Gombert-story

Gombert-story

Prise de possession des terres entre Sisteron et Gap

Par lettres-patentes du 3 février 1304, Charles II, Comte de Provence et de Forcalquier, consent à faire échange de divers fiefs du baillage de Sisteron avec son féal et familier Pierre de Gombert, son procureur dans les dits comtés, et il ajoute que si les revenus qu’il cédera à Bevons dépassent les revenus que Pierre lui cédera à Mison et à Bayons, il fait abandon à celui-ci de toute soulte en considération de ses services, serviciorum ejus intuitu.

En mars 1309 (notaire Grosso à Digne), le même Pierre achète encore au Baillage de Sisteron les fiefs de Dromon de Saint-Giniez d’Authon et de Briançon ;

In fine, chacun des fiefs (presque tous jointifs), a une superficie comprise entre dix et douze kilomètres carrés.

Ils se situent selon un axe Nord Sud, sur la partie Orientale de la Durance (rive gauche).

La végétation y est abondante (bois, résineux...). Bien souvent, les terres acquises ont été délaissées par l'Ordre des Templiers qui avaient le pouvoir d'en faire commerce de bois de futaies pour construction (Cf. article suivant), et chauffage. Les terres non boisées sont destinées au blé.

La culture fruitière y est rare. Les quelques paysans présents partent l'hiver offrir leurs services dans les bourgs. Ces fiefs ont rarement un castel. Tout au plus une maison forte construite sur un promontoire. L'idée était de posséder les fiefs laissés libres, et ( quelques-uns sont le plus souvent gérés momentanément par l'Église ), de les associer de manière contigüe, dans une zone bien précise.

En l'absence de Baronnie ou de Marquisat, la terre occupée est dite : Terre seigneuriale non titrée.

Bien souvent, les seigneurs portent ou associent à leur nom, le nom des terres qu'ils possèdent.

 

(de) Gombert et les Chevaliers de Malte

ORGANISATION DE L’ORDRE DE MALTE

" Les Ordres de chevalerie n'étaient dans le principe, que des associations volontaires et libres, dans lesquelles les actes de charité et de bravoure tenaient la plus grande place.

Plus tard divers Ordres furent fondés par les Souverains pour donner à leurs fidèles des distinctions honorifiques, récompenser le mérite, les services rendus ou les actions d'éclat.

Les plus anciennement connus sont les Ordres du Temple et de Saint-Jean de Jérusalem qui remontent à l'époque des croisades, et dont l'histoire, au début, est souvent confondue, quoique la priorité revienne aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Puis on eut les Ordres Teutonique, de l'Annonciade, de la Toison d'Or, de la Jarretière, des Saints Maurice et Lazare, de Saint-Georges, de Saint-Michel, du Saint-Esprit, de Notre-Dame du Mont-Carmel, de Saint-Lazare, de Saint- Louis, etc., pour ne parler que des plus connus avant la Révolution.

Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem n'étaient d’abord que les religieux ou gardiens d'un hospice destiné, vers l'an 1060, à donner asile aux pèlerins qui visitaient les Saints-Lieux.

Après la première croisade, la nécessité de se défendre contre les hordes musulmanes, unit dans une même institution l'élément religieux et l'élément militaire, et les moines de l’hospice placé sous l'invocation de Saint-Jean- Baptiste devinrent les Frères hospitaliers et militaires de Saint-Jean de Jérusalem.

Supplément au Bulletin Héraldique d’avril 1891.

Source : BnF

Source : BnF

Source : BnF - La Commanderie de St-Jean de Jérusalem de Gap et les membres qui en dépendaient au XVIIIe siècle

SOURCE : ARCHIVE.org - L'ORDRE DE MALTE DANS LA VILLE D'ARLES - A CHAILAN - 1908

Les frères Pontifes

Corporation religieuse établie en Provence, dès le XI ème siècle, pour la construction de ponts sur les rivières et agrégée aux hospitaliers de Saint Jean vers 1277. On leur doit la Chartreuse de Bon-Pas sur la Durance.

" Li fraire pountié ". Source : Lou Trésor dou Félibrige " - Frédéric Mistral

Dromons- Saint Géniez

Terre acquise en partie par Pierre de Gombert, Procureur du roi Charles II d'Anjou, en 1305.  ( Un acte le situe en 1309 ).

