Gombert-story

Gombert-story

Cette rubrique est destinée à faire découvrir les petits détails qui font l'intérêt de quelques statues, sculptures, et mobiliers divers...

SAINT ÉLOI ( ÉLIGIUS : MOT LATIN QUI SIGNIFIE CHOISIR )

CURIOSITÉ : St JOSEPH AVEC LE BÂTON ET LE LYS FLEURI (D'ORIGINE, LE BÂTON N'ÉTAIT PAS MUNI DE FLEUR ÉCLOSE)

SAINT JOSEPH ET SON BÂTON QUI AVAIT FLEURI POUR MARIE

HAGIOGRAPHIE DE SAINT JOSEPH

BAGUETTE & LYS

Saint Joseph, père nourricier de Notre-Seigneur.

Ce n'est pas seulement un lys qu'on lui fait porter, comme expression de sa virginité, c'est souvent une baguette ou un bâton qui se termine en bouquet de lys.

Ceci fait allusion au récit des évangiles apocryphes qui veulent que le choix de saint Joseph pour devenir époux de Marie ait été déterminé par un prodige semblable à celui qui établit l'élection d'Aaron pour le souverain pontificat des Juifs, lorsque sa baguette fleurit (Num. xvn, 1-10 ) exclusivement à toutes les autres.

Source : Google – Caractéristiques des Saints dans l’Art Populaire – T2 - Père Ch Cahier - 1867

Dans la composion ci-dessus, saint Joseph lient le bâton fleuri dont parlent les légendaires.

Jean Molanus, de l'Historia imaginum sacrarum, in-4°, page 88, examine jusqu'à quel point ce récit est exact et son origine.

Molanus peut avoir raison au point de vue de la critique historique ; mais ici on ne gagne rien à la discussion, quelque forte qu'elle soit. La gracieuse légende remporte sur la rigide et sèche critique. Rien n'offense la raison, et si toutes les inventions étaient de ce genre, mieux vaudrait la légende que l'histoire.

On pense que ce bâton fleuri doit être un symbole de la virginité de l'époux de la vierge Marie. Rien donc ici de choquant pour la raison; bien loin de là. Molanus recherche ainsi à quelle époque saint Joseph a pu mourir, et s'il est présumable qu'il était déjà mort à l'époque des noces de Cana.

Il paraîtrait que la branche de lys a remplacé assez généralement le bâton fleuri de la légende vers le XVIème siècle, où l'attribut primitif semble disparaître, n'étant plus compris des artistes.

Source : Encyclopédie Théologique - T45 - Abbé Migné - 1850 / Dic. D'Iconographie

A noter : 

Le lys fait partie des symboles présents dans l'iconographie des Saint(e)s

Ange Gabriel,

Lors de l'Annonciation. On notera que certains "Critiques d'ART" font observer (sans preuve directe) que certaines productions du Moyen Âge ne représentaient PAS les anthères (*)dans le lys. C'est pousser un peu loin le "détail" pour affirmer son immense "savoir"....

(*) Cette partie de l'étamine où se forment les grains de pollen, était " volontairement occultée" afin d'indiquer l'absence d'élément(s) reproducteur(s) dans le Miracle Divin.

On retrouve le lys :

Saint Joachim et sainte Anne, Saint Norbert, Saint Lauréanus, Saint Vital, Saint Julien et sainte Basilisse, Saint Dominique, Saint Pelage de Cordoue, Saint Chrysanthe et Sainte Daria, Saint Elzéar de Sabran et Sainte Delphine, Saint Nicolas de Tolentino, ...

Quantité de saints et quelques saintes portent également le lys, pour avoir conservé leur virginité jusqu'à la mort. Tels sont saint François d'Assise, saint Antoine de Padoue, saint Thomas d'Aquin, saint Jean de Dieu, saint Jean de la Croix, saint Diègue, saint Pierre de vérone, saint Antonin de Florence, saint François Xavier,  etc....

LE BANC D'OEUVRE

" Vis-à-vis la chaire ", on s'est évertué fort souvent à dresser un autre genre de meuble utile, nécessaire même dans les grandes églises : c'est le banc d'œuvre dans lequel il est bon que le clergé ait sa place distincte pendant les sermons. Mais, comme la chaire doit s'isoler des piliers pour n'en pas interrompre la majestueuse harmonie, en coupant brusquement les lignes architecturales qui s'y suspendent dans toute leur belle pureté, le banc d'œuvre aussi doit rester presque inaperçu dans le vaisseau, ne s'élevant donc qu'à une hauteur inoffensive aux détails qui l'entourent, et tout dépourvu de ces hauts dossiers qui restreignent le rayon visuel, et cachent tous les objets d'art que l'œil rencontre avec tant de bonheur dans l'étendue calculée de l'enceinte sacrée."

