Gombert-story

Gombert-story

TRIACLO

Thériaque. Les femmes du peuple en font prendre à leurs nourrissons pour les endormir.

Si douerme pas douna-li de triaclo : s'il ne dort pas donnez-lui de la thériaque. (*)

Source : Archive.org - Dictionnaire Provençal - J-T Avril - 1839

Composée d'après la légende au 1er siècle, la thériaque, dérivée du mithridate, était considérée comme un antidote universel.

Elle était supposée traiter n'importe quel empoisonnement.

Très rapidement elle devint le remède à tous les maux, quelle que soit son utilisation. C'est un mélange constitué de cinquante à soixante composants

Pour la Thériaque d'Andromaque modifiée, il est nécessaire de sélectionner, par ordre :

Racines : Iris de Florence, Pentaphyllum, Gingembre, Costus arabicus, Rhaponticus (rhubarbe), Gentiane, Acorus verus, Meum Athamanticum (fenouil des Alpes), Valériane, Aristolochia, Asarum, Fraxinella, Scilla, Agaric.

Écorces : Canelle, Cassia lignea.

Bois : Calamus, Aspalathus, Xylobalsamum.

Feuilles & herbes : Malabathrum, Chamaedris (germandrée), Scordium, Dictamnus, Majorana, Calamintha, Marrubium, Marum, Chamaepithys.

Fleurs : Crocus, Staechas, Schaenanthum, Polium, Hypericum, Centaurium, Rosa purpurea, Nardus.

Semences : Orobus, Napus, petroselinum, Ammi, Anisum, Thlaspi, Foeniculum, Daucus, Seseli, Cardamomum.

Fruits : Piper orientale (poivre long), Piper nigrum (poivre noir), Amomum, Carpobalsamum.

Sucs liquides : Opobalsamum, Therebinthina, Vinum (vin cuit), Mel (miel).

Sucs condensés : Opium, Hyposistis, Sucus acacia, Sucus liquiritia (réglisse).

Gommes : Gomme arabique, Styrax, Sagapenum, Opopanax, Galbanum, Bitumen (bitume de Judée), Myrrha (myrrhe), Thus (encens), Resina lentiscina (mastic).

Terres : Terra lemnia (terre séellée).

Minéraux : Chalsitis vera (vitriol calciné).

Animaux : Castors (bourses proches des testicules), Vipera (hors tête et bout de queue sèchées)

Source : Archive.org - Nouveau Traité de la Thériaque - A Trévoux - 1708

L'utilisation de la thériaque se fit jusqu'au 19e siècle...

(*) Normalement on doit s'endormir....

TRIACLO, Corruption de thériaquo. Thériaqua, électuaire cordial qui est composé de plusieurs stomachiques. Du latin theriaca.

Source : Google - Dic. Provençal - Achard - 1785

SOURCE : ARCHIVE;ORG

MITHRIDAT(E)....OU THÉRIAQUE "ALLÉGÉE" !.....

MlTHRIDATE. Mithridat , Metredat.

On ne dit plus aujourd’hui que Mithridat. L'Académie, dit Mithridat "

Antidote ou composition qui sert de remède comme opium, vipères, seilles, agaric (champignon), stincs, etc.

Voyez-en la composition dans Charras et dans les Dispensaires.

Mathiole dit que le mitridate sert autant contre les poisons que la thériaque, quoique sa composition soit plus aisée à faire.

Prendre du mithridate.

Ce nom vient de Mithridate, Roi de Pont, qui avait tellement fortifié son corps contre les poisons par des antidotes et préservatifs, qu’il ne put s’empoisonner, quand il se voulut faire mourir. On en trouva la recette dans les coffres de Mithridate, écrite de sa main , et elle fut portée à Rome par Pompée. Longtemps après, elle fut mise en vers par Damocrates, fameux Médecin , et depuis, transcrite par Galien en son " second livre des Antidotes ".

On appelle "vendeurs de mithridate", les charlatans et saltimbanques, qui vendent des drogues et des remèdes sur les théâtres, et figurément ceux qui parlent promettent beaucoup, et qui ne tiennent rien...

