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La farandole

La Farandole, en Provençal, " Farandoulo ", est issue du grec, signifiant Phalange ; troupe d'individus liés les uns aux autres par les mains ou des mouchoirs.

Cette danse fut apportée par les phocéens.

Elle est la démonstration de la joie et de la gaité. Le galoubet et le tambourin sont les instruments usités pour la farandole.

Citons par ailleurs d'autres types de danses communes en Provence, aujourd'hui disparues :

Leis Bouffets (Les Soufflets),

Leis Fieloues (Les Grenouilles),

Violettes, Bergères, et autre Jarretières....

Source : Bnf. La Provence Artistique & Littéraire 1882.

 

Source : Cooper Ewit Museum New-York - Le costume en Provence. Ch Roux

Source : Cooper Ewit Museum New-York - Le costume en Provence. Ch Roux

Les danses

Les Bergères. Les Jarretières. La Cordelle.

" A peu de chose près, le costume est le même dans ces trois danses.

Les hommes, en bras de chemise, ont un petit jupon blanc, très court, garni de rubans ; sur la tète, une calotte d'enfant ornée de dentelles.

Les femmes conservent le vêtement du pays avec très peu de changements, mais plus élégant et de meilleur goût que celui des hommes.

Des airs appropriés se jouent sur le tambour de guerre et le fifre.

Dans la danse des Bergères, les danseurs dévident leurs fuseaux et les danseuses filent à la quenouille en cadence.

Dans celle des Jarretières, hommes et femmes, rangés sur deux files, tiennent de chaque main une jarretière, s’enlacent et se dégagent tour à tour.

Dans la Cordelle, le jeu est un peu plus compliqué.

De l’extrémité d’une longue perche, que l’on place au milieu d’un cercle formé par les danseurs, pendent des cordons ou tresses de diverses couleurs, appelés Cordelas en provençal.

Chacun s’emparant d’un cordon s’écarte de façon que tous ces cordons tendus forment un cône parfait. Un saute en cadence et l'on forme la chaîne simple, dont le but est d'entrelacer régulièrement les cordons de manière à recouvrir la perche d'une sorte de natte à carreaux dont les nuances doivent correspondre.

En dansant en sens contraire, on rétablit le premier motif de cette danse, dont l’effet est charmant.

Ces danses, très anciennes, ont été, dit-on, introduites en Provence par les bergers qui transhument avec leurs troupeaux dans les Alpes, d’où elles seraient originaires." 

" Leis Bouffet. — Leis Fieloué.

Dans les Leis Bouffet, les jeunes gens portent une serviette nouée autour du cou, et un soufflet à la main. Ils sautent l'un derrière l'autre, en manœuvrant avec le soufflet et en chantant des couplets qu’ils improvisent sur un air fort gai consacré spécialement à cette danse.

Les Fieloué, ou quenouilles, semblent une représentation satirique des travers des femmes.

Les jeunes gens sont travestis en femmes, leurs costumes sont toujours une exagération des costumes féminins. Ils portent tous de grandes quenouilles enveloppées de papier de différentes couleurs, formant des lanternes dans lesquelles brûlent des chandelles.

Leur chaîne parcourt les rues du village en faisant entendre des couplets plaisants sur les quenouilles et les lanternes. Ces danses fort gaies, accompagnées du tambourin et du galoubet, sont anciennes et probablement nationales, mais on ne sait rien sur leur origine. "

Source : Google - La Provence Usages, coutumes, diomes - Henri Oddo - 1902

Danse des cordelles