Gombert.story

Bibliographie de Gombert

Inventaire des principaux écrits, relatifs aux origines des Gombert

Artefeuil : Histoire Héroïque & Universelle de la Noblesse de Provence T1 - 1757.

Histoire Héroïque & Universelle de la Noblesse de Provence T1 - 1776.

Histoire Héroïque & Universelle de la Noblesse de Provence T2 - 1776

Histoire Héroïque & Universelle de la Noblesse de Provence T3 - 1786

Aubert de la Chesnay Des Bois : Dictionnaire Généalogique, Héraldique, Historique & Chronologique T5 - 1761.

Dictionnaire de la Noblesse T7 - 1774

Belleguise : Maintenues de Noblesse en Provence T3 - 1667.

Borel d'Hauterive : Annuaire de la Noblesse de France - 1859.

Chevalier de Courcelles : Histoire des Pairs de France T8 - 1827.

Dictionnaire Universel de la Noblesse de France T3 - 1821

Charles Poplimont : La France Héraldique T4 - 1874

De Maynier : Histoire de la Principale Noblesse de Provence - 1719.

Gourdon de Genouillac & Marquis de Piolenc : Nobiliaire du Département des Bouches du Rhône - 1863.

Oscar de Poli (Vicomte) : Essai d'introduction à l'histoire généalogique - 1887.

Robert de Briançon : L'État de la Provence T1 - 1693.

A noter une intéressante réflexion sur les état de Noblesse parue dans les écrits d :

Belleguise 1669 par Baron du Roure : Maintenues de Noblesse en Provence T1, 2 & 3 - 1923. (*)

(*) A noter in fine, les précautions évoquées, concernant la filiation des Gombert avant le XIVème siècle.

Alfred Saurel : Dictionnaire des Bouches du Rhône T2 - 1878

Inventaire des principaux écrits, relatifs aux armes des Gombert

Oscar de de la Mégie (Comte) : Légendaire de la Noblesse de France - 1865.

Henri Gourdon de Genouillac : Recueil d'Armoiries des Maisons Nobles de France - 1860.

Charles d'Hozier : Armorial Général de France - 1700.

Chevalier de Courcelles : Histoire Généalogique & Héraldique des Pairs de France T8 - 1827.

Pierre Larousse : Grand Dictionnaire Universel du XIXème siècle - 1872.

César de Nostredame (Caesar Nostradamus) : Histoire & Chronique de Provence - 1614. Revue de Marseille : 1830.

Charles d'Artefeuil : Histoire Héroïque &Universelle de la Noblesse de Provence T1 - 1776. 

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Apperçu des différents contenus mentionnant les origines et les filiations.

Les précautions d'usage sont requises.

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Artefeuil 1757

Artefeuil 1776

Armorial Gombert

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De Courcelles 1821

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De la Chenaye Desbois 1774

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De Maynier 1719

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Poplimont 1874

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Belleguise 1669

Mise en garde Baron du Roure

Synthèse historique

Le document qui suit est une synthèse d'évènements historiques qui n'engage que son auteur. Si les relevés et constatations géographiques de l'Ouvrage semblent cohérents, les sources historiques concernant certains points sont parfois hypothétiques, voire basées sur des écrits préexistants ; leurs auteurs étant sités précédemment.

Prendre les précautions d'usage.

NB. Le texte est la retranscription exacte du document d'origine. Le paragraphe concernant l'attribution des fiefs alpins explique le contenu de la rubrique " Gombert et fiefs " / " Gombert des Alpes "

" Passons aux faits bien établis.

Dès 1141 il est question dans une bulle d’innocent II de l’église de Château Gombert, ecclesiam castelli Gumberti et de certains droits temporels que l’évèché de Marseille avait sur le Podium qui Castellum Gumberti vocatur, évidemment le mamelon sur lequel est aujourd’hui le village de ce nom. Il en est question également dans des bulles d’Eugène III (1848)(*) et d’Anastase IV (1153), qui l’attribuent aussi à l’évèque de Marseille.

(*) Erreur de typographie. C’est 1148 : Pape ayant vécu de 1080 à 1153

Les Comtes de Provence avaient vers la même époque des droits sur ce quartier, car, par lettres-patentes de février 1217, Raymond-Bérenger, comte de Provence et de Forcalquier, le réunit au territoire de Marseille, dispensa ses habitants de toutes charges envers lui et leur accorda les mêmes privilèges qu’a ceux de Marseille, menaçant de sa colère quiconque inquiéterait à ce sujet les gens de son Castrum de Gomberto. Quant a l’origine de cette appellation, elle se rattache bien certainement a l’existence d’une habitation qui aurait elle-même pris le nom de ses possesseurs; de nombreux auteurs l’affirment ainsi, et l’existence à Marseille, dès 1030, du nom de Gombert comme nom de famille, jointe à la situation de ceux qui l’ont porté, corrobore ces affirmations.

