Gombert-story

Gombert-story

Coquilles saint Jacques

Leur " pouvoir " agissant n’a jamais été expliqué, mais il serait dû au fait que ces ondes entreraient en " résonance " avec les cellules vivantes.

La coquille Saint-Jacques est donc " utilisée " depuis des années pour purifier des maisons, des habitations, pour " recharger " en énergie certains objets et pour " dynamiser " l'air, certains aliments, ou de l’eau...

Elles sont fixées sur les murs des habitations.

Cf. Entrée de Château Gombert

Traverse des omnibus

Traverse des omnibus

Fossile de coquille - Murs de maisons à Collonges la Rouge (route de St Jaques de Compostelle) & Turenne, en Dordogne

Faire sant-miquéu (*)

(*) Déménager

Parmi les usages plus ou moins supersticieux en vigueur dans un certain nombre de familles qui vont occuper un nouveau logement, il est obligatoire que les premiers objets introduits soient :

La salière,

Les allumettes,

Un paquet d'herbes odoriférantes.

Malheur à ceux qui ne se soumettent pas à cet usage  ! Il ne peut que leur arriver des catastrophes.

Sources : Frédéric Mistral T2 843

Faire sant Miquèou.

Déloger. Déménager. Quitter un logement, en sortir ses meubles et les transporter dans celui où l'on va s'établir. Comme le 29 septembre est l'époque à peu prés générale où commencent et finissent les loyers des maisons en Provence, le nom du saint Archange que l'Eglise fête en ce jour, a été donné au déménagement qui est censé avoir lieu ce jour là.

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

SUBRAN , adv. Super annum. Hors de l'année, hors du temps ordinaire, convenu. Delà on dit arrentar subran. Arrenter, louer une maison, après Pâques, après saint Michel.

Source : Dic. Provençal - Achard - 1785

COUNTIER

Leis countiers

Ce sont les douze jours qui précedent la Noël. Les paysans observent exactement le temps qu'il fait ces jours-là, dans la persuasion qu'ils désignent le temps qu'il fera pendant l'année suivante ; en sorte que le 13 décembre désigne le mois de janvier, le 14, celui de février, & ainsi de suite....

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

NB. ENCABANAR , (s') S'encapuchonner, se mettre un vêtement nommé caban. En parlant du temps, se couvrir, devenir sombre.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - JC Achard - 1785

Chauve-souris

Dans la vieille France, la chauve-souris, même si elle était crainte, était souvent placée dans les caves, les granges, les garages ou les greniers pour éloigner le mauvais œil !...

" Rato-panado : Chauve-souris. Espèce d'oiseau nocturne qui a les ailes membraneuses."

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

Se dit aussi Rato-penado

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

" Rato penado véne léu, Te dounarai de pan nouvéu " Cri d'appel des  enfants, pendant les chaudes nuits d’été, qui herchent à attirer les chauves-souris, en agitant en l’air soit un mouchoir blanc, soit un chapeau, et en leur adressant certaines paroles mystérieuses.

Source : Archive.org. Folk-lore de France - P Sébillot - 1906

Chemin de Château Gombert à Saint Mître

ARABRENO

Salamandre.

" Reptile qui est une espèce de lézard à longue queue, dont la peau tirant sur le noir est tachetée de mouches jaunes raprochées. Bien que certains auteurs croient que la salamandre n'a point de venin, néanmoins des gens de la campagne dignes de foi, assurent que soit par son souffle ou autrement, la présence de ce reptile dans une bergerie, y répand une contagion mortelle qui se manifeste d'abord sur l'animal qui en est le plus près , par un gonflement du ventre, suivi immédiatement de la mort, à laquelle n'échappe aucune bête du troupeau renfermé. La salamandre est aveugle et amphibie "

Source : Université de Toronto - Dictionnaire Provençal - Français. 1839 - J-T Avril

NB. Le texte n'engage que son auteur. Cependant, il a été constaté que l'alcaloïde projeté par la salamandre peut être fatal dans certains cas à un chiot ou un chaton (paralysie de la machoire ou suffocation par exces de salive)

Les grandes bergeries de Château Gombert (Jas de Carri...) y faisaient-elles références.....?

