Gombert-story

Gombert-story

TRIACLO

Thériaque. Les femmes du peuple en font prendre à leurs nourrissons pour les endormir.

Si douerme pas douna-li de triaclo : s'il ne dort pas donnez-lui de la thériaque. (*)

Source : Archive.org - Dictionnaire Provençal - J-T Avril - 1839

Composée d'après la légende au 1er siècle, la thériaque, dérivée du mithridate, était considérée comme un antidote universel.

Elle était supposée traiter n'importe quel empoisonnement.

Très rapidement elle devint le remède à tous les maux, quelle que soit son utilisation. C'est un mélange constitué de cinquante à soixante composants

Pour la Thériaque d'Andromaque modifiée, il est nécessaire de sélectionner, par ordre :

Racines : Iris de Florence, Pentaphyllum, Gingembre, Costus arabicus, Rhaponticus (rhubarbe), Gentiane, Acorus verus, Meum Athamanticum (fenouil des Alpes), Valériane, Aristolochia, Asarum, Fraxinella, Scilla, Agaric.

Écorces : Canelle, Cassia lignea.

Bois : Calamus, Aspalathus, Xylobalsamum.

Feuilles & herbes : Malabathrum, Chamaedris (germandrée), Scordium, Dictamnus, Majorana, Calamintha, Marrubium, Marum, Chamaepithys.

Fleurs : Crocus, Staechas, Schaenanthum, Polium, Hypericum, Centaurium, Rosa purpurea, Nardus.

Semences : Orobus, Napus, petroselinum, Ammi, Anisum, Thlaspi, Foeniculum, Daucus, Seseli, Cardamomum.

Fruits : Piper orientale (poivre long), Piper nigrum (poivre noir), Amomum, Carpobalsamum.

Sucs liquides : Opobalsamum, Therebinthina, Vinum (vin cuit), Mel (miel).

Sucs condensés : Opium, Hyposistis, Sucus acacia, Sucus liquiritia (réglisse).

Gommes : Gomme arabique, Styrax, Sagapenum, Opopanax, Galbanum, Bitumen (bitume de Judée), Myrrha (myrrhe), Thus (encens), Resina lentiscina (mastic).

Terres : Terra lemnia (terre séellée).

Minéraux : Chalsitis vera (vitriol calciné).

Animaux : Castors (bourses proches des testicules), Vipera (hors tête et bout de queue sèchées)

Source : Archive.org - Nouveau Traité de la Thériaque - A Trévoux - 1708

L'utilisation de la thériaque se fit jusqu'au 19e siècle...

(*) Normalement on doit s'endormir....

TRIACLO, Corruption de thériaquo. Thériaqua, électuaire cordial qui est composé de plusieurs stomachiques. Du latin theriaca.

Source : Google - Dic. Provençal - Achard - 1785

SOURCE : ARCHIVE;ORG

MITHRIDAT(E)....OU THÉRIAQUE "ALLÉGÉE" !.....

MlTHRIDATE. Mithridat , Metredat.

On ne dit plus aujourd’hui que Mithridat. L'Académie, dit Mithridat "

Antidote ou composition qui sert de remède comme opium, vipères, seilles, agaric (champignon), stincs, etc.

Voyez-en la composition dans Charras et dans les Dispensaires.

Mathiole dit que le mitridate sert autant contre les poisons que la thériaque, quoique sa composition soit plus aisée à faire.

Prendre du mithridate.

Ce nom vient de Mithridate, Roi de Pont, qui avait tellement fortifié son corps contre les poisons par des antidotes et préservatifs, qu’il ne put s’empoisonner, quand il se voulut faire mourir. On en trouva la recette dans les coffres de Mithridate, écrite de sa main , et elle fut portée à Rome par Pompée. Longtemps après, elle fut mise en vers par Damocrates, fameux Médecin , et depuis, transcrite par Galien en son " second livre des Antidotes ".

On appelle "vendeurs de mithridate", les charlatans et saltimbanques, qui vendent des drogues et des remèdes sur les théâtres, et figurément ceux qui parlent promettent beaucoup, et qui ne tiennent rien...