En 1030, Gombertus Miles (Gombertus et ceteri comilites), figure au Cartulaire de Saint-Victor comme témoin d’une donation faite à cette Abbaye par Raimbaud, archevêque d’Arles, et le nom de cette famille se retrouve plusieurs fois dans le même Cartulaire.

En 1030 encore, Ricaudus Gomberti figure dans une donation faite par Guillaume et Foulque, vicomtes de Marseille.

En 1070, Geraldus Gomberti vend à l’abaye de Saint-Victor une terré qui lui était contiguë. En 1065 ou 1079, Gunbertus figure comme témoin d’une donation faite par Rostaing, évêque d’Avignon.

En août 1194. Petrus Gomberti et G. (Guillemus) Gomberti assistent comme témoins à un compromis passé par l’abbé de Saint-Victor.

En novembre 1206, Bertrandus Gomberti achète à Hugues de Baux le droit de mirale sur les vins dans la ville de Marseille.

En 1218, Guillemus Gumberti est témoin de l’acte par lequel Raymond-Bérenger accorde aux recteurs de Marseille le droit de battre monnaie d’argent.

En 1229, Gombertus se porte caution pour 100 sols au prieur de Saint-Antonin dans une transaction qu’il passe, au nom de l’abbaye de Saint-Victor, avec l’archevêque d’Aix.

En 1230, Baldouinus Gomberti reçoit, comme premier consul de la ville de Marseille, les lettres-patentes par lesquelles Jacques, roi d'Aragon, fait don aux Marseillais de trois cents maisons à Mayorque.

Petrus Gomberti, Miles, fut procurator régius des rois Charles II et Robert dans les Comtés de Provence et de Forcalquier, et avait en Provence plusieurs fiefs. Par leltres-palentes du 3 février 1304, Charles II, Comte de Provence et de Forcalquier, consent à faire échange de divers fiefs du baillage de Sisteron avec son féal et familier Pierre de Gombert, son procureur dans les dits comtés, et il ajoute que si les revenus qu’il cédera à Bevons dépassent les revenus que Pierre lui cédera à Mison et à Bayons, il fait abandon à celui-ci de toute soulte en considération de ses services, serviciorum ejus intuitu.

En mars 1309 (notaire Grosso à Digne), le même Pierre achète encore au Baillage de Sisteron les fiefs de Dromon de Saint-Giniez d’Authon et de Briançon ; en août de la même année, il est au nombre des Marseillais cités (Petrus Gombertus Miles Jurisperitus), comme ayant été aux Accoules témoins du serment du roi Robert de respecter les franchises et libertés de Marseille et comme lui ayant ensuite prêté serment de fidélité au nom de la population ; enfin en décembre suivant, il reçoit a Aix, au nom du roi Robert, l’hommage rendu à ce prince par la noblesse du Baillage de Sisteron. Cette série de documents ne laissant pas de doutes sur l'existence à Marseille d’une famille de Gombert, sur l’ancienneté de cette famille et sur la position importante qu’elle avait en Provence, la possession par cette famille d’une habitation ayant pris son nom est plus que vraisemblable, et, en l’absence de preuves contraires, cette tradition a lieu d’être maintenue telle que nous la trans-mettons. L’ancienneté de la famille de Gombert et de l’habitation qu’ils firent construire dans le quartier est reconnue par La Chenaye-Desbois, Robert de Briançon, Meynier, Artefeuil, Charles d’Hozier, Barcillon de Morvan ; presque tous disent que cette famille était originaire de Castille. Nous avons cru nécessaire de nous étendre sur les origines de la famille de Gombert, ces origines étant essentiellement liées à celles du village lui-même, mais nous n’avons pas encore épuisé le sujet. . « Guillaume de Gombert, dit Meynier, assista en 1210 à une transaction entre l’évéque Reynier et "

" les principaux de Marseille pour des droits que l’évêque prétendait sur leur territoire. Guillaume en possédait un quartier où il fit bâtir une maison qui fut appelée de son nom Chàteau-Gombert, possédée de nos jours par M. de Ramatuelle. » Or, cette maison était celle qui existe encore aujourd’hui sous une apparence peu féodale, il est vrai, mais avec des murs d’en¬viron 1 m. 50 c. d’épaisseur, se rattachant à une chapelle démolie depuis 1650 qui pas¬sait pour avoir été une habitation des Templiers. Elle était sur une éminence à environ 800 mètres au Nord de la base du mamelon sur lequel est construit le village et d’autant plus en dehors de ce podium que, au fond de la gorge formée par ces deux élévations, coule un torrent fixant entre celles-ci un point de partage très net. Quanta l’acte de février 1217 par lequel Raymond-Bérenger unit le Castrum de Gomberto à Marseille, il prouve implicitement que, alors môme que Château-Gombert eut été autrefois un fief particulier, il ne l’était plus en 1217 et n'était soumis alors qu’à la juridiction directe du souverain. Les termes de l’acte son précis : Volumus et declaramus dictum Castrum de Gomberto et ejus territorium esse territorium unitum et conjunctum et comprehensum cum territorio civitatis Massilie (Nous voulons et nous déclarons que le dit château de Gom¬bert et son territoire sont un territoire uni, joint et compris dans le territoire de la ville de Marseille...) Il nous est bien difficile, contrairement à notre plan, de ne pas ouvrir une parenthèse relativement à l’acte que nous venons de citer. * Cet acte est transcrit au registre Perdicis de la Cour des Comptes, f° 234 ; il est confirmé par les leltres-patentes d’Henri II, du 17 janvier 1551, inscrites à la suite de cet acte ; il a donc un caractère officiel d’authenticité qui paraît à l’abri de toute contestation.