Source : Google - Dictionnaire universel - A Furetière - 1727

Benjouin. Alexitère. Substence résineuse qui prévient l'effet des poisons et des venins. Nom donné au XVIème siècle à un remède issu de la décoction de racine d'impératoire.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : ARCHIVE.ORG

IMPÉRATOIRE

ALEXITÈRE

REMÈDE qui prévient l'effet des poisons et des venins.

Nom donné au XVIème siècle à un remède issu de la décoction de racine d'impératoire.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

 

VERTUS OCCULTES DES PLANTES

Les plantes cueillies la nuit de Saint Jean, au clair de lune, ont des vertus curatives plus efficaces ; elles ont aussi des vertus magiques.

La fleur de carlina acaulis (rose de Jérico) indique la pluie et le beau temps.

Source : Statistiques des BduRh - 1824

On jetait dans la cendre chaude des gousses d’ail que les enfants mangeaient à déjeuner pour être préservés de la fièvre ; elles portaient aussi bonheur et garantissaient des sortilèges.

Source : Archive.org - Le Folk-lore de France - P Sebillot - T3 - 1906

Pour se prémunir des vers intestinaux (oxyures) chez les jeunes enfants, on leur faisaient porter pendant la nuit, un collier de gousses d'ail épluchées.

RÉS, ou RÈST, du latin restis. Glane, botte, cordée, Tresse d'ail

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - T2 - 1785

CARLINA ACAULIS

ESPARGOULO

CAMBO-ROUSSO. A Marseille, pour faire passer les aphtes, on suspend sous le manteau de la cheminée un petit paquet de pariétaire.

Source : Archive.org - Le Folk-lore de France - P Sébillot - T3 - 1906

Pariétaire, plante qui croît le long des vieux murs, & que l'on emploie dans les lavements émolliens.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ESPARGOULO

PESSEGUI

PÊCHE. En Provence, à la fête de Saint Césaire on fait bénir des pêches dont les noyaux sont efficaces contre les fièvres, et que les femmes portent pour être préservées de tout malheur.

Par sa seule puissance le pêcher guérit les fièvres : A Marseille, après avoir attendu assez longtemps pour que la fièvre puisse être coupée sans danger, le malade doit s’endormir à l’ombre d’un pêcher, le dos appuyé au tronc ; deux ou trois heures suffisent ; le fiévreux se réveille guéri, mais le pêcher commence à jaunir, perd ses feuilles et finit bientôt par mourir. D’ailleurs le pêcher est l’arbre maudit des sorciers ; ceux-ci, paraît-il, ne peuvent guérir leurs malades qu’à la condition de porter leur malédiction sur lui....

Sources : Archive.org - Le Folk-lore en France - P Sébillot - T3 - 1906 / E. Rolland. Flore pop., t. V, p. 290.

DEBRUISSAT

Enfants malades d'une forme de diarrhée (lienterie) & qui souffrent des douleurs violentes dans les reins, les épaules.... Les femmes prétendent que cette maladie vient de ce qu'on les a élevés en l'air en les prenant par les bras. Le remède qu'elles emploient consiste à prendre de la crapaudine ( boueno bruisso ) que l'on fait bouillir dans du vin : la décoction sert à frotter de bas en haut, l'échine de l'enfant malade ; on applique ensuite dessus, une chemise d'homme sale & bien chauffée.

Source : Dictionnaire Provençal -1785

CRAPAUDINE

TAPO-CUOU

GRATTE-CUL. Fruit de l'églantier, du kynorrodon.

On en fait une conserve astringeante. De là est venu son nom de tapo-cuou ; comme si l'on disait qu'elle arrête la diarrhée.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

Tapo, tapoun. Bouchon

A noter.

SOUERBO, Sorbe , corme. Fruit (petite poire) qui est âpre quand il est vert, & qui devient astringent dans ſa maturité (contraction des muqueuses buccales). Il est cependant à remarquer que c'est une erreur de manger beaucoup de sorbes, dans la diarrhée; on augmente souvent le mal, au lieu de le guerir, ce fruit étant indigeste. Sorbus.

DESTIMBOURLAR Détraquer une machine, Détraqué, dérangé, détourné. On le dit aussi d'une personne qui a la diarrhée.