Source : Google - Dictionnaire universel - A Furetière - 1727

Benjouin. Alexitère. Substence résineuse qui prévient l'effet des poisons et des venins. Nom donné au XVIème siècle à un remède issu de la décoction de racine d'impératoire.

APOUZEMO, Apozème, Décoction de racines, de feuilles, &c. à laquelle on ajoûte quantité suffisante de syrop. Les Médecins ont reconnu que les apozèmes étaient les remèdes les plus actifs dans la plupart des maladies chroniques. Du grec bouillir.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : ARCHIVE.ORG

IMPÉRATOIRE

ALEXITÈRE

REMÈDE qui prévient l'effet des poisons et des venins.

Nom donné au XVIème siècle à un remède issu de la décoction de racine d'impératoire.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

 

VERTUS OCCULTES DES PLANTES

Les plantes cueillies la nuit de Saint Jean, au clair de lune, ont des vertus curatives plus efficaces ; elles ont aussi des vertus magiques.

La fleur de carlina acaulis (rose de Jérico) indique la pluie et le beau temps.

Source : Statistiques des BduRh - 1824

On jetait dans la cendre chaude des gousses d’ail que les enfants mangeaient à déjeuner pour être préservés de la fièvre ; elles portaient aussi bonheur et garantissaient des sortilèges.

Source : Archive.org - Le Folk-lore de France - P Sebillot - T3 - 1906

Pour se prémunir des vers intestinaux (oxyures) chez les jeunes enfants, on leur faisaient porter pendant la nuit, un collier de gousses d'ail épluchées.

Leis vermes fan venir d'accidens eis enfans. Les vers donnent des convulsions aux enfants

RÉS, ou RÈST, du latin restis. Glane, botte, cordée, Tresse d'ail

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - T2 - 1785

CARLINA ACAULIS

ANGELIQUO

ANGELIQUE. Angelique, plante dont la racine est stomachique & cordiale. On en distingne quatre espèces.

1°. Angelica sativa , Tournefort , Angelique de Bohéme.

2°. Imperatoria pratensis major.

3°. Angelica sylvestris minor ſeu erratica.

4°. Imperatoria archangelica

NOTONS AUSSI :

ANETH,  Anet , plante qui ressemble au fenouil, mais dont l'odeur est moins agréable, sa semence est stomachique & carminative. Anethum hortensè.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ANGÉLIQUE

ANETH

CALAMAN

CALAMANT plante, Calamintha vulgaris officinarum. Il est stomachique , diurétique , & guérit la colique , donné en lavement. Du grec, bois.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

CALAMAN

ESPARGOULO

CAMBO-ROUSSO. A Marseille, pour faire passer les aphtes, on suspend sous le manteau de la cheminée un petit paquet de pariétaire.

Source : Archive.org - Le Folk-lore de France - P Sébillot - T3 - 1906

Pariétaire, plante qui croît le long des vieux murs, & que l'on emploie dans les lavements émolliens.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ESPARGOULO

PESSEGUI

PÊCHE. En Provence, à la fête de Saint Césaire on fait bénir des pêches dont les noyaux sont efficaces contre les fièvres, et que les femmes portent pour être préservées de tout malheur.

Par sa seule puissance le pêcher guérit les fièvres : A Marseille, après avoir attendu assez longtemps pour que la fièvre puisse être coupée sans danger, le malade doit s’endormir à l’ombre d’un pêcher, le dos appuyé au tronc ; deux ou trois heures suffisent ; le fiévreux se réveille guéri, mais le pêcher commence à jaunir, perd ses feuilles et finit bientôt par mourir. D’ailleurs le pêcher est l’arbre maudit des sorciers ; ceux-ci, paraît-il, ne peuvent guérir leurs malades qu’à la condition de porter leur malédiction sur lui....

Sources : Archive.org - Le Folk-lore en France - P Sébillot - T3 - 1906 / E. Rolland. Flore pop., t. V, p. 290.

