

Place de l'Église

Recto de carte postale...

Verso de carte postale. Ca ne s'invente pas...!

Place Frédéric Mistral

Place Frédéric Mistral, vue depuis la rue Centrale

Rue Centrale vue depuis la limite des Places des Héros et Frédéric Mistral

Source : Cartomundi