Gombert-story

Gombert-story

Création du canal 1

Source : BnF

Création du canal 2

Source : BnF

Création du canal 3

Source : BnF

Chomage du canal - Été 1889

La chaleur et la proximité du choléra, rendent tous les marseillais préoccupés.

Le faible débit de la Durance qui alimente le canal, ne suffit plus à faire tourner les machines qui sont sur son trajet.

Les fontaines et ruisseaux de la ville ne coulent presque plus ; certains sont à sec.

Le peu de débit force les autorités à mettre au chômage les personnels d'entretien du canal.

Les petites entreprises s'arrêtent, faute de maintenance amont.

La crise est là, même sur le tronçon de Château Gombert qui débute après la section des Aygalades. Tout le monde s'en émeut, même les cantonniers arroseurs......

Source : Bnf. La Vedette 1889.

Le chomage du canal août 1890

Source : BnF

Rupture du canal septembre 1890

Source : BnF

La déviation de Four de Buze vers Longchamp

La déviation du canal est située près des propriétés de la famille Rollandin (Possèdants biens des villages de Plan de Cuques et de Château Gombert)

Cette dérivation permettait aussi d'alimenter deux dérivations de moindre importance attribuées à deux syndicats d'expoitants agricoles des terres comprises entre saint Mître et saint Jérôme.

Déviation du canal à Four de Buze (Quartier de saint Mître)

Source : BnF

Origine (controversée) du nom

Voir "Documents d'étude" dans "Bibliographie"

SECRET D'HISTOIRE

Le saviez-vous ?

Le canal qui traverse Château Gombert, en venant de Saint Mître (Four de Buze) vers Allauch, alimente en partie la colline de Notre Dame de la Garde !

Dans son tracé, il alimente la dérivation de saint Barnabé vers le bassin, pour traverser le centre ville, jusqu'au bassin situé rue Lacédémone, face à la Poste.

Source : Google - Promenade sur les bords du Canal de Marseille - E de Saintferréol - 1854

 

Tracé vert depuis saint Barnabé vers le bassin (orange), puis vers N-D de la Garde (bleu)

Bassin rue Lacédémone

Bassin Charles Kaddouz saint Barnabé

CHANSON DU CANAL DE MARSEILLE

LE CANAL DE MARSEILLE

Victor GÉLU

Air : " Oui, j'en conviens, Gillette est bien jolie. "

" Décidément tu gagnes la partie :

Tes envieux sont réduits à quia ;

Fils de l’aride et vieille Massilie

Tu peux chanter enfin l’alleluia.

Le ciel a beau vouloir y mettre obstacle ;

Sur tes rocs nus, sur ton sable natal

Les oasis vont fleurir par miracle :

On t’a permis de creuser un canal.

Mais aujourd’hui que tout cadeau s’escompte,

Il faut payer des bienfaits aussi grands.

Tes magistrats ont déjà fait leur compte ;

Il est nourri : dix millions de francs !...

De tes Riquet pour stimuler le zèle,

Cent mille écus enfleront le total.

Courage, allons ! vide ton escarcelle :

On t’a permis de creuser un canal.

Dieux ! quels gros choux ! quels navets ! quelles raves

Dans ton terroir, immense potager !

Combien les fruits mûriront plus suaves

Au riche Eden qui sera ton verger !

Mais ces trésors le luxe s’en empare ;

On les ravit à ton humble régal ;

Plus abondant, le fruit devient plus rare :

On t’a permis de creuser un canal.

Depuis vingt ans si ton heureuse ville

Pour ses travaux a faute d’ouvriers, 

On y mettra bon ordre, sois tranquille :

L’on va créer usines par milliers....

Le paupérisme a gangrené la terre,

Sans t’imprimer son stigmate fatal ;

Plus tard , hélas ! fuiras-tu cet ulcère !

On t’a permis de creuser un canal.

L’édit du prince a commué ta peine :

Dorénavant de faim tu dois pâtir ;

Jadis la soif te mettait, hors d’haleine ;

Tu souffriras toujours, pauvre martyr !

Car chaque goutte en ton verre épanchée ,

Payant la dîme au fisc municipal,

Te coûtera de pain une bouchée :

On t’a permis de creuser un canal.

Mais, diras-tu, ce tribut qu’on prélève,

Combien de temps ai-je à le supporter ?

Puisqu’à mes frais le monument s’élève,

Me sera-t-il donné d’en profiter ?

Oh ! sur ce point que ton cœur se rassure :

Si le destin te préserve de mal,

En dix-neuf cent tu boiras de l’eau pure :

On t’a permis de creuser un canal."

Novembre 1838

Source : Google - Chansons Provençales - Victor Gélu - 1856