FRÈSO

LA FRAISE : " Comme substance, dit M. J. Saint-Aman, les fraises constituent un des aliments médicamenteux les plus utiles : prises en grande quantité et pendant longtemps, elles ont souvent produit des révolutions favorables, inattendues, dans les maladies les plus graves et les plus tenaces.

Leur usage est aussi très salutaire contre la pierre, la goutte et pour apaiser les manies furieuses, et l’on trouve consigné dans les Annales de l'Académie de médecine, que des pierres extraites de la vessie se sont dissoutes par une longue macération dans le suc de fraise.

On extrait encore de ce fruit des eaux destillées d’une odeur aromatique qu’on emploie comme gargarisme et dont les dames se servent pour faire disparaitre les taches de rousseur.

" J’ai donc quelque raison de vouloir que l’usage de ce fruit hygiénique soit rendu abordable aux personnes médiocrement riches. Il est temps que j’arrive à la fin de cette étude. "

Source : Google - Statistiques de Marseille - T34 - Saurel - 1872

DEBRUISSAT

Enfants malades d'une forme de diarrhée (lienterie) & qui souffrent des douleurs violentes dans les reins, les épaules.... Les femmes prétendent que cette maladie vient de ce qu'on les a élevés en l'air en les prenant par les bras. Le remède qu'elles emploient consiste à prendre de la crapaudine ( boueno bruisso ) que l'on fait bouillir dans du vin : la décoction sert à frotter de bas en haut, l'échine de l'enfant malade ; on applique ensuite dessus, une chemise d'homme sale & bien chauffée.

Source : Dictionnaire Provençal -1785

CRAPAUDINE

TAPO-CUOU

GRATTE-CUL. Fruit de l'églantier, du kynorrodon.

On en fait une conserve astringeante. De là est venu son nom de tapo-cuou ; comme si l'on disait qu'elle arrête la diarrhée (*).

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

Tapo, tapoun. Bouchon

A noter.

SOUERBO, Sorbe , corme. Fruit (petite poire) qui est âpre quand il est vert, & qui devient astringent dans ſa maturité (contraction des muqueuses buccales). Il est cependant à remarquer que c'est une erreur de manger beaucoup de sorbes, dans la diarrhée; on augmente souvent le mal, au lieu de le guerir, ce fruit étant indigeste. Sorbus.

DESTIMBOURLAR Détraquer une machine, Détraqué, dérangé, détourné. On le dit aussi d'une personne qui a la diarrhée.

(*) CAGARELO, Diarrhée. Se dit aussi pour la Mercuriale. On la nomme ainsi parce qu'elle sert dans les lavements.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

 

 

ÉGLANTIER OU CYNORHODON

SORBES DE SORBIER

MAUGO

MAUVE. plante très commune dont on fait des fomentations (*), des lavements, &c...

(*) Application locale et externe d'une médication chaude à des fins thérapeutiques (maux de gorge....)

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ANGI

ANGE, Poisson de mer que les latins ont nommé Squatina , il est plat & cartilagineux. Le peuple mange ses oeufs contre la diarrhée.

Sa peau sert à polir le bois : l'on en fait aussi une espèce de savon pour la gale.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SQUATINA

SANTOLINO

SANTOLINE. Plante que l'on nomme auſſi garderobe, petit cyprès, aurone fémelle. Santolina. On la range parmi les fébrifuges (Calme la fièvre).

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

MATRICARI

MATRICAIRE Camomille, Plante antihistérique, antispasmodique et anti-inflammatoire. La matricaire soulage les spasmes gastriques, les ballonnements et les lenteurs digestives.

MARGARIDETTO, Pâquerette, plante qui croît dans les près & dans les lieux humides.

MARGARIDIER, Camomille ordinaire, plante amère très commune.

ARANGELIER, ARANGIER. Oranger, arbre qui porte les oranges. Aurantium vulgare. Ses feuilles en décoction s'administrent dans les maladies spasmodiques.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

RIFOUERT

RAIFORT, Rave des jardins. L'on dit aussi, Arifouert. En lat. raphanus.

