Gombert-story

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JUEC. Se prononce " Jue ". Jeu, exercice par lequel on se délasse.

JUGADOU. Joueur, qui joue volontiers, qui aime le jeu. On dit aussi, Jugaire, arèlo.

JUGAR. Jouer, se recréer, se divertir. S'amuser à quelque jeu. Jugar d'argent. Jouer de l'argent. Jugar signifie encore, parier, gager.

Les Provençaux disent aussi, jugar, pour, jouer d'un instrument quelconque.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

JEU DE LUTTE

BRAÏÉTO

" Dans nos fêtes de village, nos lutteurs, nos coureurs et nos sauteurs en renom portent d’ordinaire un caleçon à grelots ou braïeto, qu’ils conservent avec orgueil tant qu’ils sont vainqueurs à ces jeux gymnastiques. Ils sont moralement tenus de s’en dépouiller et d’en faire hommage au rival qui parvient a les vaincre."

Quita lei braieto. Déposer les insignes de sa profession. Abdiquer.

Source : Google - Chansons Provençales - Victor Gélu - 1856

LOUCHAIRE. Lutteur, celui qui joue au jeu delà lutte

ESTARDASSA. Battre et renverser. On le dit de deux champions qui se battent, lorsque l'un des deux abat et tient l'autre sous lui.

CALLOUSSADO. ROUNSAR. Rosser, battre quelqu’un—Le gagner au jeu.

ESQUINTAR(S'). Se battre à coups de poings. S'arracher les cheveux. Se déchirer les vêtements.

Les Encyclopédie de référence proposent :

"La brancaille (*) est une lutte traditionnelle provençale pratiquée jadis dans le sud de la France. Vient de Brancaï : Pancrace".

(*) Ce mot n'existe dans aucun dictionnaire Provençal. Origine argotique présumée.

PLATO

PRIX. Ce qui est proposé pour être donné à ceux qui, dan» les fétes publiques, réussissent le mieux dans les exercices gymnastiques.

Courre la plato : courir pour avoir le prix.

Gagna la plato: remporter le prix.

L’étymologie de Plato vient de ce que le prix que l’on donnait autrefois ( et même encore aujourd'hui dans les fêles patronales des petites communes ), à ceux qui surpassaient les autres à la course, était un bassin d’étain ayant la forme d’une très-grande assiette plate.

COURREIRE. Coureur. Qui est léger à la course. Qui se pique de bien courir. On appelle Courreire de plato : celui qui court la bague (*) dans une fête patronale.

(*) Cette compétition n'est pas d'origine Provençale. Elle est du Nord de France, et consistait à remettre une bague en argent au vainqueur, qui faisait la course à pieds. La course a été changée en course montée. ; les concurrents terminant parfois complètement nus par la chaleur......

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839

LES JOUETS

Aux XVIII et XIXème siècle, les jouets "élaborés" étaient rares dans les familles. Seuls, les aristocrates et les nobles pouvaient en procurer à leurs enfants (cheval à bascule, maison de poupées, soldats de plomb, quilles, mail..).

En Provence, parmi le "petit peuple", nous trouvons les billes, le cerceau, la toupie, le bilboquet , la poupée de chiffons...

Joujou. Mouine. Jouet. Petites bagatelles que l'on donne aux enfants pour les amuser.

BIMBELOT. Jouet d'enfant.

BIMBELOTIER. Marchand de jouets.

MARIONETTE. 

MARUETTO. Marionette, petite fisgure de bois ou de carton dont les bateleurs se servent pour amuser le peuple. Parlar eme leis maruettos. Il parle seul....

LE HOCHET

JHUGUET. Hochet. Jouet d'un nourrisson. Petit instrument qu'on met entre les mains d'un enfant au maillot, afin qu'il s'en frotte les gencives et se facilite la dentition.

LE BILBOQUET

VIROBREQUIN, VIROBROUQUIN CALABASSO. Sorte de jouet d'enfant.

LE ROULEAU

REGOULET. Petit morceau de bois ou de pierre, plat et rond comme une rouelle, que l'on fait courrir devant les petits enfants.

LA TOUPIE.

ROUNFLOUN. BOOUDUFO. BOODUFFO. Sabot. Sorte de toupie que l'on fait tourner avec un fouet de lanière.

LA CRECELLE

TROQUO. CLIQUETTO. TARABAS. TARABAT. RENET(TE). TIQUETAT (*). Moulinet de bois pour faire du bruit.

(*) Martelet. TIC-TAC. Sorte d'instrument en bois dont les enfans se servent pour faire du bruit à l'office des ténèbres pendant la semaine sainte.

LES QUILLES.

QUIHO. Morceau de bois arrondi et plus menu par le haut que par le bas, servant à jouer au jeu.

LES ÉCHASSES.

ESCARSO. Echasse. Long bâton auquel est attaché un espèce d'étrier ou un fourchon du bois même dans lequel l'on met le pied, soit pour marcher dans les marais, soit pour paraître plus grand, etc. Il n'a guères d'usage qu'au plurieL Mounta su d'escarsos : monter sur des échasses.

COURRIEOU. Roulette, petite machine dans laquelle on met les enfans debout, pour les faire marcher ſans qu'ils puiſſent tomber, Du latin, curriculus. YOUPALA !

LA POUPÉE

PIPADO. Poupée, petite figure humaine, faite de bois, de carton, qui sert à amuser les enfants. Du celt. poppea.

TlTÉ. Poupée, Terme que les enfants disent entre eux.

CALANDROUN. Petit poupon. Terme de nourrice. Aco es moun beou calandroun : c'est là mon joli petit poupon.

