Gombert-story

Gombert-story

Pommes de terre et réquisition !

La séance du 19 septembre 1918 au Conseil Général des Bouches du Rhône fut particulièrement houleuse..... Devant la pénurie nationale, un ravitaillement massif de Marseille en pommes de terre est demandé.... Une réquisition générale est même proposée ! Certains affirment que les producteurs de Château-Gombert spéculent sur la tubercule en l'accaparant. Après vérifications faites par le Préfet, rien ne pu être constaté ni prouvé.

Source : BnF. Rapport du Conseil Général des Bouches du Rhône 1918.

 

Grêve des légumes.

" Maraîchers en grève "

La grève des maraîchers de Marseille qui dure depuis le lundi 19 avril 1909, a donné lieu à divers incidents. Des grévistes, au nombre d'une trentaine, ont arrêté un maraîcher entre la Rose et Malpasse, dans la banlieue de Marseille, et l'ont fortement molesté. Le maraîcher n'a pu entrer dans la ville que sous la protection des gardiens cyclistes. D'autre part, vers deux heures du matin, de nombreux incidents se sont produits dans le quartier de Plan de Cuques, où quarante-sept voitures de maraîchers venant d'Allauch, de la Bourdonnière, de la Pounche et de la Croix-Rouge, ont été arrêtées par plusieurs groupes de grévistes. La gendarmerie du Plan-de-Cuques et les renforts de police, envoyés de Marseille, ont dû charger les manifestants à diverses reprises pour dégager les voitures et leur permettre l'accès des barrières d'octroi. Cependant, une grande voiture remplie de légumes a été dételée et renversée dans une traverse voisine de la route, avant que les services d'ordre aient pu intervenir. Les voitures entrant par les barrières d'octroi de ces divers quartiers ont été escortées par la police jusqu'au marché central. Enfin, des incidents se sont également produits sur le chemin de Château-Gombert, où la police est intervenue pour disperser les manifestants dont l'attitude était menaçante, mais, en dépit de toutes ces tentatives de sabotage, l'alimentation de la ville en produits maraîchers a été encore largement assurée". On notera que le syndicalisme agricole est né en 1890. Les premiers mouvements marquants débutèrent au début du XXème siècle, de même que d'autres mouvements syndiqués (postiers, industrie...)

Source : Le Petit Journal – 23 avril 1909

NB. Le Marché du Cours Julien était occupé par deux parties : la partie montante & la plate. En 1900, on disait, non sans malice : "Les prix montent avec le Cours !..."

Marché du Cours Julien.

On remarquera le " TUERCO " sur les têtes des " REPETIERO " (Femmes qui vendent des fruits & des légumes). Petit coussin (Tortillon) fait de vieux chiffons en forme de cercle

La vigne et La Convention Phylloxérique.

Trois novembre 1881.

Une convention est signée à Berne, entre l'Allemagne, la Prusse, l'Autriche, la Hongrie, le Portugal, la Suisse et la France. Son but est de convenir des dispositions inter états, afin d'éradiquer les effets destructeurs du phylloxéra sur les vignes principalement. La Convention d'origine, du 17 septembre 1878 n'apparaissait pas suffisamment contraignante. Toute la traçabilité doit être contrôlée, y compris dans les pépinières qui reçoivent et revendent des plants et plançons de vigne, ainsi que tous autres produits de l'horticulture. Leurs acheminements hors des frontières devront passer par les douanes.

Le 15 mai 1882, la France ratifie le décret.

Le jardinier de Château Gombert, Toussaint Mallet, est autorisé dans sa pépinière, à faire commerce, en respectant les règles imposées.

Récompense :

Six décembre 1883 :

Rapport du jury agricole qui attribue la Médaille d'Argent à M. Étienne Martin, fils de Mme veuve Martin de Bérenguier, propriétaire à Château Gombert, "sur l'utilisation novatrice de l'huile de Mozambique (huile Roux), pour traiter ses 5 hectares de vignobles et plantations atteintes du phylloxéra".

Sources : Travaux de la Société de Statistiques de Marseille T41 1885. Bnf Destruction du Phylloxéra 1879.

 

Source BnF

Source BnF

VIGNOBLES TYPES

PLATISSADO. Plantation d'une Vigne à plein. C'est le contraire de l'Oulièro.

OULIÈRO ou ouriero. Espace que l'on laisse dans un champ, en plantant la vigne, en sorte que l'on puisse semer du blé dans l'entre-deux.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

Les Marseillais du Terroir avaient cette astucieuse façon d'optimiser leurs terres. Ils pouvaient ainsi cultiver vignes et blé sur une même parcelle.

Le jeu des saisons jouait son rôle..... L'Art d'accomoder les vides !...