Conjurer la chenille

On jettait dans les champs les miettes du repas de Noël pour conjurer les chenilles qui rongent la luzerne :

" Uno brigo faï manja 'n pan "

Brigo : miette, débris

Source : Lou Trésor dou Félibrige T1 374 - F Mistral

" En Provence, figurent toujours au banquet de Noël, quelques plats d'amandes dont on conserve les écales pour les répendre dans les champs, afin d'obtenir une abondante récolte."

Source : Lou Trésor dou Félibrige T1 84 - F Mistral

LAGRAMUÈ

Lézardeau.

" Larmeuse. Petit reptile à quatre pieds, gris et noir, long de cinq à six pouces. Il va très-vite à la course. Il se tient à la campagne dans les trous des vieux murs.

Il a la queue double. Les gens du peuple le tiennent pour devin. "

Se dit aussi :

" Largamué "

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

" Seps " - " Langromue "

LIMBERT. Lézard vert. Le peuple a la superstition de croire que cet animal est l'ami de l'homme.

Source : Dictionnaire Provençal - Garcin - 1823

MATAGOT(S)

Chats sorciers qui enrichissent.

" Il est encore dans les campagnes des gens qui, croyant aux sorciers, attribuent à certains chats choyés, la vertu magique de procurer des richesses à ceux qui en prennent soin, et qui leur ont voué et leur donnent à manger la première portion des alimens qu'ils vont prendre

A leis matagots, vai douna à seis matagots : il a des chats sorciers , il va soigner ses sorciers."

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril - 1839

MATAGOUN.

Esprit sorcier, esprit folet, esprit malfaisant. Le peuple est encore dans la croyance qu'il existe des gens à pouvoir de nuire par des maléfices.

MASC, MASQ, MASCO, MASQUO (*)

Magicien, sorcier, enchanteur. Qui use de sortilèges. Vieilho masquo. Vieille sorciere. Crest qu'es masc. Je crois qu'il dévine. Du celt. Masč.

MASCARIE

Magie, sorcellerie, sortilège.

MANIAR

Ensorceler une personne ou le bétail

Source : Le nouveau Dic. Provençal / Français - Garcin - 1823

(*) D'où l'expression " emmasquer quelqu'un "..

Pour n’être jamais emmascat (fasciné), on doit mettre à l’envers un vêtement quelconque, bas ou chemise, ce qui ne se voit pas, et alors on ne craint plus d’être ensorcelé.

Source : Les Cris de Marseille - Régis de la Colombière - 1868

COUPER LA QUEUE.....

" Pour qu'un chat croisse bien et devienne beau en même temps, il faut lui arracher le ver ! On appelle ainsi l’extrémité de la queue qui serait un ver ! et il est à noter que l’on conseille de faire cette opération avec les dents. On dit cela, on le répète, quoiqu’il soit certain qu’un chat ainsi mutilé devient furieux, et qu’il y ait eu des chats pris de rage par suite des souffrances qu’ils ont éprouvées, lorsqu’on a essayé de leur faire subir une opération aussi barbare. "

Source : Google - Cris Populaires de Marseille - Régis de la Colombière - 1868

Quand le riz remplace le blé...

Dans les temps anciens, certaines pratiques signifiaient les voeux de bonheur.

Il en était une qui souhaitait le bonheur de chaque marié :

" Aqui tant i’a de gran de blad, tant de tèms sigués marida ! " (*)

Paroles que prononce la belle-mère en jetant du blé sur la coiffe de sa bru, quand celle-ci entre dans la maison de l’époux.

(*) Autant il y a là de grains de blé, Pour autant de temps soyez mariés !

O tempora o mores........

CATOYO

Terme de jardinier, et d'agriculteur. Jaunisse.

Maladie contagieuse des plantes légumineuses, que l'on voit jaunir et dépérir chaque jour.

Leis fayooux an la catoyo : les plantes de haricots ont la jaunisse.

Lorsque les personnes du sexe passent dans les plants de légumes au temps de leurs purgations, elles procurent indubitablement la jaunisse à ces plantes.