Sa racine se mange crue , & elle est diurétique. Sa graine est émétique (qui fait vomir) ; elle peut servir dans un cas pressant, aux paysans qui manquent des émétiques minéraux.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ARMORACIA RUSTICANIA

MERCURIAU

MERCURIALE, plante qui entre dans les lavements émolliens (*). Mercurialis.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

(*) Substance qui relâche, détend, adoucit et amollit les tissus tant internes, qu'externes

Attention. Ne jamais utiliser le LACHOUSCLO, Tithymale , plante qui donne un lait corrosif. C'est un violent purgatif, qu'on ne doit pas employer.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

MERCURIALE

ALTHÉA, ALTHIA

GUIMAUVE. Plante dont la racine est beaucoup usitée dans les tisanes émollientes.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

FÉOUVE

FOUGÈRE. En latin filix. On compte deux espèces de fougères ; la mâle & la femelle. Sa racine en poudre tue le ver solitaire.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BOURTOULAIGO

POURPIER. Herbe potagère dont il y a deux espèces, la cultivée qui est grande & la sauvage qui a les feuilles petites. Cette plante se multiplie à l'infini par sa semence. Portulaca. On fait un eau de pourpier qui est la base des potions vermifuges.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : DIC. PROVENCAL / FRANCAIS - JT AVRIL - 1839

LAMPSANE

DIGITALO

DIGITALE, ou gands de Notre-Dame. Plante qui ne doit être employée qu'à l'extérieur sur les tumeurs scrophuleuses (*)

Digitalis. Son nom vient de ce que la fleur a quelque rapport à un dez à coudre.

(*) Infection chronique banale de la peau et des muqueuses (otites, rhinites, etc.) ou inflammation des ganglions et des articulations 

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

Voir en suivant : " Quand les Rois font des Miracles "

CIVADILHO

CÉVADILLE. Sorte de plante dont la semence renferme une huile caustique. On la nomme covadilhi, parce qu'elle ressemble à l'avoine, la civado. Cette semence, réduite en poudre, seule ou mêlée avec la staphisaigre, tue les poux. On la nomme poudre des Capucins.

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1785

CÉVADILLE

STAPHISAIGRE

ARJOOU

Orgeolet Bouton ou tumeur qui vient sur les paupières & qui ressemble à un grain d'orge, d'où vient son nom françois. Le provençal est peut-être une corruption de ce mot. Le peuple croit que ces boutons viennent aux yeux des personnes qui ont refusé quelque chose à une femme enceinte.

Orgeolet : orgelet

Source : Dictionnaire Provençal - Français - 1785

VÉSICATORIO

VÉSICATOIRE (1). Médicament à base de cantharide

CANTARIDO : Cantharide , sorte de mouche qui étant desséchée & appliquée sur la peau avec du vinaigre, produit des phlictènes(2), & attire les humeurs à la partie où on l'applique.

(1) Vésicatoire se dit d'un médicament vésicant, c'est-à-dire qu'il provoque la formation d'ampoules sur la peau.

(2) Une phlyctène désigne en langage médical une ampoule, une cloque...

Source : Google - Dictionnaire de la Provence - 1785

BUPESTRO : Bupreste , enfle-bœuf : Insecte que l'on a rangé parmi les cantharides, & que l'on croit faire enfler les bœufs qui l'avalent en broutant l'herbe.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BUPRESTE

CANTHARIDE

TOURNO-SOULÉO

HÉLIOTROPE.  Bu avec du vin ou appliqué sous forme de cataplasme, est le remède approprié contre les piqûres de scorpion

Herbo deis touaros. Herbe des chenilles

( Cuite dans de l’eau et bue, purge par le bas la bile et les flegmes... )

Source: Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

POUSSETO

Poudre de bois vermoulu, qu'on met ordinairement sur les coupures d'un jeune enfant.

Source : Dic. Provençal / Français - Garcin - 1823

NB. Terme ayant plusieurs significations en Provençe (Languedoc)

ESCOUIRE (S'). S'excorier. S'écorcher la peau. On le dit des enfans et des personnes, qui, ayant beaucoup d'embonpoint, s'écorchent dans le pli des membres ou de la chair. Les gens du peuple font usage de la vermoulure du bois, pour guérir les écorchures des petis enfans. Soun pichoun s'escouit : son nourrisson s'écorche.