SOURCE : ARCHIVE.ORG - LES ANTIQUITÉS DE LA VILLE DE MARSEILLE - J-R DE SOLIER - 1532

L’orangerie

En 1848, M.Clary était propriétaire d'une orangerie de 15 m de long par 3,5 m de large (*). Il cultivait pour la revente, 1.200 plantes exotiques.

(*) A noter qu'elle ne possèdait aucune variété d'orangers en pleine terre ou en pots, au moment du recensement. L'orangerie était le vocable détourné, destiné à indiqué l'endroit où toutes les plantes qui craignaient le gel était rassemblées l'hiver.

Source : Bnf. Société de Statistiques de Marseille -1848.

ARANGERIE. Orangerie : lieu planté d'orangers ; serre où l'on enferme les orangers pendant l'hiver.

Source : Google - Dic. Provençal / français - T2 - Achard - 1785

A noter. BASTARDIERO, Pepinière, terme de Jardinier. Espace de terre où l'on élève des jeunes arbres, jusqu'à ce qu'ils soient assez gros pour être transplantés.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

 

Source : BnF

Le Mérite Agricole

Une récompense honorifique spéciale, permet au Gouvernement d'honorer les serviteurs dévoués de l'agriculture.

Tel fut l'objet du décret du 7 juillet 1883, portant création de l'ordre du Mérite agricole.

Sont décorés Chevaliers du Mérite Agricole à Château Gombert :

Par Décret du 24 septembre 1913

- Louis Amiel, Horticulteur & François Marius Chabaud, Jardinier

Par Décret du 12 janvier 1938

- Marius Bellin, Agriculteur

Par Décret du 26 janvier 1939

- Pierre Blanc, Jardinier

Sources : Journal Officiel

Médaille de Chevalier du Mérite Agricole.

Rosier "Casteu Gombert" Mascasgo.

Dominique Massad - créateur du rosier

Secret d'Histoire

Types de figuiers que l'on trouvait encore aux XVIII et XIXème siècles dans les Bouches du Rhône :

Figues Blanches : 26 variétés

Figues Colorées : 25 variétés

Figues Noires : 14 variétés

Total : 65 variétés de figuiers, de qualités et d'utilisations différentes.

Le dépérissement est dû essentiellement aux bouturages successifs qui rendent les arbres plus malingres, ainsi qu'aux replantages successifs sur les mêmes terres qui ont nourri les arbres précédents (défaut d'alternance). Les premiers effets ont été constatés en 1739.

Source : Google - Statistiques des BduRh - Comte de Villeneuve T4 - 1829

Cacapuco. Ricin ou Palma Christi.

" Plante qui s'élève fort haut, et dont les semences pulvérisées mêlées avec quelque aliment, donnent une diarrhée extrême à celui qui en use. Bien de gens de campagne en introduisent quelquefois dans les figues fleurs, pour se venger des maraudeurs qui les leur dérobent. "

Source : Google - Dictionnaire Provençal - J-T Avril

" A l'équinoxe de printemps, on y cueille la figue deux fois l'An , au solstice d'été et à l'équinoxe d'automne qu'un même arbre produit. Il y en a beaucoup plus en effet, qu'en l'équinoxe d'automne."

Source : Archive.org - Les antiquités de la Ville de Marseille - Jules Raymond de Solier - 1532

 

RICIN

Source : Archive.org - Les sciences occultes - G Plytoff - 1891

FIGO, FIÉ

En voici les qualités les plus connues.

Figo barnissotto : figue bourjassote.

Bignounetto ou camacho : Petite blanche.

D’ai ou fèro : sauvage agreste.

Marseillèso : blanche de Marseille.

Blavetto ou mouissouno : bleue à côte blanche.

Mégrouno : molette ou grasse, noire.

Ooubiquo - Ooubicou : violette.

Rôso : grosse blanche.

Servantino : cordelière

Roumaino : grosse verte

Trouempo cassaire : petite verte

Sources : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839 / Garcin - 1823

GOURMANDS !

BECAFIGO ou BEQUOFIGO, ſi f Becfigue, m. Oiseau qui se nourrit de figues , Il est fort délicat & commun en Provence.

PETITE DOUCEUR...

" Jauvençaux copent la migue

Por fère un pasté de figues "

Les jeunes gents coupent la mie de pain

Pour faire un pâté (*) avec des figues

Source : Google - Dic. vieux Français - F Lacombe - 1766

(*) Ce mot ne doit pas être pris dans l'expression : " Tu me prends pour un " pâté ""....., ce qui ne veut rien dire, et doit être compris pour : " Tu me prends pour un patet ".........

PATET, ETO, adj. Lambin, qui agit lentement ; délicat, qui ne sait comment se décider. On dit aussi, loungagno.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : BnF - CODE RURAL - 1817