On dit fig. et famil. d'une personne valétudinaire (*). " Qu'a la catoyo " : qu'elle va dépérissant...

(*) Personne à la santé chancelante

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

Mosaïque jaune

ESTOUPADO

Cataplasme.

" Sorte d'emplâtre fait avec des étoupes, pour être appliqué sur la partie meurtrie ou affligée.

Leis estoupados dejhouver soun bouenos per leis macaduros : les cataplasme de persil haché avec du sel, sont excellens pour les meurtrissures. "

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

VÉSICATORIO

Vésicatoire (1).

Médicament à base de cantharide

CANTARIDO : Cantharide , sorte de mouche qui étant desséchée & appliquée sur la peau avec du vinaigre, produit des phlictènes(2), & attire les humeurs à la partie où on l'applique.

(1) Vésicatoire se dit d'un médicament vésicant, c'est-à-dire qu'il provoque la formation d'ampoules sur la peau.

(2) Une phlyctène désigne en langage médical une ampoule, une cloque...

Source : Google - Dictionnaire de la Provence - 1785

BUPESTRO : Bupreste , enfle-bœuf : Insecte que l'on a rangé parmi les cantharides, & que l'on croit faire enfler les bœufs qui l'avalent en broutant l'herbe.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

Cantharide

GOUTTO SERENO

Goutte sereine

" Maladie qui cause subitement la privation de la vue, et que le vulgaire attribue aux effets de la lune sur les personnes qui, couchées dans les champs pendant les nuits d'été, ont les yeux tournés vers cet astre. "

Source : Dictionnaire Provençal - J-T Avril

VERTUS OCCULTES DES PLANTES

Les plantes cueillies la nuit de Saint Jean, au clair de lune, ont des vertus curatives plus efficaces ; elles ont aussi des vertus magiques.

La fleur de carlina acaulis (rose de Jérico) indique la pluie et le beau temps.

Source : Statistiques des BduRh - 1824

Carlina acaulis

ARJOOU

Orgeolet

" Bouton ou tumeur qui vient sur les paupières & qui ressemble à un grain d'orge, d'où vient son nom françois. Le provençal est peut-être une corruption de ce mot. Le peuple croit que ces boutons viennent aux yeux des personnes qui ont refusé quelque chose à une femme enceinte. Orgeolet : orgelet "

Source : Dictionnaire Provençal - Français - 1785

GOUITRE

Goitre : tumeur spontanée qui vient au gosier, & qui est causée, à ce qu'on croit, par la mauvaise qualité des eaux.

Home que a lou gouitre. Goitreux.

Source : Dictionnaire provençal - 1785

DEBRUISSAT

Enfants malades d'une forme de diarrhée (lienterie) & qui souffrent des douleurs violentes dans les reins, les épaules....

Les femmes prétendent que cette maladie vient de ce qu'on les a élevés en l'air en les prenant par les bras. Le remède qu'elles emploient consiste à prendre de la crapaudine ( boueno bruisso ) que l'on fait bouillir dans du vin : la décoction sert à frotter de bas en haut, l'échine de l'enfant malade ; on applique ensuite dessus, une chemise d'homme sale & bien chauffée.

Source : Dictionnaire Provençal -1785

Crapaudine

TRIACLO

Thériaque. Les femmes du peuple en font prendre à leurs nourrissons pour les endormir.

Si douerme pas douna-li de triaclo : s'il ne dort pas donnez-lui de la thériaque.

Source : Archive.org - Dictionnaire Provençal - J-T Avril - 1839

Composée d'après la légende au 1er siècle, la thériaque, dérivée du mithridate, était considérée comme un antidote universel.

Elle était supposée traiter n'importe quel empoisonnement.

Très rapidement elle devint le remède à tous les maux, quelle que soit son utilisation. C'est un mélange constitué de cinquante à soixante composants 

Pour la Thériaque d'Andromaque modifiée, il est nécessaire de sélectionner, par ordre :

Racines : Iris de Florence, Pentaphyllum, Gingembre, Costus arabicus, Rhaponticus (rhubarbe), Gentiane, Acorus verus, Meum Athamanticum (fenouil des Alpes), Valériane, Aristolochia, Asarum, Fraxinella, Scilla, Agaric.