Source : BnF - Histoire du Symbolisme Religieux - T3 - Abbé Auber - 1871

LE BANC D'OEUVRE, FACE A LA CHAIRE

SAINT MATHIEU CHERCHANT L'INSPIRATION POUR L'ÉVANGILE (DÉTAIL DU VITRAIL)

CONFESSIONNAL

" Jusqu'au quatorzième et quinzième siècle, on le voit consister en une simple escabelle qui sert de siège au prêtre ; le pénitent est à genoux à côté delui, et si c'est une pénitente qui se confesse, un simple voile les sépare : ainsi est représentée l'administration du sacrement en de nombreuses miniatures des Livres d'heures et des Sacramentaires du moyen âge."

" Le concile de Milan de 1565 exigea une grille entre les deux personnes : c'était indiquer le meuble."

CONFESSIONNAL DE SAINT LAZARE A SAINT VICTOR " On y voyait également , séparé en deux parties par une colonne taillée dans le roc et surmontée d’une tête sculptée et d’une houlette pastorale, l’antique siège de pierre auquel le peuple a donné, par altération du mot le nom de Confessionnal de saint Lazare. Ce siège subsiste encore, comme une épave échappée à maintes tempêtes." Source : LES GRANDS SANCTUAIRES - R-P Rouvier - 1899

SAINT ROCH

Né à Montpellier sur la fin du XIIIème siècle, il abandonna de grands biens pour aller visiter à Rome les tombeaux des apôtres. Il mendiait son pain en voyage et trouva sur sa route diverses villes ravagées par la peste. Se mettant au service des malades, plus d'une fois il les guérit au moyen du signe de la croix. Acquapendente, Césène, Rome le virent s'exposer ainsi à la mort et rendre la santé aux pestiférés. Mais à Plaisance il fut atteint lui-même du mal contagieux, et une plaie qui lui survint à la cuisse (*)  lui arrachait des cris aigus. Pour ne pas être importun aux autres, il se traîna vers un bois voisin ; s' abritant sous une pauvre cabane où il comptait mourir inconnu. Dieu l'y guérit sans autre remède que l'eau d'une source voisine ; et en même temps le Ciel pourvut à sa subsistance, de la façon que voici. Non loin de ce bois s'élevait un château habité par un riche seigneur de Plaisance, qui s'y était retiré pour échapper à la contagion. Un jour qu'il se mettait à table, l'un de ses chiens de chasse saisit un pain qu'il emporta sur-le-champ à toutes jambes. Ce larcin empressé parut étrange quand il se fut renouvelé plusieurs fois, et l'on fit suivre l'animal pour voir où il portait son butin. On trouva qu'il venait déposer cette nourriture aux pieds du malade isolé dans la forêt, lui faisant mille caresses, comme s'il eût été heureux de lui rendre ce bon office journalier. Le seigneur (que l'on appelle Gothard) voulut voir ce solitaire, et se trouva si bien d'avoir connu saint Roch, qu'il se mit à vivre chrétiennement, ce dont il avait grand besoin. Il abandonna même ses richesses et mourut en odeur de sainteté. Saint Roch guéri, reprit le cours de ses voyages, de ses services charitables et de ses miracles ; et vint mourir méconnu dans sa patrie.

L'honneur qu'on lui rendit au concile de Constance en 1414, pour écarter la peste, peut faire supposer qu'il était connu comme intercesseur contre les contagions. Mais cette solennité dut contribuer beaucoup à répandre son culte au loin. Dans le fait, il a presque effacé depuis lors l'ancienne réputation de saint Sebastien, de saint Adrien et de quelques autres qui étaient jadis invoqués dans les épidémies.

C'est pourquoi plusieurs villes languedociennes et aragonaises (y compris la Catalogne et le royaume de Valence) avaient nombre de maisons marquées des lettres V. S. R. ( Vive saint Roch ! ou Viva san Roque .' ), comme garantie contre la peste. 

(*) C'était un bubon que les iconographes ne pouvaient montrer sur les parties génitales ; endroit où la Peste apparait d'origine. Le malade ne pouvait plus se mouvoir...

 

SAINT ROCH - CHAPELLE DU SANCTUAIRE DANS LE CHOEUR

SAINT ROCH. AU DESSUS DE L'ENTRÉE DE L'INTENDANCE SANITAIRE, SUR LE VIEUX PORT, AVANT LE FORT SAINT JEAN