Gombert.story

Gombert.story

Les Tirailleurs Marocains

Seize août 1944.

Associés au débarquement, trois Groupements de Tirailleurs Marocains débarquent sur les plages de Cavalaire. Ils participent à l'attaque du Mont Faron, puis, sous les ordre du général Jean de Lattre de Tassigny, se dirigent vers Marseille en trois groupes.

Alors que les Spahis et les Cuirassiers prennent la route, les goumiers coupent à travers les collines pour atteindre la banlieue, puis Marseille.

Le 1er GTM attaque par Peynier, contourne Château Gombert,

Le 2ème, au centre, passera par Aubagne,

Le 3ème suivra la côte par Cassis.

Le 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens aura aussi des missions similaires dans les localités environnantes avant de parvenir à Marseille.

 

Explosions de Palama.

22 août 1944. Alors que les troupes débarquées en Méditerranée, traversent à pieds dans le plus grand secret le massif de l'Étoile en direction de Château Gombert, un malheureux accident se produit, et révèle leurs présences sur les hauteurs de Palama.

Un soldat qui saute depuis un mur, fait éclater son sac rempli de grenades. Bilan : trois soldats français morts, douze blessés.

Les FFI ont demandé au curé de Château Gombert d'assurer leurs obsèques religieuses.

Source : Journal paroissial de Château Gombert - Noël Antonetti.

 

L’attaque du Collet Redon

19 août 1944.

Un groupe de 60 partisans attaquent le Collet Redon, pour détruire les batteries anti-aériennes (*) du quartier de Château Gombert.

La garnison compte une centaine d'allemands puissamment retranchés.

Le commandant Courtois, habitant Château Gombert sera l'artisan de leur reddition. Ils parviennent à s'en emparer le 23, ainsi que d'un stock d'armes lourdes, avec l'aide du 7ème Régiment de Tirailleurs Algériens, venant d'Allauch.

(*) L'on ne sait pas s'il s'agissait de canons mono ou bi tubes

Sources :

L'Express 24 juin 2004 - Pierre Miquel.

Journal paroissial de Château Gombert - Noël Antonetti.

André Négis dans "Marseille sous l'occupation'

 

Source : Google - Le Collet Redon (Vue prise vers l'Est)

Dommages collatéraux Tramway attaqué.

16 août 1944, 16h 10.

Pour une raison inconnue, le tramway de la ligne N°5 qui revient de Château Gombert est pris pour cible par un avion allier, devant la propriété "La Baronne".

Bilan : quatre morts de Château Gombert, une vingtaine de blessés, soignés sur place.

Source : Journal paroissial de Château Gombert - Noël Antonetti.

 

Propriété " La Baronne " Chemin de Château Gombert "

La Parade acceuille

Le bombardement sur Marseille, du 27 mai 1944, qui avait pour objectif la destruction des installations ferroviaires des principales gares, a fortement endommagé les constructions situées à proximité de ces mêmes gares, occasionnant du même coup un grand nombre de victimes.

Quelques bombes perdues de leur objectifs initiaux (pratiquement pas atteints) sont tombées largement hors des installations ferroviaires (Saint Charles & Blancarde). Quelques dégâts furent occasionnés au Petit Séminaire.

Une partie des résidents (une cinquantaine) a été accueillie au Château de la Parade pendant quelques mois, le temps de reconstruire....

Source : Mémoires du Père Herrmann, ancien curé de Plan de Cuques

Le Fortin de Palama

Une bien étrange construction domine Château Gombert. Il s'agissait d'un poste d'observation allemand, permettant de surveiller un secteur compris entre l'Estaque et Aubagne. Aucun matériel n'a été retrouvé (Antennes, optiques...)

 

 

Vue Nord

Vue Ouest

Vue vers l'Estaque

Vue ver Aubagne

Entrée

Marseille occupée 1939 1945

Air France (sur la Canebière) : Quartieramt

Quartier Boulevard Chave (tunnel tramway) : abri allemand

Boulevard des Dames : batterie & abri anti-aérien réservé aux allemands

Boulevard National : dépôts d’intendance & transports militaires

Boulevard National (n° 119) : fichiers, office de la main d’œuvre & organisation Todt

Boulevard Rodochanachi : immeuble de la Gestapo

Callelongue : batteries Camp Saint-Pierre : centre de tri des déportés

Cap Janet : base sous-marine en construction (seul le bunker atelier a été construit. Les nombreux bombardements alliers ont empèché la construction des bassins qui devaient être construit perpandiculairement).