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839

ESTOUPADO

Cataplasme. Sorte d'emplâtre fait avec des étoupes, pour être appliqué sur la partie meurtrie ou affligée.

Leis estoupados dejhouver soun bouenos per leis macaduros : les cataplasme de persil haché avec du sel, sont excellens pour les meurtrissures.

EMPLASTRE. Emplâtre. Morceau de linge où de peau sur lequel on a étendu du baume, de l’onguent, pour l’appliquer sur une partie malade ou affligée.

Source : Dictionnaire Provençal / Fsançais - J-T Avril - 1839

FORMACOT, FARMACO  Emplâtre résolutif que les femmes appliquent sur les mammelles lorsqu'elles y reçoivent quelque coup. C'est le triapharmacum (*) des formulaires.

(*) triapharmacum était composé de litharge (oxyde de plomb), de vinaigre et d'huile vieille ; comme tous les autres, il consolidait les plaies et arrêtait le sang.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

POOUTHIO. PAOUTILLO

Cataplasme de bouillie de pain (*). La pooutiho madureo leis boutouns apoustemis : la bouillie de pain amène les abcès à maturité.

(*) Mie du pain bouillie dans du lait, du vin, du suc des herbes , &c.. Du verbe Provençal espautir.

Source : Dic. Provençal / Français - Garcin - 1823

MIE DE PAIN TREMPÉE DANS DU LAIT CHAUD

SAUPIGNAQUO, SAUPIGNASTRO

JUSQUIAME, Herbe dont les Marseillais ſe servent en cataplasme dans les maux de gosier.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

La jusquiame est un poison

ESCUDET

EPITHÈME, Emplâtre que l'on applique sur le bas ventre, sur le creux de l'estomac. On nomme escudet une plante connue en français sous le nom de nombril de Vénus. Cotyledon. Elle croît dans les trous de murailles de pierres séches.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

" Lorsque nous étions malades ou enrhumés simplement, on nous appliquait l'Escudet (*) sur le ventre ou sur la poitrine , suivant le cas.

Ce remède de bonne femme consistait en un morceau de peau ou de toile enduit du suif coulant d'une chandelle allumée et saupoudré de fines épices .

Une pincée d'encens pulvérisé était ajoutée sur cet emplâtre

On pouvait dire de ce remède et de bien d'autres de ce genre, qu'ils étaient comme :

L 'Inguent de Meste Arnau Que fat ni ben ni mau

ou L ’Inguent de mitoun-mitaine.

L ’onguent de Maître Arnaud , Qui ne fait ni bien ni mal,

ou L 'onguent de miton-mitaine. "

(*) Boulet de 36 livres : Un escudet de trento-siei (un " emplâtre " de 36 ) Source : Google - Les Cris des Marseillais - R de la Colombière - 1868

NOMBRIL DE VÉNUS

BLANQUET

Terme d'Apothicaire.

Onguent que l'on nomme en françois, blanc-raisin, par corruption d'album rhasis.

C'est un grand dessicatif dont la céruse fait la base.

Onguent comprenant de la cire et de l'huile, utilisé pour cicatriser les brûlures.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1782

BOUGIO

BOUGIE. Cire employée de manière qu'elle sert à éclairer. Bougio de cirurgien, bougie que l'on introduit dans l'urethre, pour donner passage à l'urine, pour détruire les carnosités, &c.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BOLUS

BOL, Remède mou & un peu plus épais que le miel. On donne sous cette forme, des médicamens désagréables au goût ou qui s'attacheraient aux dents, si on les administrait sans cette précaution.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

NYMPHO

HÉRBO D'INFER, Nymphaea. Nènuphar, plante rafraichissante dont on fait un Sirop qui est légérement calmant. Les Femmes le nomment Syrop d'infer.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

RUBI

MARRUBE ( blanc ou noir ). Plante.

