Gombert.story

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La police en 1900

En 1909, Château Gombert possède un poste de police.

Le village fait partie du 22ème arrondissement de police (6ème circonscription).

Il dépend du bureau de Justice N°8, situé à la Préfecture.

Cependant, tous les lieux ne dépendent pas du même bureau de Justice. En fonction des évènements, délits ou crimes, les attachements étaient différents :

Bureau N° 3 : Ch des Paroyes,

Bureau N° 5 :

- Château Gombert (entre st Jérôme & Allauch), Tr de Alvergnes,

- Saint Jérôme, saint Mitre, Tr des Serens,

Bureau N° 8 :

Ch Chateau Gombert au Vallon de la Femme Morte (Étoile), La Baronne, La Bastide Longue, Ch Baume Loubière, Bd Blain, Le Cabriou, N-D de Consolation, Collet Redon, Le Colonel, Les Cuestes, La Croix Rouge, La Davine, La Dévotte, rue de l'Église, La Figonne, le Four Neuf, le Grand Cyprès, la Grande Bergerie, la Grande Rue, Tr du Laurier, Tr du Moulin d'Huile, le Nègre, Ch de Palama, Vallon des Ouïdes, Vieux Moulin à vent.

Source : Bnf. Guide à l'usage du Personnel de la Police de Marseille 1909.

 

Source : Cartomundi - Rouge : Poste de police. Bleu : Percement futur vers Plan de Cuques

Source : Maps.google - Percement réalisé

Sirce : Maps.google - Poste de police

Les infractions

Ces quelques exemples, pour mesurer la peine encourue, en rapport du délit, au XIXème siècle.

Le Cabaretier

En 1834, le cabaretier Bonnifay Alexis, 32 ans, de Château Gombert, fut incarcéré. Sa condamnation fait suite à une contravention de simple Police en date du 12 juillet. Le Procureur du Roy l'a fait écrouer jusqu'au 19 juillet, dans la Prison des Présentines (*). Les actes délictueux pour ce genre de commerce étaient principalement sur la nature et la qualité du vin qui y était servi ; quelques fois pour jeux prohibés.

Sources : Archives Départementales - Tableau Historique & Politique de Marseille - 1837.

Le Cultivateur

En 1841, le cultivateur Coulomb André, 24 ans, de Château Gombert, fut incarcéré. Sa condamnation fait suite à une contravention de simple Police en date du 24 avril. Le Procureur du Roy l'a fait écrouer jusqu'au 29 avril, dans la Prison des Présentines (*). Les actes délictueux pour ce genre de fait étaient principalement le fait de braconnage et/ou hors des dates imposées.

Source : Archives Départementales

Le Bourrelier

En 1842, le bourrelier, Fouque Jean-Baptiste, 19 ans, de Château Gombert, fut incarcéré. Sa condamnation fait suite à une décision du Tribunal Correctionnel en date du 5 juillet. Le Procureur du Roy l'a fait écrouer jusqu'au 30 juillet, dans la Prison des Présentines (*). Sa condamnation fait suite, à un bris de clôtures et destructions. Son appréhension a été faite avec un groupe d'individus, parmi lesquels, Foucou Marius, 21 ans, cultivateur à Plan de Cuques.

Source : Archives Départementales

(*) Les religieuses de Sainte Ursule (les Présentines) ont créé leur Ordre en 1647. Leur Couvent était situé sur l'actuel emplacement de l'Hôtel de Région, Place Jules Guesde. Après la Révolution, il servit de caserne, puis de prison pour femmes et enfin pour hommes et femmes.

 

Arch. départementales - Prison des Présentines

Le perruquier et le faux ensorceleur

En 1873, un perruquier de Château Gombert est faussement accusé d'avoir ensorcelé un enfant. L'accusatrice, démasquée, est jugée, puis condamnée à un mois de prison et 1.000 francs d'amende.

Sources : BnF

Saint Louis, roi de France, est le patron des perruquiers. Source : Lou Trésor dou Félibrige

Cahier de doléances - Sénéchaussée de Marseille 1789

 

Source : BnF

Source : BnF

Des brigands à Château Gombert (octobre 1800) Source : BnF

Assassinat - Mardi 24 juillet 1866

Source : BnF - Le Salut Public de Lyon

 

 

Source BnF

Les amants du Cap Canaille

En mars 2001, un fait divers sordide éclaira bien malgré lui, d'un coup de projecteur, le village de Château Gombert. L'affaire avait tenue en haleine la population Marseillaise, et s'était soldée par l'assassinat de deux personnes.

Source : Google - Youtube " Faites entrer l'accusé " France Télévision - France 2

 

Source : France 2

Secret d'Histoire

26 juin 1841

Les peines encourues étaient variées.

Au XIXème siècle, outre la peine capitale, la déportation à vie (Nouvelle Calédonie), la déportation temporaire (Guyane),...., une variété de condamnations étaient promulguées.

Parmi elles, l'exposition au pilori, suivie de la déportation.

Marseille avait son lieu d'exposition publique, en limite haute de la Canebière : angle Canebière et Cours St Louis (début rue de Rome)

Allauch avait le sien. Cf. en suivant

Source : arch municipales

Nota : Les expositions avaient lieu angle Canebière et Cours St Louis (début rue de Rome)

Nota : La totalité de la Canebière n'est pas percée. Source : Arch. municipales

Source : BNF - Mémoire de l'académie 1929 . Pilori d'Allauch au XIVème siècle