Gombert-story

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PRINCIPES DE BASE DU JUBÉ

D'origine, le jubé se situait entre la Nef et le Choeur. Il servait aux prêches.

" Au delà de la chaire, s'éleva longtemps, comme un complément nécessaire, l'ambon ou jubé, galerie plus ou moins vaste, élevée au-dessus d'une arcade laissant communication entre la nef et le chœur : c'est là que se chantaient solennellement l'épître et l'évangile. De là aussi s'adressaient au peuple les enseignements de la prédication depuis l'époque antérieure au onzième siècle, où la foule commença à choisir ses places à l'église, souvent sans distinction des sexes dans les deux collatéraux ; car c'est vers ce temps que se multiplièrent les églises à trois nefs : pour celles-ci, l'ambon avait été placé, comme à Saint-Clément de Rome, où il l'est encore, à droite et à gauche du chœur ; on observait donc la coutume normale d'annoncer l'évangile du côté nord, et l'épître, avec les leçons des Apôtres, vers le sud, comme nous continuons de le pratiquer. "

Le jubé de l'église est situé au dessus de l'entrée.

A noter. Le jubé est traditionnellement d'origine le lieu de prêche de l'evêque. Il était situé entre la Nef et le Choeur.

Pour une église à une seule Nef, le jubé n'avait qu'un seul coté de prêche.

" Pour les églises avec deux autres nefs de transept, ou collatérales ; l'ambon avait été placé, comme à Saint-Clément de Rome, où il l'est encore, à droite et à gauche du chœur ; on observait donc la coutume normale d'annoncer l'évangile du côté nord (*), et l'épître, avec les leçons des Apôtres, vers le sud (**)"

Source : BnF - Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme - Tome 3 - Abbé Auber - 1871.

(*) A gauche (**) A droite

L'église de Château Gombert ne possède pas à vrai dire de jubé, mais d'un balcon sur lequel peut s'installer une chorale autour de l'orgue.

Marcel Pagnol y installe les édiles du village des " Bastides Blanches " dans l'un de ses films : Jean de Florette de 1952

NEF CENTRALE DEPUIS LE CHOEUR

SOURCE : GOOGLE - Dic. Des BduRh - T2 - SAUREL - 1878 - FAIRE DU PROVISOIRE QUI DURE..

ORGUE

" Un meuble, après cette longue énumération, semble cependant nous manquer encore, non qu'il soit indispensable, mais parce qu'il est le complément de tout le reste, et qu'outre son emploi, qui va directement au culte, il a pour but secondaire d'embellir aussi une des parties les plus apparentes de la basilique. Est-ce donc au fond du sanctuaire, ou sous la rose occidentale, ou dans l'un des bras du transsept, qu'il faut établir le grand et mélodieux instrument qui prête toutes ses voix à nos fêtes, et s'y fait l'organe éloquent de nos prières et de nos joies?

Point de règles à cet égard, sinon celle de la perspective et de l'acoustique, lesquelles sont donc subordonnées au local autant qu'aux formes plus ou moins artistiques du grand buffet et du positif. Ce qui nous importe surtout, c'est l'ornementation que l'orgue doit recevoir. En y évitant la peinture polychrome, qui accuserait la pauvreté de la construction, et en lui donnant un bois solide, comme le chêne, et paré de sa seule teinte naturelle, on fait acte de bon goût; et l'on n'a plus qu'à augmenter l'effet par la sculpture, qui peut y distribuer les nombreux symboles de la musique sacrée, les concerts d'esprits bienheureux, les histoires de l'Ancien Testament qui se rapportent à la musique.

Une condition essentielle est de conformer l'architecture de ce bel instrument à celle du vaisseau qui le reçoit, par sa forme générale, par ses moulures, ses divisions, ses amortissements; en un mot, il se pliera, pour accomplir une grande et pleine unité avec le style des voûtes, des piliers et des chapiteaux, avec celui des stalles, de la chaire et des autres meubles dont le bois est la matière obligée."

Source : BnF - Histoire et théorie du symbolisme religieux avant et depuis le christianisme - Tome 3 - Abbé Auber - 1871.

 

AU DESSUS DE L'ENTRÉE. JUBÉ ET ORGUE QUATRE OCTAVES. SAINT LOUIS & SAINTE JEANNE D'ARC