On a reconnu tout récemment qu'un cataplasme de marrube blanc est un très-bon remède pour les foulures de nerfs.

Traite les rhumes, les gorges irritées, la toux, les bronchites ; soulage la douleur ; stimule l'appétit, apaise les troubles digestifs, les gaz et les ballonnements ; calme les palpitations cardiaqueset les extrasystoles.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - J-T Avril - 1839

MARRUBE BLANC

RASQUO

Maladie de la teigne qui attaque les enfans & qui leur couvre la tête de croûtes plates & séches. On a l'habitude de guérir cette maladie en arrachant les cheveux par le secours d'un emplâtre de poix.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

Le premier antibiotique ne sera découvert qu'à la fin du XIXème siècle....

Angi : Maladie de la gale. Mot provençal signifiant "Ange". Nom usité pour désigner le " requin-ange " (Squatina), et duquel on extrayait les oeufs pour en faire du savon désinfectant....

VAPOUR

Vapeurs. Nom d'une maladie qui attaque principalement les femmes sédentaires qui habitent les villes.

MERO, MAIRE. Mèro d'uno villo. Le Maire d'une ville, le premier officier municipal. La mèro est aussi une maladie des femmes, connue en français sous le nom de vapeurs de mère ou de vapeurs hystériques.

ARQUEMI, Armoise, plante dont les femmes font une décoction, contre les vapeurs hystériques. On la nomme plus communément, arquemiso. . artemisia.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

MÈRO. MAOU DE LA MÈRO. Vapeur hystérique. Indisposition à laquelle les femmes sont sujettes, et qu'elles manifestent au dehors par des baillemens redoublés. Ave la mèro : avoir les vapeurs hystériques. Se sit aussi MAOU DE MASCLUN.

Source : Dic. Provençal / Français - J-T Avril - 1839

ARMOISE

EN ATTENDANT LES SECOURS.....

Des vertus premières de la moutarde....et autres...

Nous portons à la curiosité des lectrices & lecteurs, les mesures coercitives employées, dans l'attente des secours du docteur "miracle"...., si l'état du patient le permettait encore.....!

Source : Almanach Hachette - 1896 . Arch. part.

AUCUN DOUTE A AVOIR QUANT A LA CONCLUSION......

BAL(L)OTO

PILLULE. Grain de santé. Sorte de médecine sèche, divisée en petites parties rondes comme des pois. Prendre de ballotos : prendre des pillules

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839. 

PLANTES MÉDECINALES

Hèrbo deis barrugos. Verrucaire. Plante dont le latex était utilisé contre les verrues

Hèrbo deis gats. Cataire.Pour traiter l'insomnie, l'agitation, la toux, le mal de tête et les troubles gastriques d'origine nerveuse

Hèrbo deis ſumis. Grande Consoude. Possède des vertus dans le renouvellement des cellules de la peau et des muscles, participant activement à la guérison des fractures, entorses et autres élongations. La consoude est également très utile en dermatologie

Hèrbo deis nieros. Verge dorée. Affections rénales (infections telles que colibacillose, cystite ou néphrite, calculs rénaux, albuminurie, oligurie), surtout employée. Une des meilleures plantes pour fortifier le système rénal. Sert à soigner la diarrhée, les entérocolites et les entérites

Hèrbo deis masquos. Germandrée. Troubles digestifs, antiseptique, diurétique...

Hèrbo deis touaros. Héliotrope. Cuite dans de l’eau et bue, purge par le bas la bile et les flegmes

Hèrbo deis Judieous. Gaude.

Hèrbo deis rascas, ou enrabiado. Dentelaire. Racine employée sous des formes diverses contre les maux de dents et la gale. Baume cicatrisant à partir des feuilles de cette plante. Elle a également des propriétés digestives.

Hèrbo de santo Barbo. Barbarée. Feuilles utiles en topique sur les ulcères sordides, atoniques ou gangréneux. On les employait autrefois sur les plaies récentes,

Hèrbo de bouen home. Ormin. Plante stomachique

Hèrbo Daurado. Ceterac. Propriétés pectorales

Hèrbo doou pardoun. Medica Marina.