Écorces : Canelle, Cassia lignea.

Bois : Calamus, Aspalathus, Xylobalsamum.

Feuilles & herbes : Malabathrum, Chamaedris (germandrée), Scordium, Dictamnus, Majorana, Calamintha, Marrubium, Marum, Chamaepithys.

Fleurs : Crocus, Staechas, Schaenanthum, Polium, Hypericum, Centaurium, Rosa purpurea, Nardus.

Semences : Orobus, Napus, petroselinum, Ammi, Anisum, Thlaspi, Foeniculum, Daucus, Seseli, Cardamomum.

Fruits : Piper orientale (poivre long), Piper nigrum (poivre noir), Amomum, Carpobalsamum.

Sucs liquides : Opobalsamum, Therebinthina, Vinum (vin cuit), Mel (miel).

Sucs condensés : Opium, Hyposistis, Sucus acacia, Sucus liquiritia (réglisse).

Gommes : Gomme arabique, Styrax, Sagapenum, Opopanax, Galbanum, Bitumen (bitume de Judée), Myrrha (myrrhe), Thus (encens), Resina lentiscina (mastic).

Terres : Terra lemnia (terre séellée).

Minéraux : Chalsitis vera (vitriol calciné).

Animaux : Castors (bourses proches des testicules), Vipera (hors tête et bout de queue sèchées)

Source : Archive.org - Nouveau Traité de la Thériaque - A Trévoux - 1708

L'utilisation de la thériaque se fit jusqu'au 19e siècle.

Normalement on doit s'endormir....

TRIACLO, Corruption de thériaquo.Thériaqua, électuaire cordial qui est composé de plusieurs stomachiques. Du latin theriaca.

Source : Google - Dic. Provençal - Achard - 1785

 

Source : Archive.org

Source : Archive.org

MITHRIDAT(E)....OU THÉRIAQUE "ALLÉGÉE" !.....

MlTHRIDATE. Mithridat , Metredat.

" On ne dit plus aujourd’hui que Mithridat. L'Acad(émie), dit Mithridat.

Antidote ou composition qui sert de remède comme opium, vipères, seilles, agaric (champignon), stincs, etc.

Voyez-en la composition dans Charras et dans les Dispensaires.

Mathiole dit que le mitridate sert autant contre les poisons que la thériaque, quoique sa composition soit plus aisée à faire.

Prendre du mithridate.

Ce nom vient de Mithridate, Roi de Pont, qui avait tellement fortifié son corps contre les poisons par des antidotes et préservatifs, qu’il ne put s’empoisonner, quand il se voulut faire mourir. On en trouva la recette dans les coffres de Mithridate, écrite de sa main , et elle fut portée à Rome par Pompée. Longtemps après, elle fut mise en vers par Damocrates, fameux Médecin , et depuis, transcrite par Galien en son "second livre des Antidotes".

On appelle "vendeurs de mithridate", les charlatans et saltimbanques, qui vendent des drogues et des remèdes sur les théâtres, et figurément ceux qui parlent promettent beaucoup, et qui ne tiennent rien..."

Source : Google - Dictionnaire universel - A Furetière - 1727

EN ATTENDANT LES SECOURS.....

Des vertus premières de la moutarde.

Nous portons à la curiosité des lectrices & lecteurs, les mesures coercitives employées, dans l'attente des secours du docteur "miracle"...., si l'état du patient le permettait encore.....!

Source : Almanach Hachette - 1896 . Arch. part.

Aucun doute à avoir quant à la conclusion......

RASQUO

Maladie de la teigne qui attaque les enfans & qui leur couvre la tête de croûtes plates & séches. On a l'habitude de guérir cette maladie en arrachant les cheveux par le secours d'un emplâtre de poix.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

Le premier antibiotique ne sera découvert qu'à la fin du XIXème siècle....

Angi : Maladie de la gale. Mot provençal signifiant "Ange". Nom usité pour désigner le " requin-ange " (Squatina), et duquel on extrayait les oeufs pour en faire du savon désinfectant.