Source : BnF - Dictionnaire de la Noblesse De la Chenaye Desbois 1774

NOTA - L-LALANNE (1872) attribue ce fief à un Gombert de Bretagne

Castrum Dromond. " Village à trois lieues de Sisteron son chef-lieu d’arrondissement et de canton. Le mot Dromons est celtique. Il est formé de dro, couper, et mon, pierre. En effets il y a près du village un rocher qui a été coupé par la main des hommes. Ce rocher est appelé pierre écrite, parce qu’il s'y trouve gravée une inscription qui rappelle que le chemin fut ouvert là au commencement du cinquième siècle, sous l’empire d’Honorius. Ce chemin fut ouvert par Dardanus, préfet du pré toire d’Arles, afin de pouvoir arriver plus facilement dans une de ses terres où il voulait se fortifier, de manière à se faire respecter des peuples barbares qui menaçaient d’envahir la Gaule narbonnaise. "

Source : BnF - Dic. historique de la Provence - Garcin - 1835

A noter d'autres fiefs : Châteaufort, Entrepierres...

SOURCE : ARCHIVE.gouv

DE GOMBERT MARQUIS DE DROMON

Ordre des chevaliers de Malte depuis 1480. A noter l'origine "Gombert", puis "DE Gombert"

Brianson

Terre acquise par Pierre de Gombert, Procureur du roi Charles II d'Anjou, en 1309 (*).

(*) Terre seigneuriale non titrée parfois mentionnée en 1351.

Parfois écrit "Briançon". A proximité d'Authon. Différent de la ville de Briançon.

Source : BnF - Dictionnaire de la Noblesse De la Chenaye Desbois 1774

 

Authon

Terre acquise par Pierre de Gombert, Procureur du roi Charles II d'Anjou, en 1309

Fief aux terres seigneuriales non titrée.

Source : BnF - Dictionnaire de la Noblesse De la Chenaye Desbois 1774

AUTON ou Authon, Autho

Source : BnF - Dic. Historique de la Provence - Garcin - 1835

 

Fief sur la rive droite de la Durance

Source : BnF - Armorial D'Hozier

Beaudument - Sourribes

Terre acquise par de Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée.

Source : BnF - Dictionnaire des Fiefs Gourdon de Genouilac 1862

Baudimentum. " Village à 4 lieues de Sisteron son chef-lieu d’arrondissement et de canton, au pied de la montagne Saint-Joseph-de-la-Pérusse. Sur un rocher fort élevé sont les ruines d’un château qui avait appartenu à la reine Jeanne,( 1326 / 1382),  où cette princesse allait quelquefois passer le temps des chaleurs de la canicule ".

Source : BnF - Dic. historique de la Provence - 1835

 

 

Bevons - Venterol

Terre acquise par de Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée.

1311, 12 juin. Hommage de Jacques Gombert pour Bevons. M492

1351, 9 mars. Aix: Hommage au sénéchal (représentant du Comte). R. d'A., par n (Famille Noble). J. Gombert, pour Bevons, Dromon, Brianson. — A. 492.

SOURCE : Google - Archives des BduRh - 

BÉVONS, Bedonium.

Source : BnF - Dic. historique de la Provence - Garcin - 1835

 

 

DOCUMENT SOURCE - BnF - PAGE 509

Entrepierres

Terre acquise par de Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée.

Source : BnF - Dictionnaire des Fiefs Gourdon de Genouilac 1862

ENTREPIERRES, Inter-Petræ.

" Le hameau d’Entrepierres a un sol pierreux et de peu de valeur. Ses productions sont peu de chose. Le territoire est arrosé par plusieurs ruisseaux. Celui dit le Jabron n’est qu’un torrent qui porte plus de préjudice que de fécondité. Pop. 438 hab. "

Source : BnF - Dic. Historique de la Provence - Garcin - 1835

 

A noter la proximité de Saint Geniez

Montagne, propriété du seigneur....

Jarjayes, Jarjayos

Terre acquise par de Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée.

 

Salignac Salignacus

Terre acquise par Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée.

 

A noter la proximité de Sourribes et Entrepierres

Procés Entrepierres contre Salignac

Chateaufort

Terre acquise par Gombert en 1200.

Terre seigneuriale non titrée.

 

A noter la proximité de Saint Geniez

Bellaffaire

Terre acquise par de Gombert en 1400.

Terre seigneuriale non titrée..

 

A noter la proximité de Authon, Saint Geniez, Chateaufort

Bellaffaire à droite, Venterol à gauche

Bayons Bayo

Terre acquise par Gombert.

Terre seigneuriale non titrée.

Source : BnF - Mémoire institut historique de Provence 1932 T9

 

Notons la proximité d'Authon, Saint Geniez, Verdaches

Verdaches

Terre acquise par Gombert en 1500.

Terre seigneuriale non titrée.