Des critiques dont l’opinion est d’un grand poids inclinent néanmoins à le croire faux, se basant sur ceci que Guillerma, soit Guillaumette, mère et tutrice de Raymond-Bérenger n'a pas existé. Pareille observation a été faite, à propos d’un autre acte du 17 mai 1200, dans lequel paraît Guillaumette, marquise et comtesse de Provence, comme tutrice de son fils cher et bien-aimé Raymond-Bérenger d’Aragon, marquis et comte de Provence et Forcalquier, etc. De la même façon que l’acte de l’an 1217 figure dans les registres de la Cour des Comptes, l’acte de 1200, le seul de cette époque en langue provençale, est reproduit en entier dans un vieux livre formé de feuilles de parchemin relié en basane noire et conservé dans les archives municipales de Marseille.

Enfin, de la même manière que le notaire Durand de Sallerne déclare avoir copié cet acte de 1200, sur son propre original, le notaire Urbain Arbaud, affirme avoir transcrit sans en rien omettre, sur l'original, l’acte de 1217. Les originaux de ces deux pièces ayant disparu, faut-il croire qu’ils ont été fabriqués après coup pour les besoins de la cause ?

Ce n’est pas de nos jours seulement qu’on s’est attaché a démontrer l’ancienneté de Chàteau-Gombert. Les termes d’un procès-verbal de reconnaissance des bornes de la commune de Marseille (18 juillet 1551) sont aussi nets que possible : « Pareillement advance que autre fois mais c’est pour temps immémorial aud. terroir y sollait avoir un chasteau assis sur ung roc estant assis lointain du Caval et devers le cartier de Marseille et la sommite duquel roc ly a encore apparence dancienes murail¬les et forteresse lequel rocher de toute ancienneté et par temps immémorable par commun bruiet voix et fame est teneu et repputé pour le lieu ou estait le Chasteau-Gombert. » Les maisons durent se grouper avec assez de rapidité auprès de ce premier noyau et une église y fut élevée au moins pendant le XII* siècle, sinon auparavant. En l’année 1141 il est question de l’ecclesiatn Castelli Gumberti.

C’est le pape Innocent II qui défend à toute personne de bâtir, soit à Chà- teau-Gombert, soit dans les autres endroits appartenant à l’église de Marseille, sans la permission de l’évéque. Le document déjà mentionné des premières années du XIII" siècle ne permet pas l’hésitation non-seulement sur l'existence, mais encore sur l’importance de l’agglomération.

Au mois de février 1217, Rayrnond-Bérenger accorda aux habitants de Chàteau-Gombert une exemption de toutes impositions et voulut que leur terroir fût uni à celui de Marseille ; mais cette disposition, dit Mortreuil, ne fut point exécutée, et dans les actes postérieurs qui portent délimitation des terroirs d’Allauch et de Marseille, c’est à la limite du terroir de Chàteau-Gombert que sont posées les bornes. Cependant, le 28 avril 1528, on voit procéder au plantement de bornes et limites entre Allauch et Chàteau-Gombert, et un acte de limitation du 18 juillet 1551, dont nous avons cité plus haut un paragraphe, ne laisserait aucun doute à cet égard, puisqu’on cette année tout le monde vient attester que Château Gombert est compris dans le territoire de Marseille, de toute ancienneté. Un arrêt du Parlement, du 15 novembre 1571, déclare bien que le quartier de Chàteau-Gombert est du terroir d’Allauch, mais des lettres patentes de Henri III, du 12 août 1585, unissent définitivement Chàteau-Gombert à Marseille.

" Bientôt il intervient (6 juin 1595) une transaction entre le Chapitre de la Major, les habitants de Marseille et ceux de Chàteau-Gombert, d’après laquelle l'annexion est définitivement consacrée, et le Chapitre reçoit en dédommagement une rente annuelle de 500 écus d'or au soleil du prix Loy et coing de France (notaire Robert Ruffi de Marseille). Cette transaction fut confirmée par arrêt du Parlement, le 14 mars 1614. Chàteau-Gombert se constitua alors en syndicat, et dans l’assemblée générale des possédants biens, on nomma les syndics pour exécuter les décisions, et l’exacteur pour la perception de l’impôt proportionnel. "