Hèrbo de cinq fuilhos. Quintefeuille. Soigne les problèmes de bouche

Hèrbo doou fugi. Hépatique.

Hèrbo de la pato. Tussillage. Plante pectorale

Hèrbo Coupiero. Percefeuille. Affecte la composition de la bile, effet cholérétique, affecte le foie et la vésicule biliaire

Hèrbo doou ſiegi, ou bouen Sèdi. Herbe du Siège. Pour les blessures

Hèrbo de millo fuilhos. Millefeuille. Propriétés antispasmodiques et antiseptiques,  effet progestatif, astringente, 

Hèrbo Battudo. Phlomis. Astringent et anti hémorroïde, antioxydant et anti-inflammatoire, stimulant et calmant

Hèrbo de N. Damo. Cynoglosse. Traitement des hémorroïdes, de la toux ainsi que la diarrhée.

Hèrbo de St. Jan, ou de l'holi rouge. Millepertuis. Propriétés anti-inflammatoires, antiseptiques, antidépressives, antivirales, apaisantes et cicatrisantes

Hèrbo de St. Christoou. Persicaire. Calculs urinaires, Coupure, Hématome, Plaie,

Hèrbo de St. Jaques. Jacobée. Emménagogue, sédative, hémostatique

Hèrbo de la Routo. Grande Lunaire. 

Hèrbo deis Esternuts. Pharmica.

Hèrbo de la Guèrro. Grande Piloselle. Fortifie la vue et à guérit les blessures

Hèrbo deis Fèbres. Centaurée. Fleurs contiennant des substances digestives et diurétiques

Hèrbo de la Ciero. Caillelait. Diurétique, cholérétique, traitement de la goutte et de l'épilepsie

Hèrbo.Crousado. Verveine, Douleurs gastriques Rhumatismes Névralgie,  Paludisme, Cellulites douloureuses, Préparation à l'accouchement Insuffisance lactée des nourrices, Migraines Usage externe, Contusions, entorses, plaies.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ASPHODÈLO

ASPHODÈLE. Plante qui a la fleur en lys, composée d'une seule pièce, découpée en six parties. Sa racine est nourrissante ; l'on peut en faire du pain dans le besoin.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : GOOGLE - REVUE DE MARSEILLE - MEYNIER - 1866

VAINCRE LES PESTES !

Méthode employée pour traiter les malades de la première Classe

" Pour peu qu'on fasse attention à la nature des accidens rapportés dans cette première classe, c'est-à-dire au pouls petit, inégal, concentré, aux frissons etteintes, cadavéreuses et à l'abattement général de toutes les forces, il sera très aisé de juger que nous n'avions pas d'autre parti à prendre que celui d'employer les cordiaux les plus actifs et les plus spiritueux, tels que sont la thériaque, le discordium, l'extrait de genièvre, le lilium, les confections d'hyacinthe, d'alkermès, des élixirs tirés des mixtes qui abondent le plus en sel volatil, les eaux thériacales, de genièvre, des carmes, les sels volatils de vipère, d'ammoniac, de corne de cerf, les baumes les plus spiritueux, en un mot tout ce qui est capable d'acimer, d'exciter,  de fortifier, augmentant, doublant et triplant même leur dose ordinaire, suivant que le cas était plus ou moins pressant.

Tous ces remèdes et autres de même nature étaient sans doute très-propres à ranimer et ressusciter, pour ainsi dire, les forces presqu'éteintes de ces pauvres malades ; cependant nous avons la douleur de les voir périr presque tous assez subitement...