PANACHOUN. Chiffon propre à faire des poupées.

PLATEOU. Chiffon pour rapiècer ou faire des poupées.

POUPETO. Terme de nourrice. Bouillie, soupe des enfants.

Nota : Avoir une POUPÉE au doigt : Dets empatas : doigts en poupée. Empata : couvrir d'un linge.

( DE-DE-PEOU. Doigtier. Ce qui sert à couvrir un doigt. On se sert or- dinairement d'un doigtier en peau, pour coiffer un doigt blessé ou malade.)

Acheta uno tité à n'un pichoun, n'est pas uno tant grand couèsto : acheter une poupée à un enfant, ce n'est pas une grande dépense.

NB. CACHO MAIHO. Cache-maille. Tire-lire. Petit vaisseau de poterie ceux,  ayant une fente pour toute ouverture, et par lequel on y fait eutrer de la monnaie. Il est formé de deux mots , cacho cache, maiho maille. La maille était autrefois une petite monnaie de compte valant demi denier.

Sources : ouvrages provençaux des XVIII et XIXème siècle

LE DÉTAIL DES JEUX EST MENTIONNÉ DANS LA RUBRIQUE

" LES ÉCOLES "

 

 

BAGANAUDO

BAGUENAUDE. Tromperie ; badinerie, propos vide de sens. Du celt. baghenoda. On a donné encore ce nom à une capsule membraneuse enflée comme une vessie, qui croît sur le baguenaudier, appellé par les Botanistes colutea vesicaria. Les enfants s'en amusent, en les faisant claquer dans leurs mains.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

GOUSSES DE BAGUENAUDIER

UNE POULE SUR UN MUR...

" Dans certains jeux, lorsqu' il est question de décider quelle est la jeune fille qui commencera, on procède par voie d' exclusion, et de même que lorsqu 'on arrache l'un après l'autre les pétales d' une fleur radiée, en prononçant un mot à chaque fleuron enlevé, il reste une déclaration, ainsi les jeunes filles se formant en rond :

La première venue, qui est la plus grande ou la plus hardie, prononce ce qui suit en frappant sur la poitrine de chacune avec les cinq doigts de la main droite, réunis en pointe.

Mais il s'agit de savoir par qui l'on commencera ;

on dit à haute voix : Qu voou aquello pero ? (qui veut cette poire ?).

Dès que l'une d 'elles a dit iou (moi), c'est celle-ci qui a la première syllabe de ce qui suit :

La pero Gardano  La poire (de) Gardanne,

Que batte la lano,  Qui bat la laine ,

Lou fiou (1)  Le fil , 

Tortiou ,  Tordu ou entortillé,

La din, La dan ,  ( intraduisible ),

Voit-en ou Va-t' en !  Va-t' en !

La première syllabe est donc appliquée à la première fille, la seconde à la seconde, ainsi de suite, et celle à laquelle échoit le Voit-en ou Va-t-en sort du cercle qui, alors se resserre ; on continue ainsi de manière à faire sortir toutes celles qui ont le congé du Voit-en . Cela fait, celle qui reste seule est la première victime du jeu qui va commencer, ou autrement c'est celle qui Plego (plie), du verbe provençal Plegar (plier ou se soumettre), ou enfin c'est, suivant les accords, celle qui est appelée à le diriger ou à le commander.

On emploie aussi les paroles ci-après :

Un pomizo  ?

Cazin, cazo ,  ?

De Piarre,  de Pierre

Simoun,  Simon

Cagaire,  Chieur

Greiffoun.  Griffon (1)

On dit aussi, en commençant par celle qui a désiré d' avoir la Poire, et en appuyant bien sur chaque syllabe :

Une belle poire

Dans un beau jardin,

Saint-Pierre,

Saint-Simon,

Gardez-moi bien ma maison ;

S'il vient quelque pauvre,

Donnez -lui l'aumône,

S 'il vient quelque capucin

Donnez -lui un doigt de vin ;

Et s'il vient quelque larron,

Donnez-lui-cinq-cent-mil-le-coups-de-bâton.

(1) Griffon , animal fabuleux . Le Griffon est, en provençal, la traduction de Robinet , parce que la tête de cet animal y est souvent représentée.

Voici la dernière formule dont nous nous souvenions ; on s'en servait également pour connaître celui qui devait commencer un jeu et l'on appuyait aussi sur chaque syllabe :

A la proumenado,  A la promenade ,

Iou ai rescontrat,  Moi j'ai rencontré ,

Eme sa mestresso,  Avec sa maîtresse,

Toni Barbara,  Antoine Barbara,

Qu'avie leis poussettos,  Qui avait les petites mamelles,

Plenos de tabac.  Pleines de tabac.

Lou toupin  Le toupin (pot de terre),

Fat din-din,  Fait din-din (son d 'une clochette),

La sartan  La poële (à frire),

Fat din-dan,  Fait din-dan (bruit sourd ),

Ma Damo es à la crotto  Madame est à la cave,

Que jugo deis balottos,  Qui joue aux boulettes,

Et Moussur es ad'amount  Et Monsieur est là-haut.

Que jugo doou viouloun.  Qui joue du violon. "

Source : Google - Les Cris des Marseillais - R de la Colombière - 1868

           

SOURCE : GOOGLE - VERSION REVISITÉE......

EXERCICE DE TIR

PAPAGAY. Oiseau de carton que l'on met au bout d'une perche pour servir de but à ceux qui s'exercent à tirer le fusil. Du celte Pape-gault ; oiseau vert.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

A noter : Papagei (Allemand), Papagayo (Espagnol), etc....