 

 

ÉGLANTIER OU CYNORHODON

SORBES DE SORBIER

MAUGO

MAUVE. plante très commune dont on fait des fomentations (*), des lavements, &c...

(*) Application locale et externe d'une médication chaude à des fins thérapeutiques (maux de gorge....)

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SANTOLINO

SANTOLINE. Plante que l'on nomme auſſi garderobe, petit cyprès, aurone fémelle. Santolina. On la range parmi les fébrifuges (Calme la fièvre).

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

MATRICARI

MATRICAIRE Camomille, Plante antihistérique, antispasmodique et anti-inflammatoire. La matricaire soulage les spasmes gastriques, les ballonnements et les lenteurs digestives.

MARGARIDETTO, Pâquerette, plante qui croît dans les près & dans les lieux humides.

MARGARIDIER, Camomille ordinaire, plante amère très commune.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

RIFOUERT

RAIFORT, Rave des jardins. L'on dit aussi, Arifouert. En lat. raphanus.

Sa racine se mange crue , & elle est diurétique. Sa graine est émétique (qui fait vomir) ; elle peut servir dans un cas pressant, aux paysans qui manquent des émétiques minéraux.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

ARMORACIA RUSTICANIA

MERCURIAU

MERCURIALE, plante qui entre dans les lavements émolliens (*). Mercurialis.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

(*) Substance qui relâche, détend, adoucit et amollit les tissus tant internes, qu'externes

Attention. Ne jamais utiliser le LACHOUSCLO, Tithymale , plante qui donne un lait corrosif. C'est un violent purgatif, qu'on ne doit pas employer.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

MERCURIALE

FÉOUVE

FOUGÈRE. En latin filix. On compte deux espèces de fougère ; la mâle & la femelle. Sa racine en poudre tue le ver solitaire.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BOURTOULAIGO

POURPIER. Herbe potagère dont il y a deux espèces, la cultivée qui est grande & la sauvage qui a les feuilles petites. Cette plante se multiplie à l'infini par sa semence. Portulaca. On fait un eau de pourpier qui est la base des potions vermifuges.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

SOURCE : DIC. PROVENCAL / FRANCAIS - JT AVRIL - 1839

LAMPSANE

DIGITALO

DIGITALE, ou gands de Notre-Dame. Plante qui ne doit être employée qu'à l'extérieur sur les tumeurs scrophuleuses (*)

Digitalis. Son nom vient de ce que la fleur a quelque rapport à un dez à coudre.

(*) Infection chronique banale de la peau et des muqueuses (otites, rhinites, etc.) ou inflammation des ganglions et des articulations 

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

CIVADILHO

CÉVADILLE. Sorte de plante dont la semence renferme une huile caustique. On la nomme covadilhi, parce qu'elle ressemble à l'avoine, la civado. Cette semence, réduite en poudre, seule ou mêlée avec la staphisaigre, tue les poux. On la nomme poudre des Capucins.

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1785

CÉVADILLE

STAPHISAIGRE

ARJOOU

Orgeolet Bouton ou tumeur qui vient sur les paupières & qui ressemble à un grain d'orge, d'où vient son nom françois. Le provençal est peut-être une corruption de ce mot. Le peuple croit que ces boutons viennent aux yeux des personnes qui ont refusé quelque chose à une femme enceinte.

Orgeolet : orgelet

Source : Dictionnaire Provençal - Français - 1785

VÉSICATORIO

VÉSICATOIRE (1). Médicament à base de cantharide

CANTARIDO : Cantharide , sorte de mouche qui étant desséchée & appliquée sur la peau avec du vinaigre, produit des phlictènes(2), & attire les humeurs à la partie où on l'applique.

(1) Vésicatoire se dit d'un médicament vésicant, c'est-à-dire qu'il provoque la formation d'ampoules sur la peau.

(2) Une phlyctène désigne en langage médical une ampoule, une cloque...

Source : Google - Dictionnaire de la Provence - 1785

BUPESTRO : Bupreste , enfle-bœuf : Insecte que l'on a rangé parmi les cantharides, & que l'on croit faire enfler les bœufs qui l'avalent en broutant l'herbe.