Méthode employée pour traiter les malades de la deuxième Classe

Supposé que nous fussions appellés dès le commencement, et que le malade ne nous parut pas épuisé, nous donnions d'abord un remède propre à débarasser l'estomac, c'est-à-dire, un léger vomitif, tel qu'est l'ipécacuanha, ayant égard pour la dose à l'âge et au tempéramment, le faisant prendre dans un peu de bouillon ou d'eau commune ; rarement nous avons usé du tartre ou du vin émétique pour éviter de trop grandes irritations, excepté que nous n'eussions faire à des corps robustes et plétoriques, ou que quelque accident particulier parut le demander ; nous soutenions en outre I'action du remède par quantité d'eau tiède, de thé ou de décoction de chardon béni. L'effet de ce premier remède étant ordinairement suivi d'un plus grand abattement des forces, nous tâchions de fortifier par quelque léger cordial, surtout par la thériaque, et le diascordium, parce qu'ils sont propres à prévenir ou arrêter les superpurgations.

A ces deux remèdes succèdaient les médiocres et delàyans pour nétoyer sans irritation les boyaux des grosses matières qui pouvaient s'opposer à l'action des autres remèdes ou à leur libre passage dans les vaisseaux. Ces purgatifs étaient des tisannes laxatives faites avec le séné et le cristal minéral, ordonnées par verrées, les décoctions des tamarins ou les infusions des vulnéraires dans lesquelles on dissolvait la manne et le sel prunelle, les diluta-cassiae, les sirops de chicorées ayec la rhubarbe, auxquels succédaient encore les cordiaux et doux alexitères, par les raisons alléguées ci-dessus, c'est-à-dire, pour fortifier et arrêter les superpurgations qui auraient infailliblement causé quelques funestes abattemens ; et supposé que la thériaque et !e diascordium fussent insuffisans pour remplir cette dernière indication, nous ajoutions la terre sigillée, les coraux, le bol d'Arménie, que nous rendions encore plus efficaces en cas de nécessité, par le mélange de quelques gouttes de baume tranquille ou de laudanum liquide, ce qui nous a réussi dans plusieurs cas, non-seulement pour arrêter les évacuations immodérées, mais encore pour les insomnies, pour les délires frénétiques, pour les hémorragies et autres symptômes de cette espèce. La poudre solaire d'Hambourg, le kermès minéral et autres remèdes qui nous avaient été communiqués et fort recommandés, ont été aussi employés en qualité  d'émétique et de purgatifs, et ont rempli quequefois avec succès ces deux indications, observant même que dans certains cas ils ont fait suer et transpirer ; mais, comme nous l'avons déjà remarqué, ils nous ont toujours paru insuffisans pour opérer la guérison radicale d'un mal caractérisé par divers symptomes essentiels...

Nous avions donc recours à quelqu'un des cordiaux rapportés ci-dessus, surtout la thëriaque et au diascordium, auxquels ou ajoutait la poudre de vipère, l'antimoine diaphorétique, le safran oriental, le camphre, etc. soutenant l'effet de ces remèdes par la boisson réitérée du thé, les infusions des vulnéraires de Suisse, les eaux de scabieuse de chardon béni de genièvre, de diascordium, de rhue, d'angélique et autres recommandés pour pousser du centre à la circonférence, c'est-à-dire pour dépurer la masse des humeurs, par la voie de l'insensible transpiration sans trop émouvoir ; observant toujours que les malades ne fussent pas d'un tempéramment trop sec et trop ardent, ou qu'en poussant trop cette espèce de crise, ils ne tombassent dans quelqu'épuisement funeste. On remédiait aux grandes chaleurs, à l'alté ration ou soif ardente, par la boisson abondante et réitérée d'eau panée, de tisane d'orge, d'eau de riz, d'eau de poulet, dans lesquelles on faisait dissoudre le sel prunelle ou le nitre purifié, y mêlant par intervale quelques gouttes d'esprit de soufre ou de nitre dulcifié ou de vitriol, comme aussi les confections d' hyacinthe, d'alkermès, les sirops de limon,  d' œillet, ou quelqu'autre léger cordial, pour éviter la surcharge et le relàchement.

Tous ces remèdes employés à propos ou ménagés avec la prudence requise, suffisaient pour satisfaire aux diverses indications de cette seconde classe, pourvu que le terrible préjugé d'incurabilité, la consternation et le désespoir n'en suspendissent pas l'action... "

Source : Google - Pièces historiques sur la Peste de Marseille - 1720 / 1721 / 1722 - 1820