Caserne Audéoud : caserne

Caserne Busserade : Wermacht

Caserne du Muy : parc d’artillerie

Centre équestre de La Cravache : unité motocycliste de la Wermacht

Champ du Racati : batterie & dépôt d’artillerie

Château de Carladan : dépôt d’essence & dépôt de munitions

Château d’eau Périer : batterie

Château des Fleurs : caserne

Château-Gombert : hôpital militaire & cimetière pour hommes de troupe

Château d’If : batteries

Cinéma Capitole : Soldatenkino

Cinéma Majestic : Soldatenkino

Cinéma Pathé : films de propagande

Cinéma Rex : centre de recrutement allemand & cinéma allemand

Cinéma Les Trois Salles : cinéma allemand

Collet-Redon : batteries

Compagnie Mixte : office de placement allemand

Couronne (La) : batteries

Cours Pierre Puget (n° 29) : commissariat aux affaires juives

Ecole de Cluny : Kreigsmarine & Luftwaffe

Escalette (L’) : batteries

Estaque (L’) : batterie

Faculté de droit de la Corderie : bureau militaire

Fort Saint-Jean : dépôt de munitions

Fort Saint-Nicolas : batteries allemandes

Frioul : batteries allemandes

Garage Mattei : unité motorisée de la Wermacht

Gare d’Arenc : centre de déportation & ravitaillement militaire

Gare Saint-Charles : Kommandantur étrangers & service des faux papiers

Gare de triage du Canet : batterie anti-aérienne

Goudes (Les) : batteries & fort

Grand Hôtel : police militaire

Haut Périer : villas des hauts officiers allemands

Hôpital de l’Angelus : observatoire d’artillerie & Etat-major artillerie

Hôpital Michel Lévy : hôpital militaire

Hôtel Astoria : logements pour officiers

Hôtel Beauvau : Etat-major & services non militaires

Hôtel Bompart : centre de regroupement des femmes juives

Hôtel du Levant (rue Fauchier) : organisation Todt & milice

Hôtel de la Marine (Louvre et Paix) : Kriegsmarine

Hôtel Noailles : Etat-major Wermacht

Hôtel de Rome et Saint-Pierre : logements pour officiers

Hôtel Splendide : logement des officiers d’Etat-major

Hôtel Terminus : centre de regroupement des femmes juives

Ile Maïre : batteries & observatoire d’artillerie

Notre-Dame de la Garde : PC transmissions & artillerie

Lycée Anatole France : caserne de la Wermacht

Lycée Michelet : centre de tri du STO & front du travail allemand

Lycée Périer : abris antiaériens réservés aux allemand

Lycée Périer (château) : troupes sédentaires

Malmousque : batterie

Mauvais Pas : batteries

Mazargues : État-major & batteries

Merlan (Le) : batterie

Mont Rose : transmissions & batteries

Palais de la Bourse : centre d’exposition anti-bolchévique et anti-Juif

Parc Borély : dépôt d’essence & batteries

Parc Chanot : dépôt d’essence

Parc Mermoz : intendance militaire

Petit Nice : cercle militaire

Pharo : batterie Pharo (anse du) : champ de tir

Place Delibes : abri allemand

Place Garibaldi : central téléphonique

Place Reyer : cabaret spectacle allemand

Plage (du Roucas-Blanc à Montredon) : mur de béton de 2 mètres de haut en quasi-continu

Poste Colbert : centre de transmissions

Prison des Baumettes : centre d’exécution & prison militaire

Prison Chave : centre de détention, Sipo & transit des Juifs

Quai des Belges : batterie allemande

Redon (collines du) : dépôt de munitions & batteries

Rue d’Alger : Casa d’Italia & délégation militaire italienne

Rue d’Armény : Kommandantur

Rue Brochier : milice Rue

Croze-Magnan : ateliers automobiles Sipo et Gestapo

Rue de la Darse : Jeunes de l’Europe

Nouvelle Rue Honnorat : STO

Rue d’Italie : centre de regroupement des femmes et des enfants juifs

Rue Lemaître : hôpital militaire

Rue Paradis (n° 425) : Gestapo & salles de tortures de la Gestapo

Rue Paradis (n° 444) : immeuble de la Gestapo & cellules au 7ème étage

Rue de la Tour : cabaret spectacle et bordel allemand

Saint-Barnabé : détachements militaires divers

Saint-Julien : dépôt d’artillerie & Wermacht

Vieille Chapelle (La) : batteries

Villa Gaby : service de l’information

Villa Mon Rêve : siège de la Sipo

Villa 425 rue Paradis : siège de la Gestapo

 

Santé et hygiène à l'école en 1939

L'hygiène dans les écoles faisait partie des préoccupations majeures.

Source : BnF - Conseil Général des Bouches du Rhône - Rapport du Préfet - Deuxième Session Ordinaire 1939

Source : BnF - Recensement des cabinets médicaux par la Préfecture

Source : BnF - Conseil Général des B du Rh 1939 - Rapport du Préfet