Source : Google - Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BUPRESTE

CANTHARIDE

POUSSETO

Poudre de bois vermoulu, qu'on met ordinairement sur les coupures d'un jeune enfant.

Source : Dic. Provençal / Français - Garcin - 1823

NB. Terme ayant plusieurs significations en Provençe (Languedoc)

ESCOUIRE (S'). S'excorier. S'écorcher la peau. On le dit des enfans et des personnes, qui, ayant beaucoup d'embonpoint, s'écorchent dans le pli des membres ou de la chair. Les gens du peuple font usage de la vermoulure du bois, pour guérir les écorchures des petis enfans. Soun pichoun s'escouit : son nourrisson s'écorche.

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839

ESTOUPADO

Cataplasme. Sorte d'emplâtre fait avec des étoupes, pour être appliqué sur la partie meurtrie ou affligée.

Leis estoupados dejhouver soun bouenos per leis macaduros : les cataplasme de persil haché avec du sel, sont excellens pour les meurtrissures.

EMPLASTRE. Emplâtre. Morceau de linge où de peau sur lequel on a étendu du baume, de l’onguent, pour l’appliquer sur une partie malade ou affligée.

Source : Dictionnaire Provençal / Fsançais - J-T Avril - 1839

FORMACOT, FARMACO  Emplâtre résolutif que les femmes appliquent sur les mammelles lorsqu'elles y reçoivent quelque coup. C'est le triapharmacum (*) des formulaires.

(*) triapharmacum était composé de litharge (oxyde de plomb), de vinaigre et d'huile vieille ; comme tous les autres, il consolidait les plaies et arrêtait le sang.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

POOUTHIO. PAOUTILLO

Cataplasme de bouillie de pain (*). La pooutiho madureo leis boutouns apoustemis : la bouillie de pain amène les abcès à maturité.

(*) Mie du pain bouillie dans du lait, du vin, du suc des herbes , &c.. Du verbe Provençal espautir.

Source : Dic. Provençal / Français - Garcin - 1823

MIE DE PAIN TREMPÉE DANS DU LAIT CHAUD

SAUPIGNAQUO, SAUPIGNASTRO

JUSQUIAME, Herbe dont les Marſeillois ſe ſervent en cataplaſme dans les maux de gosier.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

La jusquiame est un poison

ESCUDET

EPITHÈME, Emplâtre que l'on applique sur le bas ventre, sur le creux de l'estomac. On nomme escudet une plante connue en français sous le nom de nombril de Vénus. Cotyledon. Elle croît dans les trous de murailles de pierres séches.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

NOMBRIL DE VÉNUS

BOUGIO

BOUGIE. Cire employée de manière qu'elle sert à éclairer. Bougio de cirurgien, bougie que l'on introduit dans l'urethre, pour donner passage à l'urine, pour détruire les carnosités, &c.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

BOLUS

BOL, Remède mou & un peu plus épais que le miel. On donne sous cette forme, des médicamens désagréables au goût ou qui s'attacheraient aux dents, si on les administrait sans cette précaution.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

NYMPHO

HÉRBO D'INFER, Nymphaea. Nènuphar, plante rafraichissante dont on fait un Sirop qui est légérement calmant. Les Femmes le nomment Syrop d'infer.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785

RASQUO

Maladie de la teigne qui attaque les enfans & qui leur couvre la tête de croûtes plates & séches. On a l'habitude de guérir cette maladie en arrachant les cheveux par le secours d'un emplâtre de poix.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

Le premier antibiotique ne sera découvert qu'à la fin du XIXème siècle....

Angi : Maladie de la gale. Mot provençal signifiant "Ange". Nom usité pour désigner le " requin-ange " (Squatina), et duquel on extrayait les oeufs pour en faire du savon désinfectant....

VAPOUR

Vapeurs. Nom d'une maladie qui attaque principalement les femmes sédentaires qui habitent les villes.

Source : Dictionnaire Provençal - 1785

EN ATTENDANT LES SECOURS.....

Des vertus premières de la moutarde....et autres...

Nous portons à la curiosité des lectrices & lecteurs, les mesures coercitives employées, dans l'attente des secours du docteur "miracle"...., si l'état du patient le permettait encore.....!