Source : BnF - Mémoire institut historique de Provence 1932 T9

NOTA - L-LALANNE (1872) attribue ce fief à un Gombert de Bretagne

VERDACHES, Castrum de Verdaches. " Village du canton de Seyne, à 15 lieues de Digne, dans un pays de montagnes d’autant plus triste, qu’elles sont neuf mois de l’an couvertes de neige. Aussi, pendant l’hiver, il n’y reste presque que les vieillards, qui s’occupent à carder et à filer la laine. Pop. 270 hab."

Source BnF - Dic. historique de Provence - Garcin - 1835

A noter que tous les fiefs attribués aux "Gombert" ne produisent principalement que du blé et des coupes de bois....

 

A noter la proximité de Saint Geniez et Authon

Armorial d'Hozier

Les temps sont durs....

Chateauneuf - Val saint Donat

Terre acquise par de Gombert

Terre seigneuriale non titrée.

Autrefois Chateau-Neuf-le-Charbonnier

Source : BnF - Dic. historique de la Provence - Garcin - 1835

 

A noter la proximité de Salignac et Entrepierres

Entrechaux

Terre acquise par Gombert en 1351.

Terre seigneuriale non titrée

Autrefois Intercallis

Source : BnF - Dic. historique de la Provence - Garcin - 1835

 

Esparron de Pallières

Vers 1540, les Gombert-Dromond sont co-seigneurs du fief (*) jusqu'en 1610, date à laquelle, il fut intégralement vendu.

(*) Parfois nommé : Esparon de Palières

Terre seigneuriale non titrée.

Armorial d'Hozier

De Gombert et la Peste

1630. La peste arrive en Provence. Depuis Marseille, elle poursuit jusqu'à Sisteron.

Le 3 mai, Gombert, de Château Gombert, part de son domaine pour s'isoler du Mal, à Esparron. Il est accompagné de son valet pour s'y mettre en quarantaine.

Source BnF - Bulletin de la Société d'Études de Draguignan 1886

Pont de Barret

Fief de Gombert situé dans la Drome, entre le Rhône et la Durance.

Terre seigneuriale non titrée

Source : Bnf - Mémoires de l'Institut Historique de Provence 1932

ET SI LE DOUTE ÉTAIT TOUJOURS PERMIS ?......

Nous l'avons souvent écrit sur ce site, de même quelques rares historiens aussi : Rien ne permet d'affirmer que l'histoire de la Noblesse peut être considérée comme gravée dans le marbre avant le XIVème siècle.

A la lecture de plusieurs (centaines) de documents, et sans vouloir nous faire attribuer le mot d' "historiens", il a été mis en évidence certains points qui demeurent assez obscurs.

Par exemple, les terres seigneuriales attribuées aux "Gombert" et aux "De Gombert".

La nuance est d'importance, car certaines terres, selon les historiens, sont attribuées à des "Gombert" venus de Bretagne, ainsi qu'à d'autres "De Gombert", venus du Sud de France.

Certains lieux sont écrits différemment pour un même endroit Le Baron, Baron, Albaron, Alebaron, Alberon.... quand deux lieux différents, pour un MÊME nom, ne sont pas attribués à des Gombert (Baron d'Arles et Baron de Bretagne)

SOURCE : ARCHIVE.org - DICTIONNAIRE HISTORIQUE DE LA FRANCE - L-LALANNE - 1872

FIN DES FIEFS PROGRAMMÉE...

"On trouve dans les délibérations des communautés de Provence deux longues listes des» communautés déguerpies » en 1725 par suite de la perte des oliviers ou de la contagion, comme Ollioules etc., ou sinistrées par la grêle, inondations comme Segne etc.”.

" Déjà en 1724 une déclaration du roi du 25 juillet, pour obliger les pauvres mendiants valides d'aller travailler aux champs, constate qu’une partie de la campagne demeure inculte en Provence par faute d'ouvriers. Celte émigration était suivie de deux effets également funestes à l'agriculture : le manque de main-d’œuvre, et la cherté des salaires. Cette même déclaration de 1724 attribue le délaissement des travaux agricoles à « la cherté des salaires » “

. En 1723, les bourgeois de la Haute-Durance souffrant d’une véritable « crise des salaires » devenus exorbitants, laissèrent leurs terres en friche ; ils s’adressèrent aux procureurs du pays, pour obtenir un " tarif ", il fut homologué par le Parlement le 26 mars "...

 

LA SUITE, NOUS LA CONNAISSONS : DES FIEFS N'ONT PLUS ÉTÉ ENTRETENUS....., BAS & HAUTS ALPINS ÉMIGRÈRENT VERS MARSEILLE : VOIR LA RUBRIQUE " LES ALLOBROGES "

SOURCE : ARCHIVE.org