VAPOUR

Vapeurs. Nom d'une maladie qui attaque principalement les femmes sédentaires qui habitent les villes.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

ENVEGEO(S)

 

Tache naturelle sur la peau.

Les femmes grosses sont persuadées que si elles ne satisfont pas un désir de gourmandise, l'enfant naîtra avec un signe qui aura quelque ressemblance avec l'objet convoité.

On donne à ces signes le nom d'envie.

S'écrit aussi envejho

Source : Google - La Provence - Usages, coutumes idiomes - H Oddo - 1902

 

VAQUETTO

 Petite vache : diminutif de vaquo.

Le peuple de Marseille a la manie de garder les écus de six livres marqués d'une vache, c'est-à-dire, battus à Pau : il croit que çela porte bonheur.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

Monnaie du Béarn

PIERRES POSÉES SUR LES ARBRES

Quand un arbre reste quelque temps sans porter de fruits, on met sur le tronc, à l'embranchement des premières ramifications, quelques gosses pierres.

On croit que cela suffit pour le mettre à fruit.

Source : Statistiques des BduRh - 1824

Quand cargas leis aubres, si cargount de fruits (lorsque vous chargez les arbres, ils se chargent de fruits)

Source : Google - Cris des Marseillais - Régis de la Colombière - 1868

TRIOULET

Trèfle des près. Plante qui sert de paturage aux bestiaux.

Trifolium. Le peuple superstitieux croit que lorsqu'il se trouve quatre feuilles au lieu de trois à une plante de tréfle, elle a des vertus singulières, telle que de faire gagner à la loterie, &c...

Source : Google : Dic. Provençal - Achard - 1785

 

Pica la souco

.Superstition qui consiste à frapper sur un cep recouvert des habillements d'un enfant qu'on croit ensorcelé.

Source : Frédéric Mistral

LE PERRUQUIER " ENMASQUEUR " DE CHÂTEAU - GOMBERT

OOUPILA

S' OOUPILA(R).

Terme de médecine

" Avoir le pica ".

" Appétit dépravé qui fait rechercher et manger avec passion certaines choses nuisibles et dégoûtantes , telles que terre, craie, charbon , sel , cendres etc.

Quelques femmes grosses, et les filles attaquées de pâles couleurs, sont fort sujettes à cette espèce de maladie.

S'ooupilo à manjha de gip : elle a la passion de manger du plâtre. "

Source : Arhive.org - Dictionnaire Provençal / Ftançais - J-T Avril - 1839

"Cette maladie attaque quelquefois les enfans, & cette faute dans le regime les obstrue : d'où l'on voit qu'ooupilat, (ado) , est la même chose qu'obstrué".

Source : Google - Dictionnaire Provençal / François - T2 - C-F Achard - 1785

 

LEÏ GOUTTO

LA GOUTTE. En parlant de cette terrible affection, les Provençaux illettrés ne se servent jamais de son nom qu’au pluriel. Ils croient que le mal provient de l’épanchement de quelques gouttes d’une humeur corrosive dans les articulations endolories.

Victor Gélu

PESSUC ou PESSU

UNE PINCÉE. ce que l'on peut prendre avec le doigt index & le pouce. Pessuc, est aussi un pinçon, la marque qui reste ſur la peau, après qu'elle a été pincée. L'on dit aussi, Pessugado.

Pessu de mouert. Tache livide qui se fait sur la peau, & que le peuple attribue aux revenans.

Source : Google - Dic. Provençal - Français - Achard - 1785

BRESSAR

Bercer un enfant, agiter son berceau de côté & d'autre pour l'endormir. La saine médecine proscrit l'usage de bercer les enfants.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

On ne doit pas balancer un berceau vide, ça porte malheur. Si l’on ne berce pas l’enfant qui n’est pas dans le berceau, on berce le diable qui y est certainement ! Car les diables prennent, dès qu’ils le peuvent, la place des anges. Les esprits malins aiment, dit-on, à être bercés.