Source : Almanach Hachette - 1896 . Arch. part.

AUCUN DOUTE A AVOIR QUANT A LA CONCLUSION......

BALLOTO

PILLULE. Grain de santé. Sorte de médecine sèche, divisée en petites parties rondes comme des pois. Prendre de ballotos : prendre des pillules

Source : Dic. Provençal / Français - JT Avril - 1839. 

PLANTES MÉDECINALES

Hèrbo deis barrugos. Verrucaire. Plante dont le latex était utilisé contre les verrues

Hèrbo deis gats. Cataire.Pour traiter l'insomnie, l'agitation, la toux, le mal de tête et les troubles gastriques d'origine nerveuse

Hèrbo deis ſumis. Grande Consoude. Possède des vertus dans le renouvellement des cellules de la peau et des muscles, participant activement à la guérison des fractures, entorses et autres élongations. La consoude est également très utile en dermatologie

Hèrbo deis nieros. Verge dorée. Affections rénales (infections telles que colibacillose, cystite ou néphrite, calculs rénaux, albuminurie, oligurie), surtout employée. Une des meilleures plantes pour fortifier le système rénal. Sert à soigner la diarrhée, les entérocolites et les entérites

Hèrbo deis masquos. Germandrée. Troubles digestifs, antiseptique, diurétique...

Hèrbo deis touaros. Héliotrope. Cuite dans de l’eau et bue, purge par le bas la bile et les flegmes

Hèrbo deis Judieous. Gaude.

Hèrbo deis rascas, ou enrabiado. Dentelaire. Racine employée sous des formes diverses contre les maux de dents et la gale. Baume cicatrisant à partir des feuilles de cette plante. Elle a également des propriétés digestives.

Hèrbo de santo Barbo. Barbarée. Feuilles utiles en topique sur les ulcères sordides, atoniques ou gangréneux. On les employait autrefois sur les plaies récentes,

Hèrbo de bouen home. Ormin. Plante est stomachique

Hèrbo Daurado. Ceterac. Propriétés pectorales

Hèrbo doou pardoun. Medica Marina.

Hèrbo de cinq fuilhos. Quintefeuille. Soigne les problèmes de bouche

Hèrbo doou fugi. Hépatique.

Hèrbo de la pato. Tussillage. Plante pectorale

Hèrbo Coupiero. Percefeuille. Affecte la composition de la bile, effet cholérétique, affecte le foie et la vésicule biliaire

Hèrbo doou ſiegi, ou bouen Sèdi. Herbe du Siège. Pour les blessures

Hèrbo de millo fuilhos. Millefeuille. Propriétés antispasmodiques et antiseptiques,  effet progestatif, astringente, 

Hèrbo Battudo. Phlomis. Astringent et anti hémorroïde, antioxydant et anti-inflammatoire, stimulant et calmant

Hèrbo de N. Damo. Cynoglosse. Traitement des hémorroïdes, de la toux ainsi que la diarrhée.

Hèrbo de St. Jan, ou de l'holi rouge. Millepertuis. Propriétés anti-inflammatoires, antiseptiques, antidépressives, antivirales, apaisantes et cicatrisantes

Hèrbo de St. Christoou. Persicaire. Calculs urinaires, Coupure, Hématome, Plaie,

Hèrbo de St. Jaques. Jacobée. Emménagogue, sédative, hémostatique

Hèrbo de la Routo. Grande Lunaire. 

Hèrbo deis Esternuts. Pharmica.

Hèrbo de la Guèrro. Grande Piloselle. Fortifie la vue et à guérit les blessures

Hèrbo deis Fèbres. Centaurée. Fleurs contiennant des substances digestives et diurétiques

Hèrbo de la Ciero. Caillelait. Diurétique, cholérétique, traitement de la goutte et de l'épilepsie

Hèrbo.Crousado. Verveine, Douleurs gastriques Rhumatismes Névralgie,  Paludisme, Cellulites douloureuses, Préparation à l'accouchement Insuffisance lactée des nourrices, Migraines Usage externe, Contusions, entorses, plaies.

Source : Dic. Provençal / Français - Achard - 1785