Il y a des personnes qui ne pensent pas du tout au diable lorsqu’on agite un berceau vide, mais qui sont persuadées que le balancement du berceau procure des coliques au nourrisson auquel sert ce berceau.

Source : Google - Les cris des Marseillais - Régis de la Colombière - 1868

DENT PERDUE

Une dent perdue par accident par un enfant ou arrachée à dessein, lorsqu'il est nécessaire d'en faire l'extraction, ne doit pas être jetée au hasard, parce que un chien la trouvant, il croîtrait une dent de chien à l'endroit même d 'où elle a été extraite ....

Source : Google - Les cris des Marseillais - R de la Colombière - 1868

LES SAINTS PROTECTEURS

Par des motifs souvent inexpliqués, transmis par la tradition, il est parfaitement établi qu’un assez grand nombre d’entre eux étaient et sont encore invoqués spécialement dans certaines circonstances et dans certaines maladies.

Ce qui le prouve surabondamment, c’est que l’on appelait mal de saints les maladies auxquelles la médecine ne pouvait apporter aucun remède ; aussi, les affections pour lesquelles on invoquait ces saints spécialistes , n’étaient même plus désignées par leur nom, dans le langage populaire, mais bien par le nom du saint guérisseur :

La Goutte s’appelait le mal de saint Maur.

La Fistule — le mal de saint Fiacre et de saint Quirin.

Le Cancer — le mal de saint Gilles.

Le Rhume — le mal de saint Aventin.

L’Ivresse — le mal de saint Martin.

L’Ulcère — le mal de saint Eloy.

L’Erysipèle — le mal de saint Antoine.

La Gale — le mal de saint Méen et de sainte Reine.

La Folie — les tranchées de saint Mathurin et le mal de saint Nazaire.

La Lèpre — le mal de saint Job.

L'Epilepsie — le mal de saint Jean-Baptiste.

La Pauvreté(sic)— le mal de saint François , etc., etc.

Les Convulsions s’appelaient la maladie de saint Barthélemy.

Les Boutons et les maux à la figure s’appelaient le mal de saint Laurent.

Les Maladies inflammatoires — le mal de saint Sylvain.

Les Maladies nerveuses — la danse de saint Guy.

VIERGE AU COIN DES RUES

LE SAVIEZ-VOUS ?

La vierge que nous rencontrons parfois au coin des rues de Marseille, exposée dans une niche, n'est pas originellement, qu'un signe consacré à la protection des maisons,  des familles et de la ville.

Son origine remonte au temps où Marseille n'en était qu'au début de sa christanisation. Plusieurs siècles plus tard, le Paganisme restait cependant fortement ancré dans la nouvelle Croyance.

" Le Paganisme avait répandu dans l'esprit des peuples, l'opinion superstitieuse, qu'il se faisaient de fréquentes apparitions nocturnes, de malins esprits dans les carrefours de villes, et que le Démon Hécate (*) s'y faisait voir, avec d'autres monstres d'Enfer, sous forme de chien.

Nos Chrétiens, pour guérir la populace des vaines terreurs que cette folle opinion leur donnait, et abolir une si païenne superstition, s'avisèrent d'y mettre une image de la Sainte Vierge."

Source : Google - Explication des usages et coutumes des Marseillais - F Marchetti -1683

(*) Discours et histoires des spectres - Pierre Le Loyer - 1605 (Livre IV Ch 12) " Mais la terre, autant & plus que les eaux est de mefme encóre pàr endroit molestée des Demons. Les carrefours & les sepùlchres ônt esté de tóût temps craints .des hommes pour les Diables et Esprits malins qui de nuit y seraient apparus"...

A noter que l'extension de Marseille, au delà de ses portes, a favorisé le développement d'un urbanisme initié par de riches propriétaires ; cédant leurs terres, moyennant le nom de leur Famille aux voies ainsi créées, ou ayant autorisation de construire un immeuble qui servira le premier d'une rue ou d'un boulevard. L'installation d'une statue située au futur carrefour, entre le premier et le second étage (ou entre le second et le troisième), répondait plus à perpétuer une tradition, qu'à conjurer les mauvais esprits....